The Fort Worth Press - Mohamed Salah, légende lointaine dans son village natal de Nagrig

USD -
AED 3.672503
AFN 64.999933
ALL 81.600054
AMD 377.015652
ANG 1.79008
AOA 917.000138
ARS 1445.006097
AUD 1.42109
AWG 1.8025
AZN 1.692783
BAM 1.652954
BBD 2.006406
BDT 121.744569
BGN 1.67937
BHD 0.377041
BIF 2951.80061
BMD 1
BND 1.266301
BOB 6.883642
BRL 5.241901
BSD 0.996188
BTN 90.006001
BWP 13.760026
BYN 2.854269
BYR 19600
BZD 2.003533
CAD 1.363515
CDF 2199.999904
CHF 0.775602
CLF 0.02178
CLP 859.999739
CNY 6.938197
CNH 6.934855
COP 3629.58
CRC 494.755791
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.18904
CZK 20.592798
DJF 177.398771
DKK 6.31505
DOP 62.727665
DZD 129.829012
EGP 46.963602
ERN 15
ETB 154.525739
EUR 0.84552
FJD 2.196896
FKP 0.732491
GBP 0.728597
GEL 2.694986
GGP 0.732491
GHS 10.913255
GIP 0.732491
GMD 73.000148
GNF 8739.784147
GTQ 7.640884
GYD 208.410804
HKD 7.813605
HNL 26.319926
HRK 6.369601
HTG 130.669957
HUF 321.88799
IDR 16784
ILS 3.088995
IMP 0.732491
INR 90.283098
IQD 1305.009254
IRR 42125.000158
ISK 122.600846
JEP 0.732491
JMD 156.11768
JOD 0.708978
JPY 156.441021
KES 129.000315
KGS 87.449936
KHR 4019.573871
KMF 418.000012
KPW 899.987247
KRW 1454.629897
KWD 0.30734
KYD 0.830199
KZT 499.446421
LAK 21428.148849
LBP 89209.607762
LKR 308.347631
LRD 185.292552
LSL 15.956086
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.298121
MAD 9.137876
MDL 16.870209
MGA 4415.108054
MKD 52.097815
MMK 2100.119929
MNT 3568.429082
MOP 8.016683
MRU 39.768089
MUR 45.880351
MVR 15.449797
MWK 1727.419478
MXN 17.2304
MYR 3.930994
MZN 63.749641
NAD 15.956086
NGN 1381.359533
NIO 36.662976
NOK 9.632495
NPR 144.009939
NZD 1.654905
OMR 0.384507
PAB 0.996163
PEN 3.353659
PGK 4.26805
PHP 58.995007
PKR 278.611912
PLN 3.570445
PYG 6609.139544
QAR 3.622342
RON 4.307498
RSD 99.269956
RUB 77.049995
RWF 1453.926184
SAR 3.750074
SBD 8.058101
SCR 14.01331
SDG 601.523681
SEK 8.915195
SGD 1.27033
SHP 0.750259
SLE 24.475013
SLL 20969.499267
SOS 568.369098
SRD 38.114499
STD 20697.981008
STN 20.706383
SVC 8.716965
SYP 11059.574895
SZL 15.961664
THB 31.61499
TJS 9.309427
TMT 3.51
TND 2.88065
TOP 2.40776
TRY 43.502915
TTD 6.747746
TWD 31.554499
TZS 2586.540091
UAH 43.111874
UGX 3551.266015
UYU 38.369223
UZS 12195.585756
VES 371.640565
VND 25983.5
VUV 119.537583
WST 2.726316
XAF 554.38764
XAG 0.011167
XAU 0.000197
XCD 2.70255
XCG 1.79537
XDR 0.68948
XOF 554.38764
XPF 100.793178
YER 238.375005
ZAR 15.96625
ZMK 9001.200101
ZMW 19.550207
ZWL 321.999592
  • AEX

    3.7800

    997.72

    +0.38%

  • BEL20

    45.1000

    5544.83

    +0.82%

  • PX1

    76.8800

    8256.08

    +0.94%

  • ISEQ

    123.0500

    13497.58

    +0.92%

  • OSEBX

    3.3400

    1763

    +0.19%

  • PSI20

    68.8600

    8897.31

    +0.78%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    42.3400

    4113.69

    +1.04%

  • N150

    34.4500

    3994.27

    +0.87%

Mohamed Salah, légende lointaine dans son village natal de Nagrig
Mohamed Salah, légende lointaine dans son village natal de Nagrig / Photo: © AFP

Mohamed Salah, légende lointaine dans son village natal de Nagrig

A Nagrig, au fin fond du Delta du Nil, sa brouille avec Liverpool et les rumeurs sur un possible transfert importent peu. Dans le bourg natal de l'attaquant égyptien Mohamed Salah, on admire de loin l'enfant prodige devenu figure planétaire.

