The Fort Worth Press - Guerre au Moyen-Orient : l'Allemagne en queue de peloton des économies européennes

USD -
AED 3.672504
AFN 63.999837
ALL 82.13669
AMD 367.799411
ANG 1.790403
AOA 917.498831
ARS 1488.250306
AUD 1.442554
AWG 1.8025
AZN 1.696902
BAM 1.709832
BBD 2.015606
BDT 123.389765
BGN 1.69088
BHD 0.377337
BIF 2976.731174
BMD 1
BND 1.291479
BOB 6.930377
BRL 5.1687
BSD 1.000765
BTN 95.340217
BWP 13.497694
BYN 2.903642
BYR 19600
BZD 2.01272
CAD 1.420879
CDF 2245.999943
CHF 0.804895
CLF 0.023412
CLP 921.439703
CNY 6.789104
CNH 6.791895
COP 3345.24
CRC 455.934359
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.399815
CZK 21.162963
DJF 178.209079
DKK 6.54054
DOP 59.284581
DZD 133.109674
EGP 48.965968
ERN 15
ETB 160.478228
EUR 0.87502
FJD 2.24025
FKP 0.748952
GBP 0.749615
GEL 2.63499
GGP 0.748952
GHS 11.368574
GIP 0.748952
GMD 72.50044
GNF 8776.845704
GTQ 7.637499
GYD 209.336382
HKD 7.842335
HNL 26.786034
HRK 6.592401
HTG 130.896438
HUF 309.4925
IDR 17996.25
ILS 3.004615
IMP 0.748952
INR 95.41845
IQD 1310.97521
IRR 1375949.999638
ISK 126.010135
JEP 0.748952
JMD 158.434973
JOD 0.70904
JPY 162.068993
KES 129.260067
KGS 87.447696
KHR 4007.693653
KMF 431.000313
KPW 900.00035
KRW 1530.890049
KWD 0.31041
KYD 0.834058
KZT 473.271231
LAK 22597.482077
LBP 89618.073011
LKR 335.205739
LRD 181.630619
LSL 16.232733
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.414443
MAD 9.358851
MDL 17.603525
MGA 4242.781894
MKD 53.930962
MMK 2099.754651
MNT 3582.367601
MOP 8.08442
MRU 39.940374
MUR 47.069825
MVR 15.459933
MWK 1735.405329
MXN 17.47555
MYR 4.079945
MZN 63.909657
NAD 16.232662
NGN 1370.330292
NIO 36.824459
NOK 9.83415
NPR 152.547856
NZD 1.758695
OMR 0.384502
PAB 1.000782
PEN 3.405239
PGK 4.396728
PHP 61.521999
PKR 278.231635
PLN 3.75389
PYG 6084.846895
QAR 3.658323
RON 4.576698
RSD 102.667026
RUB 76.900724
RWF 1465.180328
SAR 3.758562
SBD 8.058541
SCR 14.792128
SDG 600.508699
SEK 9.65225
SGD 1.293098
SHP 0.746601
SLE 24.350076
SLL 20969.503664
SOS 571.978142
SRD 37.56598
STD 20697.981008
STN 21.419735
SVC 8.756737
SYP 110.532098
SZL 16.229755
THB 33.276504
TJS 9.276572
TMT 3.51
TND 2.953586
TOP 2.40776
TRY 46.8211
TTD 6.782536
TWD 32.090443
TZS 2628.949994
UAH 44.570629
UGX 3652.720525
UYU 40.249681
UZS 11988.460025
VES 638.90327
VND 26301.5
VUV 118.993979
WST 2.773187
XAF 573.514317
XAG 0.016176
XAU 0.000241
XCD 2.70255
XCG 1.803629
XDR 0.713221
XOF 573.476712
XPF 104.261467
YER 237.049751
ZAR 16.25321
ZMK 9001.196363
ZMW 18.388302
ZWL 321.999592
  • AEX

    0.5400

    1083.76

    +0.05%

  • BEL20

    -5.8100

    5807.68

    -0.1%

  • PX1

    37.4400

    8545.83

    +0.44%

  • ISEQ

    115.6600

    14050.55

    +0.83%

  • OSEBX

    5.0500

    1949.06

    +0.26%

  • PSI20

    -21.4600

    9307.09

    -0.23%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    88.6600

    4804.51

    +1.88%

  • N150

    7.2400

    4264.79

    +0.17%

Guerre au Moyen-Orient : l'Allemagne en queue de peloton des économies européennes
Guerre au Moyen-Orient : l'Allemagne en queue de peloton des économies européennes / Photo: © AFP

Guerre au Moyen-Orient : l'Allemagne en queue de peloton des économies européennes

Le choc énergétique provoqué par la guerre en Iran a conduit mercredi le gouvernement allemand à diviser par deux sa prévision de croissance pour 2026, et à souligner son besoin d'accélérer les réformes pour redresser la première économie européenne.

