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La France prévoit une réunion des ministres des Finances du G7 sous présidence française, qui réunira également les banquiers centraux, "sans doute en début de semaine prochaine", a annoncé le ministre de l'Economie et des Finances Roland Lescure mercredi.
"J'ai parlé avec les uns et les autres, notamment avec Scott Bessent, qui est le secrétaire d'Etat au Trésor américain. Et on s'est mis d'accord pour monter une réunion qui sera sans doute en début de semaine prochaine", a déclaré le ministre sur Franceinfo, indiquant être "en contact rapproché" avec ses homologues des Finances depuis trois jours "de manière bilatérale".
"On veut laisser passer une semaine, voir comment évolue le conflit, voir comment évoluent les marchés. On aura les ministres des Finances, et les gouverneurs des banques centrales également qui seront présents", a-t-il ajouté.
Lors de cette réunion, "d'abord on va échanger, on va écouter ce qui remonte du terrain, des entreprises, des économistes dans ces différentes zones du monde, puisqu'on a une Japonaise, un Américain, des Européens. Donc l'idée, c'est de pouvoir échanger sur l'état de la situation, qu'on puisse évaluer éventuellement les réponses nécessaires si on doit le faire", a-t-il précisé.
"Dans un conflit qui est un conflit aujourd'hui local dans une région mais qui a des répercussions globales, il faut évidemment qu'on se coordonne", a-t-il poursuivi.
La France préside cette année le G7, qui comprend les États-Unis, le Japon, le Canada, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne et l'Italie. Une première réunion du G7 Finances sous présidence française s'était tenue en visioconférence le 27 janvier.
La guerre au Moyen-Orient a provoqué ces derniers jours un net recul des marchés boursiers, particulièrement en Europe et en Asie. Depuis le début de la semaine, l'indice vedette français CAC 40 a perdu plus de 5%, son équivalent allemand, le Dax, a perdu près de 6% et le FTSE 100 de Londres près de 4%.
Les investisseurs s'inquiètent de la forte hausse du prix des hydrocarbures, en raison des perturbations de l'approvisionnement via le détroit d'Ormuz, où transite environ 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondial.
L.Coleman--TFWP