The Fort Worth Press - Le luxe "made in Italy" bousculé par des enquêtes sur ses sous-traitants

USD -
AED 3.672503
AFN 62.501001
ALL 82.894362
AMD 377.440302
ANG 1.790083
AOA 917.00052
ARS 1397.044025
AUD 1.429215
AWG 1.8
AZN 1.692445
BAM 1.689807
BBD 2.011068
BDT 122.513867
BGN 1.709309
BHD 0.377467
BIF 2965
BMD 1
BND 1.277469
BOB 6.900038
BRL 5.235901
BSD 0.998523
BTN 93.323368
BWP 13.643963
BYN 2.973062
BYR 19600
BZD 2.008078
CAD 1.373545
CDF 2273.000133
CHF 0.787095
CLF 0.023076
CLP 911.180127
CNY 6.880502
CNH 6.887745
COP 3711.32
CRC 465.684898
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.250172
CZK 21.071007
DJF 177.719702
DKK 6.440602
DOP 59.875015
DZD 132.584589
EGP 52.340596
ERN 15
ETB 157.374954
EUR 0.86198
FJD 2.216402
FKP 0.749521
GBP 0.745135
GEL 2.714989
GGP 0.749521
GHS 10.905021
GIP 0.749521
GMD 72.999773
GNF 8779.999527
GTQ 7.648111
GYD 208.902867
HKD 7.83455
HNL 26.5202
HRK 6.494703
HTG 130.780562
HUF 334.426994
IDR 16869
ILS 3.11565
IMP 0.749521
INR 93.32665
IQD 1310
IRR 1315050.00006
ISK 123.779935
JEP 0.749521
JMD 157.274927
JOD 0.709027
JPY 158.5555
KES 129.502932
KGS 87.450267
KHR 4015.000133
KMF 424.999439
KPW 900.003974
KRW 1494.150262
KWD 0.30643
KYD 0.832131
KZT 481.288689
LAK 21550.000465
LBP 89550.000127
LKR 313.539993
LRD 183.596182
LSL 16.930263
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.394992
MAD 9.362015
MDL 17.464295
MGA 4165.00029
MKD 53.093953
MMK 2099.452431
MNT 3566.950214
MOP 8.056472
MRU 40.109616
MUR 46.569728
MVR 15.449812
MWK 1737.000149
MXN 17.806885
MYR 3.925001
MZN 63.909802
NAD 16.819595
NGN 1380.149729
NIO 36.719869
NOK 9.743205
NPR 149.304962
NZD 1.71015
OMR 0.384521
PAB 0.998475
PEN 3.472991
PGK 4.305498
PHP 59.685015
PKR 279.249653
PLN 3.672435
PYG 6524.941572
QAR 3.64401
RON 4.391901
RSD 101.273016
RUB 81.931677
RWF 1460
SAR 3.754344
SBD 8.051718
SCR 14.520415
SDG 601.000173
SEK 9.33575
SGD 1.275895
SHP 0.750259
SLE 24.549781
SLL 20969.510825
SOS 571.496482
SRD 37.336502
STD 20697.981008
STN 21.167495
SVC 8.736371
SYP 110.564047
SZL 16.849933
THB 32.469797
TJS 9.540369
TMT 3.5
TND 2.904983
TOP 2.40776
TRY 44.343698
TTD 6.778753
TWD 31.876796
TZS 2595.000039
UAH 43.841339
UGX 3769.542134
UYU 40.685845
UZS 12204.999854
VES 456.504355
VND 26341
VUV 119.226095
WST 2.727792
XAF 566.728441
XAG 0.014437
XAU 0.000226
XCD 2.70255
XCG 1.799457
XDR 0.706079
XOF 568.501353
XPF 103.393234
YER 238.650041
ZAR 16.87083
ZMK 9001.197429
ZMW 19.346115
ZWL 321.999592
  • AEX

    5.1000

    966.72

    +0.53%

  • BEL20

    23.1100

    4940.02

    +0.47%

  • PX1

    60.5600

    7726.2

    +0.79%

  • ISEQ

    207.9300

    12089.56

    +1.75%

  • OSEBX

    -17.7000

    1948.83

    -0.9%

  • PSI20

    21.8900

    8778.51

    +0.25%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -33.0800

    3601.94

    -0.91%

  • N150

    4.5100

    3759.94

    +0.12%

Le luxe "made in Italy" bousculé par des enquêtes sur ses sous-traitants
Le luxe "made in Italy" bousculé par des enquêtes sur ses sous-traitants / Photo: © AFP/Archives

Le luxe "made in Italy" bousculé par des enquêtes sur ses sous-traitants

Le monde feutré du luxe italien est bouleversé par une série d'enquêtes sur des conditions de travail dégradantes chez des sous-traitants dans le pays, le gouvernement dénonçant des attaques contre le très prisé "Made in Italy".