Taille du texte:

Berlin table désormais sur une croissance du Produit intérieur brut (PIB) de 0,5% cette année, contre 1,0% en janvier, puis de 0,9% en 2027, contre 1,3% auparavant.

"La reprise économique attendue cette année est une fois de plus freinée par des chocs géopolitiques externes", a déclaré la ministre de l'Economie, Katherina Reiche.

L'inflation devrait quant à elle atteindre 2,7% cette année, contre 2,1% attendu en janvier, et 2,8 % l'an prochain, tirée par les prix de l'énergie.

Berlin s'aligne globalement sur les principaux instituts de conjoncture économique du pays, qui ont déjà abaissé leurs prévisions début avril, à 0,6% de hausse du PIB pour 2026 et 0,9% pour 2027, sous l'effet de la forte hausse des coûts énergétiques liée à la guerre.

Dans ce contexte, Mme Reiche a souligné le "besoin de réformes structurelles profondes pour retrouver une économie en croissance et compétitive", le grand chantier du gouvernement du chancelier de Friedrich Merz au pouvoir depuis près d'un an.

Déjà affectée par le choc énergétique dû à la guerre en Ukraine, conséquence de sa forte dépendance au gaz russe, l'Allemagne "se situe de nouveau en bas du classement en termes de croissance au sein de l'UE, malgré d'importantes impulsions budgétaires", a résumé la ministre conservatrice (CDU) devant la presse.

Chez ses voisins, l'Italie légèrement revu mercredi sa prévision de croissance du PIB, à 0,6% en 2026, tandis que la France vise 0,9%.

- "Se mettre en route" -

"Cela montre que la faiblesse de la croissance (allemande) est avant tout de nature structurelle", a-t-elle ajouté, quand d'autres pays ont "fait leurs devoirs en matière de réformes" après la grande crise financière et économique des années 2010.

Le vieillissement de la population va peser également sur l'économie : la population active allemande devrait reculer de 1,9 million d'ici 2030, selon l'office fédéral des statistiques Destatis.

En réponse, il faut "faire en sorte que davantage de personnes participent au marché du travail, travaillent plus longtemps sur l'ensemble de leur vie active et mobilisent mieux leurs compétences", a martelé la ministre.

Mais après bientôt un an de gouvernement de coalition entre les conservateurs (CDU-CSU) et les sociaux-démocrates (SPD), le climat est au plus bas avec les milieux économiques, qui exigent des réformes pour restaurer la compétitivité.

Interrogée sur le sujet, Mme Reiche a dit vouloir "mettre correctement en route" les chantiers existants.

Réformer les retraites, l'assurance santé, les coûts salariaux, réduire la bureaucratie, les dossiers législatifs en cours ne manquent pas, mais la coalition peine à s'entendre sur leur mise en oeuvre.

- Scénarios alternatifs -

La maigre croissance économique allemande va reposer essentiellement sur la demande intérieure.

Malgré les pertes de pouvoir d'achat liées au choc énergétique, la consommation privée reste soutenue par la hausse des revenus réels, selon le ministère.

Les milliards supplémentaires en dépenses publiques, notamment en infrastructures, soutiendront par ailleurs l'activité, après un retard à l'allumage l'an dernier.

La fragmentation du commerce mondial continue par ailleurs de peser sur les exportations allemandes, jadis le fer de lance de l'économie.

Elles devraient stagner cette année après un recul de 0,4% en 2025, affectées par la perte de compétitivité et la concurrence chinoise.

Les projections du gouvernement vont dépendre de l'évolution du conflit Moyen-Orient, qui reste très incertaine, une raison pour laquelle le ministère de Mme Reiche a publié pour la première fois des scénarios alternatifs en fonction des prix de l'énergie.

Dans le scénario le plus défavorable, la croissance pourrait être encore amputée d'environ 0,5 point cette année, tandis que l'inflation augmenterait de 1,6 point de pourcentage.

P.Navarro--TFWP