The Fort Worth Press - En pleine crise de la filière, une campagne incite à déposer tous les textiles usagés en bornes

USD -
AED 3.67315
AFN 62.999625
ALL 81.939756
AMD 367.739832
ANG 1.79046
AOA 917.999826
ARS 1410.5025
AUD 1.395858
AWG 1.80125
AZN 1.739242
BAM 1.679844
BBD 2.013871
BDT 122.765729
BGN 1.66992
BHD 0.37715
BIF 2978
BMD 1
BND 1.277447
BOB 6.933988
BRL 5.039301
BSD 0.999936
BTN 95.626892
BWP 13.441899
BYN 2.760946
BYR 19600
BZD 2.011046
CAD 1.38158
CDF 2232.000097
CHF 0.785895
CLF 0.022728
CLP 894.489738
CNY 6.79475
CNH 6.786695
COP 3680.82
CRC 452.12686
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.707007
CZK 20.873
DJF 177.72008
DKK 6.42818
DOP 58.826308
DZD 132.50991
EGP 52.219303
ERN 15
ETB 161.214157
EUR 0.860198
FJD 2.203195
FKP 0.740576
GBP 0.744005
GEL 2.660312
GGP 0.740576
GHS 11.639103
GIP 0.740576
GMD 72.495747
GNF 8763.393528
GTQ 7.623792
GYD 209.194563
HKD 7.83645
HNL 26.602821
HRK 6.482103
HTG 130.647828
HUF 306.134498
IDR 17824
ILS 2.841703
IMP 0.740576
INR 95.720299
IQD 1309.913895
IRR 1323399.999893
ISK 123.180296
JEP 0.740576
JMD 157.497155
JOD 0.708996
JPY 159.351048
KES 129.459914
KGS 87.449675
KHR 4014.515471
KMF 424.999798
KPW 900.008265
KRW 1507.630294
KWD 0.30953
KYD 0.833312
KZT 481.698911
LAK 21910.44289
LBP 89563.544382
LKR 325.232441
LRD 182.981611
LSL 16.334292
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.35331
MAD 9.20152
MDL 17.3087
MGA 4202.63341
MKD 53.020723
MMK 2099.802621
MNT 3578.469788
MOP 8.070379
MRU 39.915827
MUR 47.319515
MVR 15.401175
MWK 1733.868717
MXN 17.30895
MYR 3.966303
MZN 63.90967
NAD 16.333942
NGN 1372.539951
NIO 36.796221
NOK 9.27745
NPR 153.006657
NZD 1.71422
OMR 0.3845
PAB 0.999927
PEN 3.405111
PGK 4.364948
PHP 61.614974
PKR 278.398059
PLN 3.64495
PYG 6134.289579
QAR 3.645445
RON 4.5067
RSD 100.973789
RUB 71.999983
RWF 1467.357228
SAR 3.740034
SBD 8.045182
SCR 13.617552
SDG 600.518945
SEK 9.32147
SGD 1.277705
SHP 0.746601
SLE 24.598743
SLL 20969.502105
SOS 571.440842
SRD 37.155498
STD 20697.981008
STN 21.043138
SVC 8.748792
SYP 110.63138
SZL 16.329826
THB 32.686496
TJS 9.274098
TMT 3.5
TND 2.924395
TOP 2.40776
TRY 45.894042
TTD 6.786227
TWD 31.438496
TZS 2620.003002
UAH 44.275536
UGX 3774.881364
UYU 39.973374
UZS 11988.576582
VES 526.210503
VND 26344
VUV 118.737615
WST 2.725538
XAF 563.403835
XAG 0.013167
XAU 0.000223
XCD 2.70255
XCG 1.802066
XDR 0.700859
XOF 563.403835
XPF 102.435044
YER 238.650104
ZAR 16.38355
ZMK 9001.196378
ZMW 18.723401
ZWL 321.999592
  • AEX

    -11.0600

    1042.18

    -1.05%

  • BEL20

    -45.1900

    5603.79

    -0.8%

  • PX1

    -85.0600

    8173.11

    -1.03%

  • ISEQ

    -158.7100

    13178.63

    -1.19%

  • OSEBX

    2.4500

    2045.9

    +0.12%

  • PSI20

    -28.5900

    9195.51

    -0.31%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -85.5300

    4107.14

    -2.04%

  • N150

    -26.7400

    4286.83

    -0.62%

En pleine crise de la filière, une campagne incite à déposer tous les textiles usagés en bornes
En pleine crise de la filière, une campagne incite à déposer tous les textiles usagés en bornes / Photo: © AFP/Archives

En pleine crise de la filière, une campagne incite à déposer tous les textiles usagés en bornes

Jeans élimés, chiffons jaunis et tachés, chaussettes dépareillées, doit-on tout déposer dans les bornes dédiées ? "On prend tout", répond l'éco-organisme Refashion, mandaté par l'Etat pour gérer les déchets textiles, alors que les acteurs comme Emmaüs tirent la sonnette d'alarme sur les volumes à traiter.