Taille du texte:

Salaires de misère, ouvriers qui dorment dans l'atelier pour fabriquer des articles vendus des milliers d'euros: des enquêtes menées par les procureurs de Milan ont révélé un grave manque de supervision des chaînes d'approvisionnement.

En conséquence, cinq grandes marques de mode - parmi lesquelles une filiale d'Armani ele spécialiste du cachemire Loro Piana (groupe LVMH) - ont été placées temporairement sous administration judiciaire depuis 2024.

Mercredi, les avocats de la société de maroquinerie de luxe Tod's devaient se présenter devant un juge pour tenter d'échapper à une interdiction temporaire de publicité, après avoir été accusés de faire fabriquer dans ces conditions les uniformes de leurs équipes.

Le gouvernement italien est passé à l'offensive pour défendre ses marques: le ministre de l'Industrie Adolfo Urso a déclaré que la réputation des marques italiennes était "attaquée".

Il a proposé un certificat pour les entreprises de luxe leur permettant de montrer que leurs produits sont conformes à la législation en vigueur – une mesure que les critiques ont qualifiée de sans effet, en partie parce qu'elle est volontaire.

- Conditions "dégradantes" -

Le procureur de Milan Paolo Storari a mis en lumière avec ses enquêtes le côté sombre de l'industrie du luxe. À ce jour, les enquêtes ont aussi ciblé la filiale italienne de Dior et le maroquinier Alviero Martini, et les procureurs ont suggéré que d'autres enquêtes pourraient suivre.

Les procureurs ont déclaré le mois dernier que Tod's – dont les mocassins en cuir peuvent coûter plus de 800 euros – avait "parfaitement conscience" de l'exploitation de sous-traitants chinois.

Tod's aurait ignoré ses propres audits révélant des horaires de travail prolongés et des salaires trop bas – avec des travailleurs payés jusqu'à 2,75 euros de l'heure – ainsi que des zones de couchage au sein des ateliers considérées comme "dégradantes" par les procureurs.

En vertu de la loi italienne, les entreprises peuvent être tenues responsables des infractions commises par des fournisseurs agréés.

Les défenseurs des salariés de la mode dénoncent des abus depuis des décennies. Les fournisseurs "sont à la merci de ces grandes marques qui imposent leurs conditions commerciales, avec des prix trop bas qui ne permettent pas de couvrir tous les coûts", a déclaré à l'AFP Deborah Lucchetti, coordinatrice nationale de la Clean Clothes Campaign en Italie.

Les fournisseurs de premier rang se tournent alors vers d'autres sous-traitants, imposant des conditions toujours plus strictes, ce qui conduit à abuser de leurs employés, en majeure partie émigrés.

Dans un contexte de ralentissement du luxe et de hausse des coûts de production, ces petites et moyennes entreprises ont fermé par dizaines de milliers ces dernières années, selon les représentants du patronat.

Selon les procureurs, Tod's et Loro Piana ne pouvaient pas ignorer qu'un de leurs principaux fournisseurs externalisait toute sa production – étant donné que le fournisseur ne disposait d'aucun équipement de production, comme des machines à coudre.

- Image de marque -

Leur image de marque étant attaquée, certaines maisons ont tenté de rassurer. Elles ont par exemple coupé les liens avec des fournisseurs en les blâmant pour avoir dissimulé des abus.

Prada a invité des journalistes la semaine dernière dans son usine de Scandicci, près de Florence (centre), montrant la transformation étape par étape du cuir souple en sacs à main de luxe.

Interrogé sur les enquêtes, le directeur marketing du groupe Prada Lorenzo Bertelli, qui a également pris les rênes de Versace, a déclaré que la production n'avait jamais été une arrière-pensée pour l'entreprise. D'autres dirigeants du secteur, a déclaré Bertelli, ne considèrent cependant pas que la production est de "leur responsabilité", "et cela a conduit à beaucoup de choses que vous avez lues dans les journaux", a-t-il commenté.

Prada ne divulgue pas la part de sa production réalisée en interne, mais affirme qu'elle est la plus élevée de l'industrie. Sur 25 usines appartenant à Prada, 23 sont en Italie, et le groupe mène une "bataille constante" avec inspections et contrôles pour garder une chaîne d'approvisionnement propre, selon Lorenzo Bertelli.

A.Nunez--TFWP