The Fort Worth Press - Gazoducs Nord Stream: explosions sous-marines précédant les fuites, soupçons de sabotage

USD -
AED 3.6725
AFN 64.999454
ALL 81.216919
AMD 362.051328
ANG 1.789785
AOA 916.999838
ARS 1522.745168
AUD 1.435421
AWG 1.80125
AZN 1.70432
BAM 1.739803
BBD 2.01708
BDT 123.195303
BGN 1.747831
BHD 0.378775
BIF 2997.464751
BMD 1
BND 1.281146
BOB 11.69239
BRL 5.065098
BSD 1.001468
BTN 95.050483
BWP 13.720589
BYN 3.015879
BYR 19600
BZD 2.014233
CAD 1.412065
CDF 2313.468877
CHF 0.825695
CLF 0.024881
CLP 979.255437
CNY 6.691205
CNH 6.68528
COP 3173.953654
CRC 455.099408
CUC 1
CUP 24.035938
CVE 98.087444
CZK 21.756002
DJF 178.33919
DKK 6.683675
DOP 61.433083
DZD 133.824668
EGP 53.792394
ERN 15
ETB 163.585998
EUR 0.894175
FJD 2.26765
FKP 0.750253
GBP 0.75131
GEL 2.589642
GGP 0.750253
GHS 11.695058
GIP 0.750253
GMD 73.458051
GNF 8810.21216
GTQ 7.652004
GYD 209.527198
HKD 7.847875
HNL 26.885202
HRK 6.703794
HTG 131.147978
HUF 324.970499
IDR 18053
ILS 3.09465
IMP 0.750253
INR 94.965495
IQD 1518.213762
IRR 1795877.499323
ISK 121.179731
JEP 0.750253
JMD 159.195837
JOD 0.708991
JPY 157.902199
KES 130.098296
KGS 87.449944
KHR 4070.631144
KMF 440.000123
KPW 899.999961
KRW 1334.739814
KWD 0.31082
KYD 0.834586
KZT 453.195748
LAK 22534.359294
LBP 89683.40524
LKR 331.690611
LRD 170.751234
LSL 16.462394
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.431526
MAD 9.729662
MDL 17.966464
MGA 4507.405595
MKD 54.836988
MMK 2100.071343
MNT 3596.488264
MOP 8.096339
MRU 40.037362
MUR 47.229668
MVR 15.459767
MWK 1736.600987
MXN 18.472665
MYR 4.083204
MZN 63.899361
NAD 16.462394
NGN 1331.210065
NIO 36.854512
NOK 9.46656
NPR 152.081128
NZD 1.767941
OMR 0.382413
PAB 1.001468
PEN 3.444825
PGK 4.547436
PHP 62.985968
PKR 277.237468
PLN 3.907535
PYG 5719.877241
QAR 3.660721
RON 4.730601
RSD 104.461148
RUB 84.54834
RWF 1478.183516
SAR 3.752837
SBD 8.064647
SCR 13.905529
SDG 601.498789
SEK 9.95633
SGD 1.280497
SHP 0.754745
SLE 24.679936
SLL 20969.504398
SOS 572.343548
SRD 37.794501
STD 20697.981008
STN 21.794245
SVC 8.763065
SYP 13001.999685
SZL 16.455989
THB 33.444981
TJS 9.228751
TMT 3.51
TND 2.98768
TOP 2.40776
TRY 49.526505
TTD 6.798915
TWD 32.4536
TZS 2646.44398
UAH 44.920874
UGX 4136.458658
UYU 40.314905
UZS 12073.121914
VES 878.910602
VND 25894.5
VUV 119.385856
WST 2.787824
XAF 586.54035
XAG 0.017551
XAU 0.000240063761
XCD 2.70255
XCG 1.804919
XDR 0.707052
XOF 586.54035
XPF 106.089045
YER 236.149507
ZAR 16.49995
ZMK 9001.201083
ZMW 20.049815
ZWL 321.999592
SSP 5750.775019
MXV 2.085747
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Gazoducs Nord Stream: explosions sous-marines précédant les fuites, soupçons de sabotage
Gazoducs Nord Stream: explosions sous-marines précédant les fuites, soupçons de sabotage / Photo: © DANISH DEFENCE/AFP

Gazoducs Nord Stream: explosions sous-marines précédant les fuites, soupçons de sabotage

Hors service à cause de la guerre en Ukraine, les gazoducs Nord Stream reliant la Russie à l'Allemagne sous la mer Baltique ont été tous deux touchés par des fuites spectaculaires, mystérieuses et précédées d'explosions qui alimentent les soupçons de sabotage.

