The Fort Worth Press - Mort du photographe Martin Parr, observateur ironique de la vie britannique

USD -
AED 3.673042
AFN 66.000368
ALL 82.000368
AMD 362.466517
ANG 1.790365
AOA 917.000367
ARS 1521.867204
AUD 1.441104
AWG 1.8025
AZN 1.70397
BAM 1.740516
BBD 2.01375
BDT 122.920986
BGN 1.683441
BHD 0.37704
BIF 2997.5
BMD 1
BND 1.279623
BOB 12.012672
BRL 5.210804
BSD 0.999844
BTN 96.860456
BWP 13.821826
BYN 3.011507
BYR 19600
BZD 2.010786
CAD 1.42485
CDF 2310.000362
CHF 0.828404
CLF 0.025096
CLP 990.920396
CNY 6.70455
CNH 6.707804
COP 3272.06
CRC 458.133471
CUC 1
CUP 23.995372
CVE 98.350394
CZK 21.719304
DJF 177.720393
DKK 6.642604
DOP 60.050393
DZD 134.01304
EGP 52.20214
ERN 15
ETB 161.02504
EUR 0.88815
FJD 2.26404
FKP 0.757935
GBP 0.755116
GEL 2.60504
GGP 0.757935
GHS 11.74504
GIP 0.757935
GMD 73.503851
GNF 8750.000355
GTQ 7.640625
GYD 209.141311
HKD 7.84745
HNL 26.820388
HRK 6.696704
HTG 130.925789
HUF 327.440388
IDR 17888.5
ILS 3.05233
IMP 0.757935
INR 96.14625
IQD 1310
IRR 1746539.503816
ISK 121.930386
JEP 0.757935
JMD 158.282088
JOD 0.70904
JPY 157.82504
KES 128.280385
KGS 87.450384
KHR 4056.00035
KMF 438.00035
KPW 900.000318
KRW 1344.345039
KWD 0.30883
KYD 0.833148
KZT 449.216421
LAK 22457.503779
LBP 89550.000349
LKR 330.631023
LRD 171.350382
LSL 16.650381
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.405039
MAD 9.941504
MDL 17.867027
MGA 4430.000347
MKD 54.802323
MMK 2099.878546
MNT 3598.367683
MOP 8.081321
MRU 40.085039
MUR 48.150378
MVR 15.460378
MWK 1736.000345
MXN 18.161204
MYR 4.084904
MZN 63.903729
NAD 16.650377
NGN 1330.790377
NIO 36.655039
NOK 9.618604
NPR 154.976729
NZD 1.780627
OMR 0.383882
PAB 0.999831
PEN 3.447504
PGK 4.484039
PHP 62.583504
PKR 276.912159
PLN 3.89575
PYG 5849.556144
QAR 3.643504
RON 4.741904
RSD 104.529038
RUB 83.633376
RWF 1475
SAR 3.737074
SBD 8.078071
SCR 13.774934
SDG 601.503676
SEK 10.040104
SGD 1.278804
SHP 0.75503
SLE 24.603667
SLL 20969.491881
SOS 571.400603
SRD 37.811504
STD 20697.981008
STN 22.225
SVC 8.748081
SYP 13002.000254
SZL 16.650369
THB 33.520369
TJS 9.20325
TMT 3.5
TND 2.994504
TOP 2.40776
TRY 49.129904
TTD 6.77945
TWD 31.821804
TZS 2635.003038
UAH 44.988787
UGX 3989.587737
UYU 40.296887
UZS 11787.503617
VES 865.47815
VND 25985.5
VUV 120.084308
WST 2.780871
XAF 582.588484
XAG 0.016565
XAU 0.000241497186
XCD 2.70255
XCG 1.80192
XDR 0.707052
XOF 582.588484
XPF 106.450363
YER 236.303589
ZAR 16.655104
ZMK 9001.203584
ZMW 19.645988
ZWL 321.999592
SSP 5712.591904
MXV 2.054907
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Mort du photographe Martin Parr, observateur ironique de la vie britannique
Mort du photographe Martin Parr, observateur ironique de la vie britannique / Photo: © AFP

Mort du photographe Martin Parr, observateur ironique de la vie britannique

Le photographe britannique Martin Parr, reconnaissable par son esthétique aux couleurs saturées et son regard plein d'ironie sur ses compatriotes ou la société de consommation, est mort samedi à l'âge de 73 ans, a annoncé sa fondation.

