The Fort Worth Press - Mercosur: feu vert de l'UE malgré l'opposition de la France

USD -
AED 3.672497
AFN 66.000088
ALL 82.065819
AMD 365.355929
ANG 1.790258
AOA 917.999744
ARS 1475.489602
AUD 1.433661
AWG 1.8
AZN 1.704892
BAM 1.711051
BBD 2.013578
BDT 123.231705
BGN 1.717508
BHD 0.37699
BIF 2973.665792
BMD 1
BND 1.290819
BOB 6.923833
BRL 5.116897
BSD 0.999746
BTN 96.20602
BWP 13.613298
BYN 2.892751
BYR 19600
BZD 2.010507
CAD 1.402315
CDF 2260.000297
CHF 0.807005
CLF 0.023497
CLP 924.779593
CNY 6.77325
CNH 6.77907
COP 3242.98
CRC 453.72027
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.47066
CZK 21.167899
DJF 178.023526
DKK 6.53725
DOP 58.591939
DZD 133.107019
EGP 50.547399
ERN 15
ETB 161.352347
EUR 0.87451
FJD 2.24225
FKP 0.741639
GBP 0.744195
GEL 2.625009
GGP 0.741639
GHS 11.535803
GIP 0.741639
GMD 74.000309
GNF 8767.847144
GTQ 7.627363
GYD 209.152271
HKD 7.840235
HNL 26.773638
HRK 6.590799
HTG 130.665488
HUF 317.889503
IDR 17944.65
ILS 3.04713
IMP 0.741639
INR 96.252303
IQD 1309.635255
IRR 1375000.000212
ISK 125.410062
JEP 0.741639
JMD 158.358413
JOD 0.708992
JPY 162.353501
KES 129.210156
KGS 87.450085
KHR 4041.870984
KMF 429.000289
KPW 900.000068
KRW 1485.240004
KWD 0.30907
KYD 0.833089
KZT 472.493438
LAK 22557.193474
LBP 89520.580902
LKR 335.94331
LRD 180.94884
LSL 16.498307
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.382383
MAD 9.327058
MDL 17.580129
MGA 4254.649011
MKD 53.92931
MMK 2099.396771
MNT 3588.131807
MOP 8.073156
MRU 39.848993
MUR 47.150391
MVR 15.459835
MWK 1733.515895
MXN 17.48418
MYR 4.095001
MZN 63.909846
NAD 16.498307
NGN 1379.820253
NIO 36.789956
NOK 9.654125
NPR 153.931154
NZD 1.71484
OMR 0.384496
PAB 0.999694
PEN 3.391238
PGK 4.46791
PHP 61.62902
PKR 277.958794
PLN 3.80168
PYG 6059.545578
QAR 3.654275
RON 4.583601
RSD 102.639656
RUB 78.372245
RWF 1472.123187
SAR 3.761064
SBD 8.071362
SCR 13.42529
SDG 600.505105
SEK 9.654851
SGD 1.291197
SHP 0.746601
SLE 24.375028
SLL 20969.507346
SOS 571.311085
SRD 37.611052
STD 20697.981008
STN 21.435008
SVC 8.746851
SYP 110.532098
SZL 16.485564
THB 33.640498
TJS 9.237398
TMT 3.51
TND 2.951865
TOP 2.40776
TRY 47.1305
TTD 6.788884
TWD 32.372097
TZS 2632.209003
UAH 44.654255
UGX 3693.820593
UYU 40.182321
UZS 12006.578947
VES 724.839799
VND 26295
VUV 119.374527
WST 2.738989
XAF 573.873066
XAG 0.018079
XAU 0.000251
XCD 2.70255
XCG 1.801766
XDR 0.712694
XOF 573.870556
XPF 104.34174
YER 238.656157
ZAR 16.50748
ZMK 9001.202706
ZMW 18.218801
ZWL 321.999592
  • AEX

    -14.0000

    1088.37

    -1.27%

  • BEL20

    -1.1200

    5616.45

    -0.02%

  • PX1

    -42.7300

    8334.79

    -0.51%

  • ISEQ

    -229.6400

    13604.11

    -1.66%

  • OSEBX

    15.9200

    1957.31

    +0.82%

  • PSI20

    13.5500

    9049.98

    +0.15%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -7.8900

    4373.05

    -0.18%

  • N150

    -17.7800

    4215.66

    -0.42%

Mercosur: feu vert de l'UE malgré l'opposition de la France
Mercosur: feu vert de l'UE malgré l'opposition de la France / Photo: © AFP

Mercosur: feu vert de l'UE malgré l'opposition de la France

Une majorité d'Etats européens a soutenu vendredi à Bruxelles l'accord de libre-échange avec le Mercosur, malgré la colère des agriculteurs et l'opposition de la France.

