The Fort Worth Press - Le rôle de Facebook dans l'enquête sur l'avortement d'une Américaine ravive les craintes

USD -
AED 3.672496
AFN 64.999934
ALL 81.612415
AMD 361.133075
ANG 1.789785
AOA 917.000203
ARS 1513.324401
AUD 1.426635
AWG 1.8025
AZN 1.75954
BAM 1.747405
BBD 2.013572
BDT 123.421934
BGN 1.747831
BHD 0.377753
BIF 2993.687766
BMD 1
BND 1.282034
BOB 11.711836
BRL 5.023781
BSD 0.999772
BTN 95.182957
BWP 13.733399
BYN 3.020865
BYR 19600
BZD 2.010641
CAD 1.421635
CDF 2312.500322
CHF 0.833445
CLF 0.024951
CLP 981.970195
CNY 6.69215
CNH 6.69424
COP 3190.04
CRC 455.660238
CUC 1
CUP 23.993531
CVE 98.516424
CZK 21.755202
DJF 178.022773
DKK 6.677195
DOP 61.224946
DZD 134.538212
EGP 53.048097
ERN 15
ETB 163.294038
EUR 0.89321
FJD 2.244698
FKP 0.754659
GBP 0.753735
GEL 2.594994
GGP 0.754659
GHS 11.661597
GIP 0.754659
GMD 73.999931
GNF 8795.13605
GTQ 7.639869
GYD 209.069102
HKD 7.84805
HNL 26.840523
HRK 6.730502
HTG 130.910423
HUF 324.425993
IDR 17950
ILS 3.07646
IMP 0.754659
INR 95.09605
IQD 1515.48045
IRR 1779859.999961
ISK 121.819942
JEP 0.754659
JMD 158.765613
JOD 0.709035
JPY 158.439498
KES 129.809807
KGS 87.450238
KHR 4061.41256
KMF 440.00029
KPW 899.999961
KRW 1337.159736
KWD 0.31178
KYD 0.833099
KZT 451.695332
LAK 22493.623218
LBP 89523.405358
LKR 330.891222
LRD 170.452667
LSL 16.481157
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.422994
MAD 9.847399
MDL 17.89398
MGA 4501.940954
MKD 55.018986
MMK 2100.02843
MNT 3599.679138
MOP 8.081626
MRU 40.049676
MUR 47.609907
MVR 15.459865
MWK 1733.742534
MXN 18.3651
MYR 4.084703
MZN 63.90326
NAD 16.480347
NGN 1329.949751
NIO 36.792495
NOK 9.471575
NPR 152.293053
NZD 1.78112
OMR 0.384498
PAB 0.999736
PEN 3.442394
PGK 4.53782
PHP 62.886993
PKR 276.801369
PLN 3.89939
PYG 5704.585558
QAR 3.644591
RON 4.774001
RSD 104.882027
RUB 84.12308
RWF 1475.009269
SAR 3.74887
SBD 8.078071
SCR 13.804622
SDG 601.498055
SEK 9.96562
SGD 1.28255
SHP 0.754518
SLE 24.670363
SLL 20969.504398
SOS 571.364753
SRD 37.647502
STD 20697.981008
STN 21.88956
SVC 8.747783
SYP 13001.999685
SZL 16.474351
THB 33.568999
TJS 9.227237
TMT 3.5
TND 2.988314
TOP 2.40776
TRY 49.391987
TTD 6.799166
TWD 32.088503
TZS 2629.998008
UAH 44.933885
UGX 4039.293995
UYU 40.187267
UZS 11957.007308
VES 875.701601
VND 25897
VUV 119.372685
WST 2.788609
XAF 585.907344
XAG 0.017048
XAU 0.000241194879
XCD 2.702551
XCG 1.801832
XDR 0.707052
XOF 585.907344
XPF 106.553496
YER 236.203025
ZAR 16.46825
ZMK 9001.204229
ZMW 19.868757
ZWL 321.999592
SSP 5748.524006
MXV 2.073848
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Le rôle de Facebook dans l'enquête sur l'avortement d'une Américaine ravive les craintes
Le rôle de Facebook dans l'enquête sur l'avortement d'une Américaine ravive les craintes / Photo: © AFP

Le rôle de Facebook dans l'enquête sur l'avortement d'une Américaine ravive les craintes

La participation de Facebook à une enquête policière ciblant une Américaine ayant avorté et sa mère a ravivé les craintes que cette plateforme puisse être utilisée par les Etats conservateurs pour lutter contre les interruptions volontaires de grossesse (IVG).

