The Fort Worth Press - PFAS: le délicat chantier de la protection des travailleurs

USD -
AED 3.672502
AFN 65.999798
ALL 82.075021
AMD 366.74002
ANG 1.790258
AOA 917.497017
ARS 1470.450299
AUD 1.43288
AWG 1.8
AZN 1.702368
BAM 1.716593
BBD 2.013771
BDT 123.254487
BGN 1.717508
BHD 0.37707
BIF 2982.5
BMD 1
BND 1.2931
BOB 6.923833
BRL 5.089896
BSD 0.999864
BTN 96.134216
BWP 13.625492
BYN 2.872502
BYR 19600
BZD 2.010875
CAD 1.405265
CDF 2260.000295
CHF 0.80901
CLF 0.023517
CLP 925.550223
CNY 6.77075
CNH 6.77182
COP 3261.82
CRC 455.435117
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.95018
CZK 21.208299
DJF 177.719797
DKK 6.541989
DOP 58.501861
DZD 133.164032
EGP 50.718501
ERN 15
ETB 158.999703
EUR 0.87513
FJD 2.227197
FKP 0.747301
GBP 0.746465
GEL 2.620025
GGP 0.747301
GHS 11.505013
GIP 0.747301
GMD 73.480717
GNF 8777.500468
GTQ 7.628067
GYD 209.153425
HKD 7.837865
HNL 26.860071
HRK 6.595597
HTG 130.679774
HUF 314.023033
IDR 18134
ILS 2.998704
IMP 0.747301
INR 96.42565
IQD 1310
IRR 1375125.000065
ISK 125.501845
JEP 0.747301
JMD 158.580952
JOD 0.70899
JPY 162.182948
KES 129.249866
KGS 87.449798
KHR 4015.00016
KMF 431.000099
KPW 900.000068
KRW 1490.354989
KWD 0.309589
KYD 0.833205
KZT 468.977926
LAK 22587.50733
LBP 89549.999949
LKR 336.049783
LRD 181.396433
LSL 16.390467
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.405001
MAD 9.325009
MDL 17.632215
MGA 4295.000483
MKD 53.953875
MMK 2099.937768
MNT 3585.974961
MOP 8.071497
MRU 40.099706
MUR 47.310241
MVR 15.450434
MWK 1736.999849
MXN 17.423101
MYR 4.071097
MZN 63.900056
NAD 16.390486
NGN 1380.760159
NIO 36.649571
NOK 9.682165
NPR 153.815097
NZD 1.72062
OMR 0.384456
PAB 0.999864
PEN 3.391498
PGK 4.397965
PHP 61.644499
PKR 278.106669
PLN 3.785715
PYG 6063.98385
QAR 3.64525
RON 4.589203
RSD 102.705944
RUB 77.497331
RWF 1465
SAR 3.759316
SBD 8.065041
SCR 13.200298
SDG 600.497254
SEK 9.654498
SGD 1.29075
SHP 0.746601
SLE 24.401978
SLL 20969.507346
SOS 571.487415
SRD 37.624504
STD 20697.981008
STN 21.65
SVC 8.748848
SYP 110.532098
SZL 16.380133
THB 33.479495
TJS 9.228555
TMT 3.5
TND 2.945056
TOP 2.40776
TRY 47.031098
TTD 6.789836
TWD 32.148903
TZS 2639.998034
UAH 44.937794
UGX 3705.621626
UYU 40.224513
UZS 12047.49859
VES 723.09425
VND 26261.5
VUV 119.718663
WST 2.760172
XAF 575.736724
XAG 0.017006
XAU 0.000247
XCD 2.70255
XCG 1.801992
XDR 0.71656
XOF 574.49673
XPF 104.849825
YER 237.149773
ZAR 16.3669
ZMK 9001.184213
ZMW 18.122534
ZWL 321.999592
  • AEX

    4.4500

    1089.86

    +0.41%

  • BEL20

    14.0100

    5618.27

    +0.25%

  • PX1

    2.5100

    8366.85

    +0.03%

  • ISEQ

    -5.5000

    13756.67

    -0.04%

  • OSEBX

    13.4600

    1964.13

    +0.69%

  • PSI20

    -7.3100

    9126.85

    -0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    0.4400

    4421.87

    +0.01%

  • N150

    14.7200

    4221.86

    +0.35%

PFAS: le délicat chantier de la protection des travailleurs
PFAS: le délicat chantier de la protection des travailleurs / Photo: © AFP/Archives

PFAS: le délicat chantier de la protection des travailleurs

Beaucoup reste à faire pour prévenir les risques liés à l'exposition aux PFAS dans les entreprises françaises, faute d'informations suffisantes sur la présence de ces molécules dans les produits qu'elles utilisent, met en lumière une enquête publiée jeudi par l'INRS, organisme de référence de la santé au travail.