Taille du texte:

Grâce à ce feu vert, la présidente de la Commission Ursula von der Leyen pourrait se rendre dès lundi au Paraguay afin de signer ce traité commercial avec l'Amérique latine.

Le soutien de l'Italie a été décisif pour obtenir la majorité qualifiée nécessaire, tandis que la France a voté contre et entend poursuivre la bataille au Parlement européen.

Les eurodéputés se pencheront sur la ratification du traité dans les semaines qui viennent. Le scrutin pourrait être serré dans l'hémicycle où les considérations nationales pèseront.

Négocié depuis 1999, cet accord crée l'une des plus grandes zones de libre-échange au monde, entre l'Union européenne, le Brésil, l'Argentine, le Paraguay et l'Uruguay, soit plus de 700 millions de consommateurs.

Pour ses détracteurs, il va bousculer l'agriculture européenne à coup de produits moins chers et pas forcément respectueux des normes environnementales de l'UE, faute de contrôles suffisants.

Pour ses thuriféraires comme l'Allemagne et l'Espagne, il va permettre au contraire de relancer une économie européenne à la peine, bousculée par la concurrence chinoise et les droits de douane aux Etats-Unis.

En supprimant une large part des droits de douane, ce traité favorise les exportations européennes de voitures, de machines, de vins ou de fromages.

Dans le sens inverse, il facilite l'entrée en Europe de boeuf, de volaille, sucre, riz, miel et soja sud-américains, avec des quotas de produits détaxés qui alarment les filières concernées.

- "Echec diplomatique" -

Le retour de Donald Trump à la Maison Blanche a donné un argument supplémentaire aux partisans de l'accord. L'Union européenne doit diversifier ses partenariats commerciaux, martèle ainsi la Commission.

Dans l'espoir d'amadouer les agriculteurs, Bruxelles a enchaîné les concessions ces derniers mois, dont des garanties renforcées pour protéger les produits sensibles ou un geste budgétaire dans la future politique agricole commune (PAC) de l'UE.

Mais rien n'y a fait, la colère agricole est repartie de plus belle.

"Il y a beaucoup de peine. Il y a beaucoup d'énervement et ça devient de plus en plus tendu", confiait Judy Peeters, un représentant des agriculteurs belges, lors d'une action de blocage jeudi soir sur un échangeur autoroutier au sud de Bruxelles.

En Grèce, les agriculteurs ont multiplié cette semaine les barrages routiers et intensifié leur mobilisation entamée fin novembre, notamment contre le Mercosur.

En France, des tracteurs étaient à Paris jeudi et vendredi pour dénoncer tout à la fois le Mercosur, le prix des engrais ou la gestion gouvernementale de l'épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) chez les bovins.

La FNSEA, le premier syndicat agricole français, a appelé à un grand rassemblement devant le siège du Parlement européen à Strasbourg le 20 janvier.

Empêtré dans l'instabilité politique, Emmanuel Macron a paru hésiter sur ce traité avec le Mercosur, "pas acceptable en l'état".

Mais la pression politique était trop forte, avec la menace de la droite de faire tomber le gouvernement de Sébastien Lecornu en cas de soutien à l'accord.

Et même malgré le non d'Emmanuel Macron au Mercosur, l'extrême droite française a annoncé deux motions de censure à l'Assemblée nationale et au Parlement européen, aux faibles chances d'aboutir.

La gauche radicale a également annoncé le dépot d'une motion de censure à l'Assemblée.

L'UE va aller signer un accord commercial contre l'avis de la première puissance agricole européenne, une situation quasiment inédite.

Certes, Paris souligne avoir pesé pour obtenir des gestes en faveur des agriculteurs.

Mais c'est "un échec diplomatique et tactique", cingle un ancien ministre français, anonymement.

La France s'est isolée en disant que cet accord est "épouvantable", quand l'Italie peut se targuer d'une "tactique assez habile qui permet à (Giorgia) Meloni de dire +c'est moi qui décide+", estime-t-il.

“L'histoire n'est pas terminée”, souligne toutefois le gouvernement français, tant que le Parlement européen ne s'est pas prononcé.

Environ 150 eurodéputés (sur 720) ont déjà prévenu qu'ils comptaient saisir la justice pour tenter de s'opposer à l'application de l'accord.

C.Dean--TFWP