Taille du texte:

Depuis plusieurs années, la surconsommation de vêtements, linge de maison et chaussures, en augmentation constante, aboutit à des volumes colossaux de produits neufs mis sur le marché, soit 3,5 milliards de pièces en France chaque année et qui vont invariablement "finir en déchets", selon Maud Hardy, la directrice générale de Refashion.

Or, deux tiers se retrouvent dans les poubelles, des ordures ménagères qui seront incinérées ou, pire, enfouies, une "catastrophe écologique", dénonce la responsable auprès de l'AFP.

Dans une campagne de sensibilisation du grand public lancée mardi, Refashion appelle à déposer plutôt ces déchets dans les points de collecte dédiés (Le Relais, la Croix-Rouge...) espérant récupérer les 10 kilos par habitant et par an qui finissent dans les poubelles domestiques, pour les valoriser.

Soit en les recyclant (par exemple en isolant pour l'industrie automobile), soit en les transformant en combustibles solides de récupération (CSR) pour alimenter usines et collectivités.

- Une qualité qui baisse -

Or, les acteurs de la collecte comme Emmaüs se disent submergés par les volumes collectés et ne cessent d'alerter sur le déclin de leur modèle. La crise a éclaté au grand jour l'an dernier quand le réseau d'entreprises de tri Le Relais avait déversé des tonnes de vêtements devant de grandes enseignes.

Ces acteurs de l'économie sociale et solidaire se financent en récupérant "la crème", c'est-à-dire les vêtements et chaussures en bon état qu'ils peuvent revendre dans leurs magasins ou exporter à l'étranger.

Mais la qualité de ce qu'ils récupèrent baisse. En 2014, Emmaüs pouvait valoriser 64% de ces textiles, contre 56% dix ans plus tard, a chiffré l'association, interrogée par l'AFP.

L'essor de la mode éphémère mais aussi de la revente des vêtements en bon état sur des plateformes type Vinted dépouille ces organismes de cette "crème" qui leur permet de fonctionner et les inonde de textiles inutilisables pour eux.

Depuis janvier, l'éco-organisme Refashion doit reprendre sans frais ces textiles indésirés auprès des acteurs comme la Croix-Rouge, certaines antennes Emmaüs, le Secours Catholique ou le réseau national des ressources et des recycleries, pour les soulager de ce poids.

Mais Refashion a été récemment sanctionné pour non-respect de cette obligation par la Direction générale de la prévention des risques (DGPR).

"La grève de la collecte de l'été 2025 menée par certains opérateurs de tri a eu des conséquences directes: les demandes de reprise sans frais ont été multipliées par dix en quelques semaines", ce qui a mis "le dispositif sous tension", se défend l'éco-organisme.

Néanmoins, Tarek Daher, le délégué général d'Emmaüs, craint que Refashion ne soit pas suffisamment opérationnel pour une telle tâche.

"Il ne se passe pas deux jours sans qu'on ait des appels des structures sur le terrain qui nous disent : +ça ne va pas, ils (Refashion) prennent 500 kilos alors que j'ai 6 tonnes qui attendent... Et tout ça est très documenté", soutient-il à l'AFP.

"Sur une cinquantaine de demandes d’enlèvement par mois depuis janvier concernant Emmaüs, environ 96% sont effectivement traitées. Les autres ne le sont pas encore car incomplètes, erronées ou en cours de validation", répond Refashion qui rassure: depuis janvier, "le dispositif est pleinement opérationnel".

Alors que le gouvernement doit bientôt annoncer un nouveau cahier des charges fixant les obligations et objectifs de la filière textile, "on craint cette solution de facilité" qui consiste à privilégier la transformation en combustible au détriment du réemploi, qui est "la priorité" pour Tarek Daher.

S.Palmer--TFWP