The Fort Worth Press - Le marché du carbone au cœur d'un bras de fer en Europe

USD -
AED 3.672497
AFN 63.000229
ALL 82.629116
AMD 376.411435
ANG 1.789731
AOA 916.999689
ARS 1407.469704
AUD 1.42238
AWG 1.8025
AZN 1.703984
BAM 1.683872
BBD 2.013518
BDT 122.265366
BGN 1.647646
BHD 0.377378
BIF 2966.70986
BMD 1
BND 1.276675
BOB 6.907655
BRL 5.268475
BSD 0.999694
BTN 91.668927
BWP 13.449567
BYN 2.936897
BYR 19600
BZD 2.010676
CAD 1.365995
CDF 2260.000281
CHF 0.7803
CLF 0.022949
CLP 906.170152
CNY 6.897501
CNH 6.90483
COP 3790.75
CRC 471.223347
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.933685
CZK 21.05225
DJF 178.026699
DKK 6.44326
DOP 59.460414
DZD 131.366983
EGP 50.111102
ERN 15
ETB 155.064768
EUR 0.86242
FJD 2.210497
FKP 0.75091
GBP 0.748895
GEL 2.704968
GGP 0.75091
GHS 10.777768
GIP 0.75091
GMD 73.501561
GNF 8766.665662
GTQ 7.667704
GYD 209.158261
HKD 7.823895
HNL 26.461864
HRK 6.495704
HTG 131.076968
HUF 335.8965
IDR 16943
ILS 3.08028
IMP 0.75091
INR 91.689899
IQD 1309.672948
IRR 1319072.49797
ISK 124.810082
JEP 0.75091
JMD 156.269507
JOD 0.709036
JPY 157.740199
KES 129.150423
KGS 87.4434
KHR 4012.208824
KMF 424.000086
KPW 900.009268
KRW 1477.364997
KWD 0.30769
KYD 0.833114
KZT 492.197085
LAK 21412.212426
LBP 89527.479056
LKR 310.82105
LRD 182.445899
LSL 16.495355
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.37218
MAD 9.286289
MDL 17.290754
MGA 4131.043093
MKD 53.126212
MMK 2099.899945
MNT 3569.0757
MOP 8.053984
MRU 39.919582
MUR 47.405843
MVR 15.460205
MWK 1733.530215
MXN 17.71955
MYR 3.945984
MZN 63.905002
NAD 16.495426
NGN 1386.109935
NIO 36.790219
NOK 9.65391
NPR 146.676769
NZD 1.695625
OMR 0.384515
PAB 0.999664
PEN 3.410548
PGK 4.305843
PHP 59.072029
PKR 279.37363
PLN 3.689215
PYG 6546.127685
QAR 3.645646
RON 4.391197
RSD 101.23203
RUB 79.027076
RWF 1461.098364
SAR 3.753609
SBD 8.05166
SCR 13.910689
SDG 601.490528
SEK 9.212405
SGD 1.278815
SHP 0.750259
SLE 24.503298
SLL 20969.49935
SOS 570.319126
SRD 37.716943
STD 20697.981008
STN 21.094413
SVC 8.747799
SYP 110.821403
SZL 16.500855
THB 31.852968
TJS 9.587041
TMT 3.51
TND 2.9295
TOP 2.40776
TRY 44.074825
TTD 6.763243
TWD 31.708994
TZS 2590.00015
UAH 43.805863
UGX 3678.974399
UYU 39.233918
UZS 12168.852078
VES 425.142005
VND 26235
VUV 119.29626
WST 2.726253
XAF 564.771773
XAG 0.011906
XAU 0.000196
XCD 2.70255
XCG 1.801838
XDR 0.702398
XOF 564.771773
XPF 102.678456
YER 238.600536
ZAR 16.61405
ZMK 9001.200918
ZMW 19.244909
ZWL 321.999592
  • AEX

    -3.0900

    992.4

    -0.31%

  • BEL20

    -41.0300

    5219.15

    -0.78%

  • PX1

    -12.8700

    8032.57

    -0.16%

  • ISEQ

    27.4400

    12499.64

    +0.22%

  • OSEBX

    -5.3400

    1900.33

    -0.28%

  • PSI20

    0.0000

    8932.38

    0%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -66.9300

    3779.36

    -1.74%

  • N150

    -30.6300

    3895.79

    -0.78%

Le marché du carbone au cœur d'un bras de fer en Europe
Le marché du carbone au cœur d'un bras de fer en Europe / Photo: © POOL/AFP/Archives

Le marché du carbone au cœur d'un bras de fer en Europe

L'économie de l'UE est-elle pénalisée par le coût du CO2? Une partie des industriels et certains Etats européens mènent une offensive contre le fonctionnement du marché du carbone, énième bras de fer sur les politiques environnementales du continent.

