The Fort Worth Press - Taïwan: les producteurs de fruits et de poissons mis sous pression par les sanctions de Pékin

USD -
AED 3.672502
AFN 64.497487
ALL 81.118144
AMD 360.743464
ANG 1.789785
AOA 916.999741
ARS 1535.980903
AUD 1.425405
AWG 1.8025
AZN 1.703992
BAM 1.747272
BBD 2.014223
BDT 123.910645
BGN 1.747831
BHD 0.37736
BIF 2992.616283
BMD 1
BND 1.28047
BOB 11.855935
BRL 5.294752
BSD 1.000054
BTN 95.138718
BWP 13.795445
BYN 2.941694
BYR 19600
BZD 2.011337
CAD 1.404645
CDF 2315.999808
CHF 0.827275
CLF 0.0251
CLP 991.069996
CNY 6.678051
CNH 6.668925
COP 3172.18
CRC 455.262182
CUC 1
CUP 24.001537
CVE 98.508503
CZK 21.7763
DJF 178.084701
DKK 6.684396
DOP 61.205437
DZD 135.109199
EGP 56.178695
ERN 15
ETB 163.804155
EUR 0.89426
FJD 2.235702
FKP 0.747708
GBP 0.749485
GEL 2.58939
GGP 0.747708
GHS 11.625445
GIP 0.747708
GMD 73.999859
GNF 8850.751336
GTQ 7.644581
GYD 209.560055
HKD 7.844915
HNL 26.849631
HRK 6.737901
HTG 130.986148
HUF 328.241494
IDR 18153
ILS 3.082345
IMP 0.747708
INR 95.10945
IQD 1515.082481
IRR 1832374.999796
ISK 121.898506
JEP 0.747708
JMD 158.771424
JOD 0.708944
JPY 157.532504
KES 129.850201
KGS 87.449716
KHR 4077.348116
KMF 439.501638
KPW 899.999961
KRW 1327.600285
KWD 0.31077
KYD 0.833426
KZT 450.973998
LAK 22507.604826
LBP 89554.609574
LKR 332.292546
LRD 170.008621
LSL 16.631453
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.412679
MAD 9.823022
MDL 17.971064
MGA 4541.901363
MKD 54.964674
MMK 2099.851486
MNT 3598.994658
MOP 8.08144
MRU 40.21459
MUR 47.130244
MVR 15.460227
MWK 1734.123669
MXN 18.58152
MYR 4.085701
MZN 63.898588
NAD 16.631602
NGN 1345.450391
NIO 36.798306
NOK 9.328385
NPR 152.221592
NZD 1.761045
OMR 0.384484
PAB 1.00004
PEN 3.44761
PGK 4.549069
PHP 63.908041
PKR 276.741666
PLN 3.937988
PYG 5764.978626
QAR 3.655709
RON 4.783021
RSD 105.081011
RUB 80.799621
RWF 1478.619383
SAR 3.744737
SBD 8.07458
SCR 13.787614
SDG 601.497294
SEK 9.95315
SGD 1.280975
SHP 0.7473
SLE 22.949754
SLL 20969.504398
SOS 571.489831
SRD 37.691957
STD 20697.981008
STN 21.887898
SVC 8.750692
SYP 13001.999685
SZL 16.625646
THB 33.782988
TJS 9.225574
TMT 3.51
TND 2.987372
TOP 2.40776
TRY 49.7622
TTD 6.796771
TWD 32.588977
TZS 2645.019851
UAH 45.657837
UGX 4480.338773
UYU 40.103811
UZS 11968.60664
VES 879.788904
VND 25842.5
VUV 118.791596
WST 2.767791
XAF 586.595955
XAG 0.018446
XAU 0.000248546932
XCD 2.70255
XCG 1.802377
XDR 0.707052
XOF 586.595955
XPF 106.5435
YER 236.102833
ZAR 16.635699
ZMK 9001.201541
ZMW 20.135703
ZWL 321.999592
SSP 5745.299755
MXV 2.096381
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Taïwan: les producteurs de fruits et de poissons mis sous pression par les sanctions de Pékin
Taïwan: les producteurs de fruits et de poissons mis sous pression par les sanctions de Pékin / Photo: © AFP

Taïwan: les producteurs de fruits et de poissons mis sous pression par les sanctions de Pékin

Tandis qu'un avion de chasse taïwanais rugit au-dessus des paysages verdoyants de l'est du comté de Hualien, Mulin Ou, cultivateur de pomelos, mesure le coût de la dernière mise sous pression de l'île par Pékin.

Taille du texte:

Les tensions au niveau du détroit de Taïwan ont atteint leur plus haut niveau depuis des décennies après la visite de la présidente de la Chambre américaine des représentants Nancy Pelosi au début du mois, qui a mécontenté la Chine.