Taille du texte:

"C'est avec une grande tristesse que nous annonçons que Martin Parr (1952-2025) est décédé (samedi) à son domicile à Bristol", a-t-elle indiqué dimanche en même temps que Magnum Photos, prestigieuse agence pour laquelle le photographe a longtemps travaillé.

La cause de son décès n'a pas été précisée, mais le photographe avait été diagnostiqué d'un myélome, un cancer hématologique, en mai 2021.

Corps cramoisis par le soleil, garden parties chapeautées... Martin Parr a accédé au rang de star grâce à son esthétique inspirée de la publicité, avec gros plans et couleurs saturées, sa touche british et ses thèmes de prédilection, comme le tourisme de masse ou le consumérisme.

La notoriété de cet observateur de la vie britannique dépasse largement le cercle des amateurs de photographie, et son œuvre, parfois taxée de kitsch, lui a valu autant d'admirateurs que de détracteurs.

Né dans le Surrey le 23 mai 1952, Martin Parr a été initié à la photographie par un grand-père passionné. Lorsqu'il débute dans les années 1970, après des études à l'université de Manchester, il réalise des photos en noir et blanc, à l'instar des grands maîtres de l'époque, comme Cartier-Bresson.

Mais il est irrémédiablement attiré par des objets atypiques comme les cartes postales... et la couleur. "Une fois que j'ai essayé la couleur, je ne suis plus jamais revenu en arrière", racontait-il en 2022 à l'AFP.

C'est au milieu des années 80 qu'il se fait remarquer avec "Last Resort", clichés de vacanciers de la middle class à Brighton, avec fish and chips, baigneurs à la peau rougie et fêtes foraines pour enfants.

- Bon et mauvais goût -

Cette série préfigure la suite de son œuvre, avec son recours au flash même en extérieur, et a marqué un tournant dans le style de la photographie documentaire britannique, même si certains lui ont reproché son regard sur la classe ouvrière de son pays.

"J'aime et je hais l'Angleterre en même temps", déclarait-il, après le Brexit en 2016, auquel il s'opposait. "Ce que je fais dans ma photographie est de capturer cette ambiguïté (...) Je veux pouvoir exprimer les contradictions anglaises: il y a du bon goût et du mauvais goût, et j'essaye de mélanger les deux dans mes photographies".

Après un parcours semé d'embûches, Martin Parr devient membre à part entière de l'agence Magnum en 1994. Henri Cartier-Bresson s'opposait à son entrée, avant de revenir sur sa décision. "Nous appartenons à deux systèmes solaires différents -et pourquoi pas ?", finira-t-il par écrire à Parr... qui sera à la tête de Magnum, de 2013 à 2017.

Préférant capturer le quotidien que de fréquenter les zones de guerre, ce photographe portant chaussettes et sandales a aussi développé une pratique du selfie avant l'heure des réseaux sociaux.

Le tourisme de masse a sans nul doute été le fil rouge de sa carrière, ses photos de touristes faisant sembler de retenir la tour de Pise ou de Japonais massés sur une plage artificielle faisant le tour du monde.

Il a aussi capturé le consumérisme, les loisirs, le luxe, la malbouffe... et leurs évolutions sur quasiment un demi-siècle.

"Nous sommes tous trop riches et nous consommons beaucoup trop de choses", observait le photographe début novembre dans une interview à l'AFP, à l'occasion de la sortie de son autobiographie visuelle avec 150 clichés, baptisée "Complètement paresseux et étourdi".

Grand collectionneur d'objets insolites et de livres de photos, il a publié plus de 120 livres et possède un fonds d'archives de plus de 50.000 images, dont beaucoup sont archivées dans sa fondation à Bristol.

Il sera à partir du 30 janvier au centre d'une rétrospective, "Global Warning", au musée du Jeu de Paume, à Paris.

A.Nunez--TFWP