Taille du texte:

Et ils accentuent la pression, au moment où la guerre au Moyen-Orient laisse craindre une nouvelle flambée des prix de l'énergie en Europe.

La Commission européenne se penche vendredi sur le sujet, avant un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement dédié à la compétitivité de l'UE le 19 mars à Bruxelles.

. Qu'est-ce que le marché du carbone ?

L'Union européenne a créé en 2005 ce marché des quotas d'émissions carbone, un outil pionnier dans la lutte contre le changement climatique.

L'objectif: encourager la transition vers une économie bas carbone grâce au principe du pollueur-payeur.

Pour couvrir leurs émissions de CO2, les producteurs d'électricité et les industries énergivores (sidérurgie, ciment, chimie...) doivent acheter des "permis de polluer" sur le marché européen des quotas carbone, baptisé "ETS" en anglais.

Le prix de la tonne de CO2 varie et s'établit autour de 70 euros actuellement.

Le total des quotas baisse au fil du temps pour inciter les industriels à émettre moins.

Pour les accompagner dans leur transformation, des quotas gratuits d'émissions sont alloués mais ils sont réduits progressivement, jusqu'à disparaître d'ici 2034.

. Pourquoi les critiques s'intensifient ?

L'économie européenne souffre, secouée par la concurrence de la Chine et les droits de douane aux Etats-Unis.

Et une large partie de l'industrie, notamment la chimie allemande, s'alarme du coût de l'énergie, au moins trois fois plus cher qu'aux Etats-Unis, et impute une part de la facture au prix du carbone.

Les secteurs industriels les plus énergivores haussent encore le ton ces derniers jours craignant une envolée des coûts à cause de la guerre au Moyen-Orient.

Ils réclament entre autres le blocage des prix du CO2 en 2026 et la poursuite des quotas d'émissions gratuits au-delà de 2034.

Des Etats encore très dépendants des énergies fossiles comme la Pologne et la République tchèque mènent de longue date cette fronde.

Dans une Europe qui penche de plus en plus à droite, ils ont été rejoints par l'Italie qui appelle à suspendre le marché du carbone afin de le refondre en profondeur, et voudrait une nouvelle réforme du marché de l'électricité, aujourd'hui indexé sur le prix du gaz.

L'Allemagne, de son côté, souffle le chaud et le froid. Le mois dernier, un appel du chancelier allemand Friedrich Merz à réviser le mécanisme européen a provoqué une chute du prix du CO2.

Dans l'autre camp, les pays scandinaves ou l'Espagne défendent ardemment ce système pour mener la transition.

"Abandonner le climat" au nom de la compétitivité serait "une erreur stratégique", a aussi prévenu le président français Emmanuel Macron.

Mais le prix du CO2 "pèse beaucoup" pour les pays d'Europe centrale et orientale encore très carbonés, a-t-il reconnu, en attendant de Bruxelles des "solutions concrètes".

L'industrie elle-même est divisée: des entreprises comme EDF, qui défend l'électrification des usages, redoutent une remise en cause du système actuel.

. Que va faire la Commission européenne ?

L'Union européenne avait déjà prévu une révision du marché du carbone courant 2026, a priori en juillet. Mais la Commission plaidait pour des flexibilités à la marge.

Elle se retrouve désormais sous très forte pression.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, répète les "clairs avantages" du marché du carbone européen.

Depuis 2005, "les émissions ont chuté de 39%" dans les secteurs concernés, qui ont connu "une croissance de 71%. C'est la preuve que décarbonation et compétitivité peuvent aller de pair", assure-t-elle.

Mais elle sait qu'elle doit proposer aux Etats membres des options pour contenir le prix de l'électricité comme du CO2.

Parmi les pistes:

- poursuivre l'allocation de quotas gratuits en échange d'investissements dans la décarbonation;

- ajuster les "valeurs de référence", un système complexe qui détermine les quotas gratuits attribués à chaque secteur.

L'économiste Marc Baudry, spécialiste du climat, ne pense pas qu'Ursula von der Leyen remettra en cause l'ensemble du marché du carbone, l'un des héritages de son précédent mandat. Ce "serait désastreux" pour des industriels "qui ont déjà fait les efforts et seraient pénalisés", met-il en garde.

Une victime collatérale pourrait être en revanche "l'ETS 2", c'est-à-dire l'extension prévue du marché du carbone au transport routier et au chauffage des bâtiments.

Très sensible politiquement, la mesure a déjà été repoussée de 2027 à 2028 à la demande de la Pologne ou de la Hongrie notamment. Mais certains spécialistes et des diplomates s'attendent à un nouveau report, voire à un enterrement de première classe.

L.Rodriguez--TFWP