Taille du texte:

Le complexe sportif où il a fait ses premiers pas de footballeur porte son nom depuis la qualification en 2018 de l'Egypte au Mondial et affiche son visage à l'entrée. Ailleurs dans le reste du village, peu de traces de la star.

Les jeunes, non seulement de Nagrig mais aussi des villages alentours, affluent en nombre, tous happés par l'aura du stade, où la légende des Reds marqua ses premiers buts.

"Grâce à lui, je peux rêver", sourit Mohamed Ahmed, 16 ans, qui vient quatre fois par semaine. "Je suis trop content de jouer ici", ajoute-il avant de fouler la pelouse détrempée.

Pour lui et pour d'autres, l'international égyptien de 33 ans est une source d'inspiration et son actuelle disgrâce à Liverpool, où il n'a pas apprécié d'être relégué sur le banc des remplaçants, n'a pas flétri son image.

"Salah est une icône pour les jeunes", explique Roshdy Gaber, responsable de la sécurité. "C'est un garçon combatif et assidu qui a beaucoup travaillé pour atteindre la place qu'il a aujourd'hui".

- Soutien financier -

Parti de Nagrig à 14 ans pour rejoindre un club du Caire puis l'Europe, où il jouera à Bâle, à Chelsea, Fiorentina et Rome avant d'accéder à sa renommée actuelle avec Liverpool, le "Pharaon" n'a pas oublié sa ville.

Le "centre de la jeunesse", financé par la star, est "la plus grande preuve de son engagement caritatif", confie le père du jeune Mohamed, Ahmed Ali.

"Nos enfants n'ont pas à se rendre dans d'autres villages pour jouer au football", explique l'ouvrier de 45 ans qui partage avec son fils la passion du dribble.

"Mo" Salah, qui se prosterne après chaque but et a nommé sa fille Mekka (la Mecque en arabe) a aussi payé la construction à Nagrig d'un institut religieux pour garçons et filles: un bâtiment de cinq étages dont le coût dépasse 17 millions de livres égyptiennes (environ 300.000 euros).

Et chaque mois, sa fondation caritative verse une enveloppe de 50.000 livres (900 euros) aux orphelins, veuves et femmes divorcées du village.

"C'est une grande fierté" pour la ville, résume le responsable local, qui a choisi pour sonnerie de téléphone une chanson à la gloire du footballeur.

"Il est resté le jeune homme poli et simple que nous connaissions", rappelle-t-il, préférant s'exprimer sous couvert d'anonymat.

- "Des paysans plus généreux" -

Mais, derrière les louanges, on sent poindre la rancoeur. "Malheureusement, beaucoup d'histoires ont été exagérées" quant au soutien financier apporté, souffle-t-il, alors qu'il attendait plus du double Ballon d'Or africain au salaire hebdomadaire évalué à 400.000 livres sterling (environ 450.000 euros).

En décrochant cette prolongation de contrat pharaonique avec les Reds la saison dernière au terme d'un feuilleton à rebondissements, Salah serait devenu, selon les estimations, le deuxième joueur le mieux payé de Premier League derrière l'attaquant norvégien de Manchester City Erling Haaland (525.000 livres, près de 600.000 euros par semaine).

A part le complexe de foot, "Salah n'a pas vraiment fait grand-chose pour son village", renchérit Ahmed Ali qui, avec les 90 euros par mois qu'il perçoit à l'usine, ne comprend pas que le joueur vedette n'ait pas davantage investi auprès des siens.

"Je connais des paysans plus généreux", lâche-t-il.

Bordée de champs d'oignons, de jasmin, de riz, de blé, de maïs ou de fèves, la bourgade de 20.000 habitants dans le gouvernorat de Gharbeya, à 120 kilomètres au nord-ouest du Caire, compose avec le manque d'infrastructures.

En ce matin de décembre, la pluie a inondé les rues défoncées de Nagrig. A l'entrée du centre, le bus a dû laisser les joueurs finir le trajet à pied dans la boue, chaussures à la main.

Car ici, rien ne retient l'eau qui ruisselle, tout glisse, et avancer devient un exercice d'équilibriste.

Dans l'étroite allée où Mohamed Salah a grandi, seul un vieux baril drapé d'un maillot des Reds et floqué de son numéro signale la maison familiale aux murs grossièrement peints en rouge, aujourd'hui désertée.

Si tout le monde connaît son nom, rares sont ceux qui ont pu le rencontrer: "quand il vient, c'est de nuit pour que personne ne le croise", lance Asma, une jeune étudiante qui n'a pas souhaité donner son nom de famille.

Pour le responsable local, une chose est sûre: "Mohamed a insufflé un vent d'énergie dans son village, mais aussi dans son pays, le monde arabe et l'Afrique".

Et, poursuit-il, "il faudra attendre encore longtemps avant de voir un autre Mohamed Salah".

M.McCoy--TFWP