Pékin, qui considère l'île démocratique de Taïwan comme sienne, a répliqué en organisant des manoeuvres militaires, propulsant des missiles au large de l'île, et a torpillé les exportations de certains fruits et poissons vers la Chine par de nouvelles interdictions d'importation.

L'impact général des dernières sanctions économiques chinoises est limité. Mais les producteurs comme M. Ou en paient un prix douloureux.

"Les commandes passées sur le continent ont toutes été annulées. Nos pomelos n'ont aucune possibilité d'y être acheminés", relate-t-il.

Depuis plusieurs décennies, son exploitation de Ruisui, dans le comté de Hualien, expédie chaque année 180 tonnes d'agrumes vers le continent.

"Les clients attendent les pomelos, mais nous ne pouvons rien faire, c'est un problème politique", déplore-t-il.

- Aucun préavis -

Les agriculteurs et les producteurs taïwanais doivent composer de plus en plus avec les interdictions d'importation prononcées par la Chine, que Pékin justifie le plus souvent en invoquant des irrégularités soudaines plutôt qu'un lien direct avec la politique.

Après la visite de Nancy Pelosi, la Chine a prohibé les agrumes et plusieurs poissons en provenance de Taïwan, tout en suspendant ses propres exportations vers l'île de sable employé dans la construction.

Le mois précédant sa visite, Pékin a interdit les importations de mérou, dont la grande majorité était auparavant destinée aux consommateurs chinois.

Taipei a déclaré que cette mesure était motivée politiquement, alors que la Chine a affirmé avoir découvert que certains poissons étaient contaminés par des produits chimiques interdits.

L'année précédente, les importations d'ananas avaient été suspendues, les autorités chinoises expliquant avoir trouvé des parasites dans les cargaisons.

Dans un site d'exploitation de mérous à Pingtung, dans le sud de Taïwan, le producteur Hans Chen explique qu'il serait "gravement affecté" si les sanctions n'étaient pas levées d'ici la fin de l'année.

M. Chen, 35 ans, est à la tête d'une exploitation de quelque 500.000 mérous, dont 90% des exportations sont destinées à la Chine.

L'interdiction a été imposée sans aucun préavis et est arrivée au pire moment pour les producteurs déjà éprouvés par la pandémie, explique-t-il.

Selon le pisciculteur, son entreprise et d'autres dépendent trop du lucratif marché chinois et doivent se diversifier pour s'éloigner de leur voisin.

"Tout le monde pensait que la situation (sanitaire) s'améliorait lentement, que le marché chinois se stabilisait peu à peu et que les prix allaient augmenter, et donc qu'il y aurait quelques bénéfices pour compenser les pertes passées", raconte-t-il. "C'est pour cela que les inquiétudes de chacun et les conséquences (des sanctions) sont très importantes."

- Symbolique et limité -

La Chine demeure le premier partenaire commercial de Taïwan, le continent comptant pour 28% de ses exportations.

Le gouvernement et les entreprises de Taïwan ont cependant encouragé la diversification économique en réponse à l'agressivité accrue du régime présidé par Xi Jinping.

Depuis 2016, la présidente taïwanaise Tsai Ing-wen mène une politique d'accroissement des échanges avec le sud et le sud-est de l'Asie.

Taïwan bénéficie également d'un regain de sympathie de la part des démocraties de la région partageant les mêmes valeurs.

Une grande partie de la récolte d'ananas de l'année dernière a été sauvée lorsque les consommateurs japonais se sont empressés d'acheter des "ananas de la liberté" en signe de solidarité.

"La Chine est très sélective quant aux mécanismes de sanctions économiques contre Taïwan", explique à l'AFP Christina Lai, chercheuse au sein de l'organisme gouvernemental taïwanais Academia Sinica.

Taïwan est ainsi l'un des plus importants producteurs mondiaux de semi-conducteurs mais Pékin a évité de frapper ce marché sur lequel il compte pour satisfaire sa demande intérieure.

La Chine "s'est toujours abstenue de porter atteinte à son économie intérieure et à son industrie de la tech. Pékin ne peut se permettre d'interdire les importations les plus essentielles en provenance de Taïwan: les semi-conducteurs, les instruments de pointe et les machines", ajoute-t-elle.

L'impact général sur l'économie taïwanaise est ainsi "très limité", observe Fan Shih-ping, professeur à l'université normale nationale de Taïwan. "C'est une manipulation politique, la Chine veut montrer qu'elle mène la barque et contrôle Taïwan", ajoute-t-il.

Mais pour les agriculteurs devenus les victimes de la dernière escalade de tensions, l'ampleur des sanctions s'apparente à un séisme.

"Nous sollicitons l'aide du gouvernement, s'il peut nous aider d'une quelconque manière", déclare M. Ou. "Nous devons commencer à trouver des débouchés à l'intérieur du pays. C'est un vrai casse-tête."

J.P.Cortez--TFWP