The Fort Worth Press - Bénin: derrière la croissance record, le défi persistant de la pauvreté

USD -
AED 3.672503
AFN 64.000117
ALL 81.919754
AMD 376.059972
AOA 916.999949
ARS 1382.005968
AUD 1.416822
AWG 1.80125
AZN 1.698459
BAM 1.673634
BBD 2.011587
BDT 122.694347
BHD 0.377137
BIF 2970
BMD 1
BND 1.273934
BOB 6.90148
BRL 5.099502
BSD 0.998734
BTN 92.490362
BWP 13.45308
BYN 2.900908
BYR 19600
BZD 2.008703
CAD 1.38403
CDF 2300.000131
CHF 0.790382
CLF 0.02264
CLP 891.059853
CNY 6.83185
CNH 6.83272
COP 3654.86
CRC 464.322236
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.500127
CZK 20.86125
DJF 177.720181
DKK 6.39467
DOP 60.374978
DZD 132.349965
EGP 53.085601
ERN 15
ETB 156.549743
EUR 0.855697
FJD 2.21245
FKP 0.744078
GBP 0.745135
GEL 2.689908
GGP 0.744078
GHS 11.015024
GIP 0.744078
GMD 74.000155
GNF 8775.000351
GTQ 7.640832
GYD 208.952669
HKD 7.83355
HNL 26.629811
HRK 6.447503
HTG 130.987476
HUF 322.509715
IDR 17101.55
ILS 3.050502
IMP 0.744078
INR 92.5895
IQD 1310
IRR 1316000.000162
ISK 122.709824
JEP 0.744078
JMD 157.9096
JOD 0.709024
JPY 159.310479
KES 129.150125
KGS 87.448501
KHR 4012.504268
KMF 421.000302
KPW 899.95413
KRW 1486.009753
KWD 0.30887
KYD 0.832292
KZT 476.261788
LAK 21965.000272
LBP 89501.817404
LKR 315.134608
LRD 184.250316
LSL 16.330037
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.354951
MAD 9.302537
MDL 17.248506
MGA 4150.000332
MKD 52.750478
MMK 2099.780124
MNT 3575.250437
MOP 8.059525
MRU 40.009962
MUR 46.520118
MVR 15.450322
MWK 1737.000377
MXN 17.391899
MYR 3.9705
MZN 63.94979
NAD 16.329717
NGN 1361.999657
NIO 36.720381
NOK 9.494302
NPR 147.983022
NZD 1.71381
OMR 0.384505
PAB 0.998725
PEN 3.372503
PGK 4.31125
PHP 59.977967
PKR 279.025012
PLN 3.640475
PYG 6452.275411
QAR 3.646098
RON 4.3568
RSD 100.44202
RUB 77.301648
RWF 1461.5
SAR 3.752572
SBD 8.048583
SCR 13.44156
SDG 601.000011
SEK 9.305485
SGD 1.275085
SLE 24.603383
SOS 571.503721
SRD 37.575495
STD 20697.981008
STN 21.31
SVC 8.738811
SYP 110.553826
SZL 16.330277
THB 32.187996
TJS 9.503158
TMT 3.505
TND 2.88375
TRY 44.684402
TTD 6.774889
TWD 31.794015
TZS 2599.999861
UAH 43.381882
UGX 3680.503855
UYU 40.536031
UZS 12219.99996
VES 475.06335
VND 26332.5
VUV 119.534712
WST 2.769292
XAF 561.328279
XAG 0.013314
XAU 0.000211
XCD 2.70255
XCG 1.800048
XDR 0.698112
XOF 561.498496
XPF 102.349736
YER 238.550276
ZAR 16.458701
ZMK 9001.201599
ZMW 19.051327
ZWL 321.999592
  • AEX

    4.9300

    1010.08

    +0.49%

  • BEL20

    43.8800

    5461.04

    +0.81%

  • PX1

    47.0000

    8292.03

    +0.57%

  • ISEQ

    149.3300

    12804.15

    +1.18%

  • OSEBX

    -17.1000

    2043.53

    -0.83%

  • PSI20

    -49.3200

    9435.17

    -0.52%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    43.9800

    3970.39

    +1.12%

  • N150

    16.2700

    4083.73

    +0.4%

Bénin: derrière la croissance record, le défi persistant de la pauvreté
Bénin: derrière la croissance record, le défi persistant de la pauvreté / Photo: © AFP

Bénin: derrière la croissance record, le défi persistant de la pauvreté

Forte croissance, économie modernisée mais pauvreté persistante: le prochain président du Bénin, élu dimanche, héritera d'un pays en pleine transformation mais devra répondre aux classes populaires frappées de plein fouet par la cherté de la vie.

