The Fort Worth Press - Crédit immobilier: la menace du taux d'usure refait surface

USD -
AED 3.6725
AFN 63.4961
ALL 82.649558
AMD 368.05023
ANG 1.790403
AOA 916.999927
ARS 1489.523905
AUD 1.450245
AWG 1.8
AZN 1.716238
BAM 1.716457
BBD 2.014726
BDT 123.242589
BGN 1.69088
BHD 0.377025
BIF 2985
BMD 1
BND 1.296755
BOB 6.937497
BRL 5.207098
BSD 1.000298
BTN 95.33551
BWP 14.280449
BYN 2.914275
BYR 19600
BZD 2.01183
CAD 1.42063
CDF 2274.999838
CHF 0.808365
CLF 0.023517
CLP 925.5602
CNY 6.79445
CNH 6.787875
COP 3388.99
CRC 455.303389
CUC 1
CUP 26.5
CVE 97.124997
CZK 21.26705
DJF 177.720093
DKK 6.56361
DOP 59.450142
DZD 133.326892
EGP 49.084405
ERN 15
ETB 159.150286
EUR 0.87813
FJD 2.26665
FKP 0.753127
GBP 0.75205
GEL 2.639919
GGP 0.753127
GHS 11.365035
GIP 0.753127
GMD 73.494362
GNF 8770.000287
GTQ 7.629052
GYD 209.24824
HKD 7.84425
HNL 26.249776
HRK 6.615401
HTG 130.790023
HUF 312.027038
IDR 17988
ILS 2.990405
IMP 0.753127
INR 95.218302
IQD 1310.5
IRR 1375999.999628
ISK 126.269951
JEP 0.753127
JMD 157.314119
JOD 0.708961
JPY 162.201498
KES 129.260167
KGS 87.449929
KHR 4012.498967
KMF 432.999958
KPW 900.00035
KRW 1552.180255
KWD 0.30928
KYD 0.83364
KZT 479.437628
LAK 22500.000254
LBP 89730.684989
LKR 336.036368
LRD 181.874954
LSL 16.398106
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.414976
MAD 9.407505
MDL 17.690836
MGA 4287.499786
MKD 54.146995
MMK 2099.256901
MNT 3584.189705
MOP 8.081898
MRU 40.130314
MUR 47.270022
MVR 15.450362
MWK 1735.999766
MXN 17.53965
MYR 4.084497
MZN 63.90009
NAD 16.403383
NGN 1374.11965
NIO 36.604973
NOK 9.912735
NPR 152.537167
NZD 1.761515
OMR 0.3845
PAB 1.000298
PEN 3.418001
PGK 4.377982
PHP 61.578997
PKR 278.250181
PLN 3.76734
PYG 6080.073017
QAR 3.645497
RON 4.589006
RSD 103.062981
RUB 77.503084
RWF 1466
SAR 3.754201
SBD 8.049104
SCR 14.229436
SDG 600.498384
SEK 9.717195
SGD 1.294597
SHP 0.746601
SLE 24.375004
SLL 20969.503664
SOS 571.501978
SRD 37.504501
STD 20697.981008
STN 21.9
SVC 8.752391
SYP 110.532098
SZL 16.393234
THB 33.314501
TJS 9.252979
TMT 3.5
TND 2.93875
TOP 2.40776
TRY 46.683501
TTD 6.790936
TWD 31.882201
TZS 2627.502978
UAH 44.843589
UGX 3665.771506
UYU 40.21203
UZS 11932.501476
VES 632.57269
VND 26294.5
VUV 119.997124
WST 2.769645
XAF 575.673565
XAG 0.016647
XAU 0.000246
XCD 2.70255
XCG 1.802784
XDR 0.715018
XOF 574.496201
XPF 105.125007
YER 238.601099
ZAR 16.38831
ZMK 9001.199896
ZMW 18.211258
ZWL 321.999592
  • AEX

    -5.6900

    1067.47

    -0.53%

  • BEL20

    8.5500

    5710.8

    +0.15%

  • PX1

    12.5100

    8349.73

    +0.15%

  • ISEQ

    -19.3200

    13782.38

    -0.14%

  • OSEBX

    -5.7100

    1896.14

    -0.3%

  • PSI20

    -4.5500

    9086.28

    -0.05%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -58.5800

    4518.09

    -1.28%

  • N150

    -0.4200

    4151.87

    -0.01%

Crédit immobilier: la menace du taux d'usure refait surface
Crédit immobilier: la menace du taux d'usure refait surface / Photo: © AFP/Archives

Crédit immobilier: la menace du taux d'usure refait surface

La hausse des taux de crédit immobilier, initiée en début d'année, risque de mettre sur la touche de plus en plus de dossiers, alertent les courtiers, qui demandent la révision du calcul du taux maximum légal, aussi appelé taux d'usure.