Taille du texte:

Dans les cosmétiques, ustensiles de cuisine ou emballages, ces substances chimiques per- et polyfluoroalkylées, qui inquiètent pour leurs effets sur la santé, sont partout, utilisées pour leurs propriétés antiadhésives, imperméabilisantes ou leur résistance à la chaleur.

"L'exposition professionnelle à ces substances est encore méconnue", souligne l'INRS. Or, en milieu professionnel, la fréquence et le niveau des expositions aux PFAS sont potentiellement plus élevées que dans la population générale.

L’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) a mené cette enquête pendant deux ans, à l'aide d'un questionnaire en ligne adressé à des centaines d'entreprises, parmi lesquelles des producteurs de PFAS, des fabricants de produits contenant des PFAS ainsi que la filière de traitement des déchets.

L'INRS a d'abord ciblé les secteurs d'activité utilisant les PFAS: chimie, textile, papier et carton, automobile, fabricants de matériel électronique et électrique, pharmacie, plasturgie. En dépit de ce ciblage, sur près de 900 entreprises ayant répondu à l'enquête, plus de la moitié (51%) se déclarent "non concernées" par les PFAS, 32% se disent "concernées" et 17% "ne savent pas".

Nombre d'entreprises "éprouvent des difficultés à identifier le fait qu'elles utilisent des PFAS ou des produits qui en contiennent, ou qu'elles traitent des déchets qui en contiennent", explique à l'AFP Myriam Ricaud, responsable du pôle risques chimiques à l'INRS.

En cause, la fiche de données de sécurité, ou "FDS", que doit donner le fournisseur à l'utilisateur, qui comporte les informations sur les dangers de la substance et les précautions à prendre pour les manipuler.

"Bien souvent (...) n'est pas mentionné le fait que la substance est un PFAS ou que le mélange contient des PFAS", précise Mme Ricaud. Idem pour les entreprises de traitement des déchets.

Si le taux de répondants par rapport aux milliers de questionnaires adressés empêche d'extrapoler les résultats à l'ensemble des établissements ciblés, cette étude "apporte des données utiles" pour identifier les expositions aux PFAS, selon l'INRS.

- Les contrôles dans l'air peu répandus -

"Les résultats du questionnaire montrent que, s'il y a bien une démarche d'évaluation du risque chimique en œuvre chez les répondants, dans la majorité des cas (92%), elle n'est pas spécifique aux PFAS", note l'INRS.

Et pour cause, sur les milliers de substances PFAS, quatre seulement sont soumises à des valeurs limites d'exposition professionnelle: trois aux Etats-Unis (APFO, PFBE et PFIB) et une en Allemagne (PFOS), relève l'enquête.

Pour prévenir l'exposition, "la priorité, c'est la substitution", que mettent en place les entreprises, selon Mme Ricaud, qui appelle toutefois à "être vigilant pour ne pas substituer le PFAS par un produit qui a une toxicité similaire".

Si cela n'est pas possible, l'INRS préconise de limiter l'exposition des opérateurs en aspirant ces polluants, en filtrant l'air des lieux de travail, par exemple, et, en dernier recours, en utilisant des équipements de protection individuels.

La diversité de la famille des PFAS complique l'évaluation de leurs effets sur la santé, mais "de nombreux PFAS sont (...) susceptibles d'induire des effets immunotoxiques, hépatiques, métaboliques et certains d'entre eux peuvent favoriser la survenue de cancers", signale l'INRS.

Or, "seulement 4% des répondants déclarent avoir déjà réalisé des prélèvements atmosphériques de PFAS", 10% prévoyant de le faire dans le futur, "soit dans le cadre d'une démarche volontaire, soit en cas de changements réglementaires", indique l'INRS.

En ce qui concerne les prélèvements biologiques (urine, sang), "4% des répondants ont déjà réalisé des dosages de PFAS et 6% prévoient de le faire dans le futur, en particulier dans le cadre de la mise en place d'une surveillance biologique des salariés", selon l'enquête.

"Il y a très peu de méthodes qui ont été développées et validées pour prélever et analyser ces substances chimiques dans l'air", ainsi que dans le sang et l'urine des personnes exposées, relève Mme Ricaud, selon laquelle la suite des travaux de l'INRS consistera à combler ce manque et permettre d'"estimer l'exposition des salariés".

Elle table sur de premiers résultats d'ici trois ans.

L.Davila--TFWP