The Fort Worth Press - A Rio, les bus en première ligne dans la guerre entre narcotrafiquants et police

USD -
AED 3.672501
AFN 65.00015
ALL 81.997308
AMD 365.731069
ANG 1.790403
AOA 917.999969
ARS 1487.513298
AUD 1.435338
AWG 1.8025
AZN 1.70141
BAM 1.709713
BBD 2.011294
BDT 123.075175
BGN 1.69088
BHD 0.376755
BIF 2975.356884
BMD 1
BND 1.291955
BOB 6.923833
BRL 5.135299
BSD 0.998654
BTN 95.200217
BWP 13.561026
BYN 2.854158
BYR 19600
BZD 2.008322
CAD 1.413835
CDF 2255.999778
CHF 0.80329
CLF 0.023561
CLP 927.289648
CNY 6.79285
CNH 6.780125
COP 3302.61
CRC 454.291159
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.384647
CZK 21.159813
DJF 177.824012
DKK 6.52365
DOP 58.716061
DZD 133.045334
EGP 49.6097
ERN 15
ETB 161.173535
EUR 0.872698
FJD 2.2287
FKP 0.748461
GBP 0.74355
GEL 2.639926
GGP 0.748461
GHS 11.408117
GIP 0.748461
GMD 73.000183
GNF 8758.326486
GTQ 7.618815
GYD 208.886985
HKD 7.836585
HNL 26.733859
HRK 6.588903
HTG 130.690386
HUF 311.280297
IDR 18063
ILS 3.01535
IMP 0.748461
INR 95.29785
IQD 1308.2037
IRR 1375000.000381
ISK 125.150131
JEP 0.748461
JMD 158.831448
JOD 0.708982
JPY 161.428502
KES 129.260393
KGS 87.44799
KHR 4031.73285
KMF 430.999845
KPW 900.00035
KRW 1506.594985
KWD 0.30935
KYD 0.832204
KZT 466.838586
LAK 22529.929324
LBP 89424.141895
LKR 334.901001
LRD 181.230933
LSL 16.384966
LTL 2.952741
LVL 0.60489
LYD 6.388447
MAD 9.337978
MDL 17.540179
MGA 4270.328863
MKD 53.789998
MMK 2099.680263
MNT 3586.661257
MOP 8.060336
MRU 39.862585
MUR 47.130139
MVR 15.460145
MWK 1731.498802
MXN 17.50035
MYR 4.063496
MZN 63.910217
NAD 16.384894
NGN 1375.460438
NIO 36.750661
NOK 9.68595
NPR 152.324341
NZD 1.727195
OMR 0.384506
PAB 0.998584
PEN 3.39697
PGK 4.391685
PHP 61.518988
PKR 277.585625
PLN 3.78022
PYG 6074.619298
QAR 3.640178
RON 4.569027
RSD 102.418967
RUB 75.999668
RWF 1468.382314
SAR 3.75568
SBD 8.065041
SCR 12.147473
SDG 600.494926
SEK 9.625401
SGD 1.290005
SHP 0.746601
SLE 24.349876
SLL 20969.503664
SOS 570.639347
SRD 37.600973
STD 20697.981008
STN 21.417301
SVC 8.737308
SYP 110.532098
SZL 16.379356
THB 33.281502
TJS 9.231475
TMT 3.51
TND 2.95146
TOP 2.40776
TRY 46.971095
TTD 6.77652
TWD 32.073498
TZS 2630.997973
UAH 44.450321
UGX 3680.327296
UYU 40.14825
UZS 11992.814277
VES 699.349603
VND 26289.5
VUV 119.753426
WST 2.775484
XAF 573.39901
XAG 0.016478
XAU 0.000242
XCD 2.70255
XCG 1.799737
XDR 0.713149
XOF 573.41906
XPF 104.249163
YER 237.098147
ZAR 16.27495
ZMK 9001.20174
ZMW 17.999283
ZWL 321.999592
  • AEX

    7.2100

    1083.32

    +0.67%

  • BEL20

    17.4500

    5647.96

    +0.31%

  • PX1

    74.2700

    8326.62

    +0.9%

  • ISEQ

    39.9500

    13816.29

    +0.29%

  • OSEBX

    -16.2400

    1940.6

    -0.83%

  • PSI20

    39.0700

    9123.98

    +0.43%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -10.1200

    4590.43

    -0.22%

  • N150

    5.0100

    4180.05

    +0.12%

A Rio, les bus en première ligne dans la guerre entre narcotrafiquants et police
A Rio, les bus en première ligne dans la guerre entre narcotrafiquants et police / Photo: © AFP

A Rio, les bus en première ligne dans la guerre entre narcotrafiquants et police

Quand un chef de gang de narcotrafiquants a été tué par la police dans une favela de Rio de Janeiro en mars dernier, des individus armés ont pris d'assaut un autobus et l'ont incendié en pleine rue.