Taille du texte:

Les trois grandes fuites identifiées depuis lundi au large de l'île danoise de Bornholm, entre le sud de la Suède et la Pologne, sont visibles à la surface avec des bouillonnements allant de 200 mètres jusqu'à 1 kilomètre de diamètre, a annoncé mardi l'armée danoise, images impressionnantes à l'appui.

Le gazoduc Nord Stream 2 avait été le premier victime d'une forte chute de pression lundi, suivi quelques heures plus tard de Nord Stream 1, dont il suit le tracé sous la Baltique.

Danemark et Suède ont confirmé mardi matin être confrontés à trois fuites, espacées entre elles, sur les deux gazoducs. Une des fuites sur Nord Stream 1 s'est produite dans la zone économique exclusive danoise, l'autre dans la zone suédoise.

L'institut sismique suédois a indiqué à l'AFP avoir enregistré deux explosions sous-marines, "très probablement dues à des détonations", avant l'incident.

- Sabotage ? -

Objets de bras de fer géopolitiques ces derniers mois, les deux pipelines exploités par un consortium dépendant du géant russe Gazprom ne sont pas opérationnels à cause des conséquences de la guerre en Ukraine. Mais tous les deux étaient encore remplis de gaz.

Le Kremlin, vers qui se sont tournés nombre de regards, s'est dit "extrêmement préoccupé", estimant qu'il ne fallait exclure "aucune" hypothèse, y compris celle d'un sabotage.

A Kiev, le conseiller de la présidence ukrainienne, Mykhaïlo Podoliak a dénoncé sur Twitter "une attaque terroriste planifiée" par Moscou, sans avancer de preuves.

Pour la Première ministre danoise Mette Frederiksen, "il est difficile d'imaginer que c'est accidentel".

Un sabotage ne doit pas être "exclu", a-t-elle affirmé en marge d'un déplacement en Pologne.

L'exploitant des pipelines, le consortium Nord Stream, dit n'avoir pas encore observé ni évalué les dégâts, mais a reconnu le caractère exceptionnel de la situation.

"Un incident durant lequel trois tuyaux éprouvent simultanément des difficultés le même jour n'est pas ordinaire", a déclaré un porte-parole à l'AFP.

Des responsables militaires alertent régulièrement sur le risque de saboter des installations civiles sous-marines essentielles, comme des câbles de télécommunications, des liaisons électriques ou des réseaux de distribution d'hydrocarbures.

Le Danemark a dépêché sur place deux navires militaires accompagnés d'hélicoptères, et le gouvernement suédois a convoqué une réunion d'urgence mardi soir.

Malgré l'incertitude sur la cause des fuites, Copenhague a immédiatement placé en état d'alerte orange ses infrastructures énergétiques, le deuxième niveau de vigilance le plus élevé.

– "Extrêmement rare" –

"Les fuites de gazoducs sont extrêmement rares et nous voyons donc une raison d'augmenter le niveau de vigilance à la suite des incidents auxquels nous avons assisté au cours des dernières 24 heures", a expliqué le directeur de l'Agence danoise de l'énergie, Kristoffer Böttzauw.

Des mesures concrètes pour augmenter la sécurité des centrales vont devoir être mises en place par les groupes du secteur, notamment en ce qui concerne l'accès et la surveillance des installations.

Nord Stream 2, dont la construction en parallèle de Nord Stream 1 a été achevée en 2021, était destiné à doubler la capacité d'importation de gaz russe en Allemagne.

Sa mise en service a été suspendue, en représailles à l'invasion de l'Ukraine par Moscou.

Gazprom a également progressivement réduit les volumes de gaz livrés par Nord Stream 1 jusqu'à la fermeture complète du gazoduc à la fin du mois d'août, accusant les sanctions occidentales d'avoir retardé les réparations nécessaires du pipeline.

Les autorités allemandes n'ont quant à elles pas encore réagi. Mais selon une source proche du gouvernement allemand, citée par le quotidien allemand Taggesspiegel, "tout parle contre une coïncidence" et en faveur d'une "attaque ciblée".

La navigation a été interdite dans un rayon de cinq milles nautiques (environ neuf kilomètres) autour des trois fuites, ainsi que leur survol dans un rayon d'un kilomètre.

Selon les autorités, les incidents sont sans conséquences pour la sécurité ou la santé des riverains.

L'impact environnemental direct devrait lui aussi être local et limité.

Avec son homologue polonais, la Première ministre danoise inaugurait justement mardi le Baltic Pipe, un nouveau gazoduc reliant la Norvège à la Pologne via le Danemark.

T.Harrison--TFWP