Taille du texte:

En début de semaine, des médias ont révélé que le géant des réseaux sociaux avait fourni à la police des messages privés ayant permis d'inculper une mère pour avoir aidé sa fille à avorter dans le Nebraska, suscitant l'indignation.

Jessica Burgess, 41 ans, est accusée d'avoir aidé sa fille de 17 ans à avorter.

Elle est visée par cinq chefs d'inculpation dont l'un directement lié à une loi votée en 2010 dans cet Etat du Midwest, et qui bannit l'IVG après 20 semaines de grossesse.

Sa fille, elle, fait face à trois chefs d'accusation, dont ceux de dissimulation et d'abandon de cadavre. Les deux femmes ont plaidé non coupable la semaine dernière, selon la presse.

Les militants pour les droits des femmes avaient prévenu, après la décision de la Cour suprême des Etats-Unis de révoquer le droit constitutionnel à l'avortement, du danger que représentent les montagnes de données accumulées par les entreprises de la tech sur leurs utilisateurs.

Meta, la maison mère de Facebook, s'est défendue mardi en notant que le mandat de la cour "ne mentionnait pas du tout l'avortement" et avait été émis avant la volte-face de la Cour suprême.

Cette ligne de défense "semble insinuer que *si* le mandat de perquisition avait mentionné l'avortement, le résultat aurait été différent. Mais c'est évidemment faux", a tweeté Logan Koepke, chercheur qui étudie notamment l'impact de la technologie sur la justice pénale.

Contactée par l'AFP, l'entreprise a mis en avant sa politique consistant à répondre favorablement aux requêtes des autorités quand "la loi nous l'impose".

Les restrictions à l'avortement dans l'Etat du Nebraska avaient été adoptées bien avant l'annulation de l'arrêt Roe v. Wade, qui protégeait l'accès à l'IVG depuis 1973. Quelque 16 autres Etats américains limitent aussi, ou interdisent, les avortements en début de grossesse.

- Messageries cryptées -

Pour de nombreux observateurs, l'affaire du Nebraska ne restera pas un cas isolé.

"Cela va continuer d'arriver aux entreprises qui possèdent beaucoup de données sur les gens dans le pays et le monde entier", explique Alexandra Givens, de l'ONG Center for Democracy & Technology.

Selon cette dernière, les firmes confrontées à des requêtes légales formulées dans les règles ont intérêt à y répondre.

Mais "les entreprises doivent au moins s'assurer de réclamer un processus judiciaire complet, que les mandats soient spécifiques et ne ratissent pas large, que les recherches soient rigoureusement formulées et d'avertir les usagers afin qu'ils puissent tenter de les combattre", ajoute Alexandra Givens.

La police avait demandé au juge d'astreindre Meta à ne pas prévenir la fille de Mme Burgess du mandat de perquisition relatif à ses messages envoyés sur Facebook, citant un risque de "destruction ou modification de preuves".

Le policier à l'origine de la requête avait indiqué au tribunal avoir commencé à enquêter fin avril suite à des "inquiétudes" quant à la possibilité que la jeune fille de 17 ans ait pu donner naissance de façon prématurée à un "enfant mort-né", qu'elle et sa mère auraient ensuite enterré ensemble.

Pour s'assurer que leurs communications restent hors d'atteinte des autorités, les internautes peuvent par exemple utiliser des messageries cryptées, notent des militants.

Chez Meta, l'application WhatsApp apporte un chiffrement de bout en bout, ce qui signifie que l'entreprise n'a pas accès aux contenus des messages, mais ce niveau de confidentialité n'est pas activé par défaut sur Facebook Messenger.

"L'entreprise n'a jamais indiqué qu'elle ne se conformerait pas aux requêtes des forces de l'ordre lorsqu'il s'agit d'avortement", rappelle Caitlin Seeley George de l'ONG Fight for the Future, qui défend les droits numériques.

"Si les usagers utilisaient des messageries cryptées, Meta ne serait même pas en mesure de pouvoir partager les conversations", ajoute-t-elle.

C.Rojas--TFWP