Taille du texte:

A Abomey-Calavi, dans la proche banlieue de Cotonou, Mathias Tottin ouvre de grands incubateurs dans lesquels des milliers d'oeufs vont bientôt devenir des poussins destinés à être vendus.

Ces dernières années, son entreprise agro-alimentaire n'a cessé de grandir et compte aujourd'hui une quarantaine de salariés, en partie selon lui grâce aux réformes économiques menées par le président Patrice Talon, qui cède sa place après une décennie.

"Le climat des affaires est bien assaini au Bénin. Il y a des conditions à respecter. Avant, à la douane, il y avait des tarifs à la tête du client pour le même produit. Aujourd'hui, c'est fini", se félicite t-il.

Au coeur de la capitale économique, Caludia Togbe fait le même constat.

"On peut créer son entreprise en une heure en ligne! Plusieurs formalités sont digitalisées, il y a beaucoup de facilités pour les entrepreneurs et ça nous permet de rester focalisés sur notre métier au lieu de courir dans les administrations", pointe cette créatrice d'une marque de cosmétiques 100% local.

La superficie de sa boutique a quadruplé en quelques années et le développement économique du pays a aussi permis, selon elle, l'émergence d'une "certaine classe moyenne" qui fait partie de sa nouvelle clientèle.

Car au niveau macroéconomique, les résultats du Bénin font des envieux: croissance annuelle au-delà de 6%, déficit ramené à 3% du PIB, 3.000 km de routes construites, levées de fonds sur les marchés internationaux.

- "Tout est cher!" -

Mais ces bons chiffres et ce développement ultra-rapide n'ont pas sorti tout le monde de la pauvreté, dont le taux reste au-dessus de 30% dans le pays, classé 173e sur 193 à l'indice de développement humain.

"Notre croissance n'a de sens que si elle est inclusive", reconnaît Aristide Medenou, directeur général de l'Economie au ministère dédié, qui assure que "le but ultime" reste "l'éradication de l'extrême pauvreté".

Dans le quartier Zongo de Cotonou, Moucharaf Fassassi, couturier, s'active dans son atelier de quatre salariés.

Pour un mois de travail, ces derniers peuvent empocher autour de 60.000 francs CFA (91,50 euros), à peine plus que le salaire minimum fixé à 52.000 francs (79 euros).

La part du secteur informel reste encore très importante dans l'économie béninoise, comme dans la plupart des pays d'Afrique de l'Ouest.

"Mon souhait, c'est que le prochain président diminue le coût de la vie, notamment les taxes et l'électricité. C'est difficile de mettre de côté aujourd'hui", explique le couturier à l'AFP.

Et le développement a aussi un coût: les marchés informels de Cotonou ont par exemple été remplacés par des halles modernes, plus propres et mieux organisées, mais avec des charges plus importantes pour les commerçants, entraînant une augmentation du prix de certains produits.

A la faculté des sciences de la santé de Cotonou, Aliou Falilatou prépare du dégué, un populaire dessert lacté à la semoule.

"Tout est cher! Au marché, le gingembre, la tomate... Plus rien n'est abordable", déplore-t-elle devant ses marmites.

- "Agir sur l'offre" -

"On ne peut pas dire qu'il n'y a pas de développement, beaucoup de choses ont changé, mais à la fin du mois, si je vous disais qu'il me reste de l'argent, je mentirais", ajoute-t-elle, appelant à des "prêts" plus accessibles.

"Toute cette croissance dont on se vante ne se ressent pas dans l'assiette du pauvre à l'heure du repas", abonde Aristide Fadegnon, un commerçant de produits céréaliers.

A la présidentielle de dimanche, le grand favori n'est autre que Romuald Wadagni, ministre des Finances depuis 2016 et architecte du boom économique du pays.

Pour encourager la sortie de l'informel, il propose notamment la "mise en place d'un mécanisme de crédit allant de 50.000 à 50 millions de francs CFA (76.200 euros)", explique M. Medenou.

Face à la cherté de la vie, son rival, Paul Hounkpè, a promis des baisses de prix sur les produits de première nécessité.

"Dans une économie de marché, notre doctrine n'est pas d'administrer les prix de façon arbitraire, mais d'agir sur les fondamentaux de l'offre et d'assumer notre rôle de bouclier en cas de crise", répond M. Medenou, qui détaille les trois leviers du programme du candidat Wadagni: plus de production agricole, mécanisme de stabilisation des prix du carburant et pragmatisme fiscal en cas de crise.

K.Ibarra--TFWP