Taille du texte:

"Ils sont montés, m'ont demandé de faire descendre les passagers et ont mis le feu. C'était très rapide", a raconté à l'AFP le chauffeur Marcio Souza, 48 ans, visiblement choqué.

Cette "situation horrible" est loin d'être un cas isolé dans la ville brésilienne de près de sept millions d'habitants, une des destinations touristiques les plus prisées au monde.

Les affrontements entre policiers et groupes criminels lourdement armés -- ou entre bandes rivales -- sont courants dans les favelas, quartiers pauvres et densément peuplés où les habitants vivent sous le joug des narcotrafiquants.

Les bus qui passent aux abords des favelas, une fois aux mains des gangs, sont le plus souvent placés en travers de la route, comme des barricades pour empêcher le passage des forces de l'ordre. Semer le chaos dans la ville est aussi une sorte de démonstration de force.

En octobre dernier, lors de l'intervention policière la plus meurtrière du Brésil, qui a fait plus de 120 morts, une centaine de bus avaient été utilisés comme barricades.

- Métier à risque -

Joao, chauffeur de bus de 35 ans qui préfère être cité sous un pseudonyme de peur de représailles, a vécu un moment de "terreur" récemment.

À Madureira, quartier populaire du nord de Rio, des individus à moto l'ont agressé, lui ont pris ses clés et ont aspergé son bus d'essence. La police est arrivée juste à temps pour éviter l'incendie.

"À ce moment-là, j'ai pensé à ma famille. J'ai cru que le pire allait arriver", raconte ce père de deux filles de 16 et 10 ans.

"Mes proches me soutiennent car ils savent que j'ai toujours rêvé d'être chauffeur de bus. Mais ils ont peur, sans savoir si je vais rentrer à la maison sain et sauf", ajoute cet homme qui exerce cette profession depuis 15 ans.

Près de 200 chauffeurs ont été en arrêt de travail l'an dernier à cause de problèmes de stress entraînant jusqu'à des crises de panique, selon Paulo Valente, porte-parole de RioOnibus, association qui représente les entreprises d'un secteur employant 14.000 chauffeurs à Rio.

Au total, 245 bus ont été utilisés comme barricades en 2025, plus du double de l'année précédente.

L'inquiétude gagne également les usagers des transports publics. "Je ne prends plus le bus, c'est trop dangereux", dit Elisiane, 43 ans, qui préfère ne pas révéler son nom de famille.

Monica Correia, auxiliaire de vie de 56 ans, rapporte sortir de chez elle trois heures à l'avance pour être sûre d'arriver à l'heure au travail.

- "Bande de Gaza" -

Embouteillages monstres, changements d'itinéraires: les incidents avec les bus causés par le crime organisé "ont un impact direct sur l'économie et sur l'image de la ville", affirme Paulo Valente.

Ils bouleversent notamment la vie des habitants des quartiers populaires du nord, qui le jour vont travailler dans les quartiers chics et touristiques du sud, avant de rentrer chez eux.

Lors de la sanglante opération policière d'octobre, environ 500.000 personnes n'ont pas pu terminer leurs trajets en bus. Commerces fermés, employés dans l'incapacité de rejoindre leur lieu de travail: une situation aux airs de couvre-feu en plein jour.

Face à ces violences, les autorités tentent de minimiser les conséquences, en prévenant par exemple RioOnibus avant une intervention policière. La police de Rio n'a pas répondu aux sollicitations de l'AFP.

En octobre 2023, quand 35 bus avaient été incendiés, le président Luiz Inacio Lula da Silva avait déploré des "scènes dignes de la bande de Gaza".

Les jeunes ne sont pas épargnés. Environ 190.000 élèves ont été empêchés de se rendre à l'école en transport en commun entre janvier 2023 et juillet 2025 en raison de problèmes de sécurité, selon une étude récente.

"Cela a affecté 95% des écoles publiques, c'est gravissime", dit à l'AFP une co-autrice de cette étude, Maria Isabel Couto, de l'Institut Fogo Cruzado.

Selon elle, la responsabilité est partagée: "La mainmise de groupes armés sur certains territoires a un fort impact sur les problèmes de mobilité, mais l'État ne peut pas se cacher derrière cela, car il joue un rôle dans la production de ces violences et de ces inégalités."

S.Jones--TFWP