Taille du texte:

Pour certains types de dossiers, portés notamment par des emprunteurs de 50 ans et plus, "cela n'est pas si compliqué que ça" d'atteindre le taux d'usure, déplore mercredi Ludovic Huzieux, cofondateur du réseau Artémis courtage, lors d'une conférence de presse.

"Quand les taux montent rapidement, comme c'est le cas actuellement, le coût total des nouveaux crédits se rapproche du plafond plus vite que celui-ci ne s'adapte. Cet effet ciseau pourrait bloquer jusqu'à 20% des dossiers d'ici mai-juin", agitait de son côté le réseau Cafpi dans une note publiée au début du mois.

Les intermédiaires en prêts immobiliers, qui vivent des commissions prélevées sur les dossiers qu'ils font passer aux établissements bancaires, ne recensent toutefois ces derniers mois que quelques dizaines de ménages flirtant avec le taux maximum légal.

Le marché actuel permet pour l'instant une certaine marge de manoeuvre: l'écart est encore confortable entre le taux d'usure pour les crédits de 20 ans et plus, à 5,19%, et le taux moyen pratiqué par les établissements bancaires, à 3,22%, selon les dernières données de la Banque de France.

Le problème? Ce dernier taux, orienté à la hausse depuis le début de l'année, ne prend pas en compte un ensemble de frais annexes, à même de le faire gonfler, comme l'assurance des emprunteurs, qui augmente significativement à partir d'un certain âge.

Certains profils sont particulièrement pénalisés, relatent les courtiers: les plus de 50 ans, dont le coût de l'assurance peut facilement représenter 1% du montant emprunté, et les ménages empruntant sur des durées courtes, qui répondent à des taux d'usure plus faibles (4% jusqu'à 10 ans, 4,48% entre 10 et 20 ans).

Les regroupements de crédits peuvent également se heurter au taux d'usure, notent certains intermédiaires.

"Comme on a encore un peu de marge entre l'augmentation de taux et le taux d'usure en lui-même, une bonne négociation de taux, un changement d'assurance ou, choix qui nous plait un peu moins, une négociation des frais bancaires et des frais de courtage, et vous repassez du bon côté", affirme M. Huzieux, qui se garde d'être alarmiste.

- Mensualisation -

Comme les courtiers ne constatent pas de pause dans la hausse des taux qui leur sont communiqués chaque mois par les banques, il sont désormais nombreux à réclamer une mesure technique: la mensualisation du taux d'usure, aujourd'hui actualisé chaque trimestre.

Cet ajustement avait été mis en place par le ministère de l'Economie et la Banque de France en 2023, à la suite d'une poussée de fièvre des taux d'emprunt démarrée l'année précédente.

La mensualisation du taux d'usure, en période de hausse des taux, revient in fine à permettre aux banques de prêter plus vite plus cher.

Elles voient donc la mesure, sans grande surprise, d'un bon oeil: "pour les banques, il n’y a pas d’opposition à la mise en place de la mesure de mensualisation du taux de l’usure pour faire face à la conjoncture actuelle", a fait savoir mercredi la Fédération bancaire française (FBF).

Même si leurs négociations ont pour objet d'obtenir auprès des banques les taux d'emprunt les plus bas possibles, les courtiers sont moins enclins à critiquer les marges des établissements bancaires en matière de crédit immobilier qui, si elles étaient quelque peu rognées, permettraient aussi de garder à distance le taux d'usure.

Le taux d'emprunt final présenté au client comporte également les marges de plusieurs intermédiaires: celle de l'assureur, souvent filiale du même banquier (l'assurance emprunteur a longtemps été considérée comme une vache à lait) comme celle du courtier lui-même.

Le ministère de l'Economie, qui préside pourtant le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), collège qui révise chaque trimestre les règles d'octroi du crédit immobilier en France, est également plutôt épargné des critiques des courtiers.

La mensualisation du taux d'usure ne serait qu'un "pansement", note par ailleurs M. Huzieux, qui plaide pour une modification de la définition légale du taux d'usure "si on voulait vraiment apporter un remède un peu efficace à ce sujet".

T.Dixon--TFWP