The Fort Worth Press - En marge de la COP30, une favela de Belem étouffe

USD -
AED 3.672504
AFN 66.503991
ALL 82.428929
AMD 365.569665
AOA 917.000367
ARS 1497.128345
AUD 1.43472
AWG 1.8
AZN 1.70397
BAM 1.718705
BBD 2.014763
BDT 123.38855
BHD 0.377257
BIF 2988.444132
BMD 1
BND 1.291269
BOB 11.108572
BRL 5.083504
BSD 1.000308
BTN 96.544664
BWP 13.81783
BYN 2.869195
BYR 19600
BZD 2.011863
CAD 1.41005
CDF 2260.000362
CHF 0.818574
CLF 0.024025
CLP 945.568786
CNY 6.772104
CNH 6.77171
COP 3201.019377
CRC 455.204534
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.89793
CZK 21.236504
DJF 178.127334
DKK 6.574304
DOP 58.253878
DZD 133.399534
EGP 51.372204
ERN 15
ETB 161.454897
EUR 0.87904
FJD 2.251304
FKP 0.749538
GBP 0.750779
GEL 2.62504
GGP 0.749538
GHS 11.6332
GIP 0.749538
GMD 74.000355
GNF 8776.308274
GTQ 7.631267
GYD 209.279845
HKD 7.84215
HNL 26.792917
HRK 6.626304
HTG 130.78782
HUF 317.550388
IDR 17922
ILS 3.04635
IMP 0.749538
INR 96.567504
IQD 1310
IRR 1375000.000352
ISK 125.803814
JEP 0.749538
JMD 158.662507
JOD 0.70904
JPY 163.85504
KES 129.539962
KGS 87.450384
KHR 4044.99319
KMF 434.00035
KRW 1459.510383
KWD 0.31008
KYD 0.833604
KZT 475.618437
LAK 22650.380069
LBP 89577.573707
LKR 336.157125
LRD 181.053649
LSL 16.830381
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.400984
MAD 9.362504
MDL 17.680039
MGA 4432.532185
MKD 54.110462
MMK 2100.235356
MNT 3595.53277
MOP 8.080056
MRU 40.050379
MUR 47.430378
MVR 15.450378
MWK 1737.000345
MXN 17.484204
MYR 4.091404
MZN 63.903729
NAD 16.830377
NGN 1365.503725
NIO 36.811811
NOK 9.579104
NPR 154.471638
NZD 1.732952
OMR 0.384665
PAB 1.000308
PEN 3.402504
PGK 4.474713
PHP 61.685038
PKR 277.860451
PLN 3.79675
PYG 6047.717387
QAR 3.64415
RON 4.58725
RSD 103.15919
RUB 78.175667
RWF 1473.966343
SAR 3.764767
SBD 8.081105
SCR 14.540372
SDG 600.503676
SEK 9.718904
SGD 1.29065
SLE 24.225038
SOS 571.503662
SRD 37.792504
STD 20697.981008
STN 21.529944
SVC 8.752581
SZL 16.830369
THB 33.705038
TJS 9.227822
TMT 3.5
TND 2.963145
TRY 47.342504
TTD 6.796432
TWD 32.360367
TZS 2640.801441
UAH 44.82921
UGX 3770.815941
UYU 40.168724
UZS 12105.980052
VES 741.301404
VND 26320
VUV 118.485731
WST 2.75631
XAF 576.437453
XAG 0.017161
XAU 0.000247
XCD 2.70255
XCG 1.802803
XDR 0.716903
XOF 576.437453
XPF 104.802496
YER 238.550363
ZAR 16.834304
ZMK 9001.203584
ZMW 18.530691
ZWL 321.999592
  • AEX

    3.3700

    1090.04

    +0.31%

  • BEL20

    42.1300

    5734.78

    +0.74%

  • PX1

    73.0300

    8372.28

    +0.88%

  • ISEQ

    254.3600

    13571.59

    +1.91%

  • OSEBX

    -10.7000

    2007.53

    -0.53%

  • PSI20

    -37.0100

    9215.11

    -0.4%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    25.3600

    4553.8

    +0.56%

  • N150

    8.8800

    4236.41

    +0.21%

En marge de la COP30, une favela de Belem étouffe
En marge de la COP30, une favela de Belem étouffe / Photo: © AFP

En marge de la COP30, une favela de Belem étouffe

Devant l'entrée de sa maison délabrée, une petite fille se rafraîchit avec sa mère dans une grande bassine remplie d'eau. La chaleur humide est étouffante dans cette favela de Belem, ville d'Amazonie brésilienne qui accueille la COP30.

Taille du texte:

Non loin de là, Rosineide Santos, manucure de 56 ans, estime que "le climat a beaucoup changé" depuis son arrivée il y a une vingtaine d'années à Vila da Barca, quartier pauvre bâti sur des pilotis qui surmontent une eau saumâtre et charriant des monceaux d'ordures.

"Il fait une chaleur intense dès neuf heures du matin", se plaint-elle.

Le réchauffement climatique touche de plein fouet Vila da Barca, où vivent environ 7.000 personnes.

Cette favela est située non loin du centre-ville, juste à côté d'un quartier chic, et à quelques kilomètres du lieu où se déroule depuis lundi la conférence de l'ONU sur le climat, à Belem, capitale de l'Etat septentrional du Para.

Si la préservation de la forêt amazonienne toute proche est un sujet phare de la COP30, "personne ne parle de protéger ceux d'entre nous qui vivent dans l'Amazonie urbaine", dit à l'AFP Gerson Bruno, président de l'association des résidents de Vila da Barca.

"Personne ne discute de la façon dont la crise climatique affecte nos territoires les plus vulnérables", s'indigne ce jeune homme de 35 ans.

Bien que la plus grande forêt tropicale de la planète soit le symbole de l'Amazonie brésilienne, plus de 75% de ses 27 millions d'habitants vivent dans des zones urbaines, selon les données officielles.

A Belem, plus de la moitié de la population vit dans des favelas.

- Eau courante et égouts -

Dans ces quartiers densément peuplés et souvent dépourvus des infrastructures les plus basiques, l'impact de la crise climatique est accentué, notamment par les problèmes de traitement des eaux.

À Vila da Barca, malgré des "débuts problématiques", selon Gerson Bruno, les habitants ont pu obtenir la réalisation de travaux en ce sens à la faveur de la COP.

En majorité noirs et métis, les résidents ont d'abord protesté quand ils ont constaté qu'une station d'épuration serait construite à l'intérieur de leur favela, mais pour profiter uniquement au quartier cossu adjacent.

Cette mobilisation, qui a attiré l'attention des médias locaux après son écho sur les réseaux sociaux, a permis que les autorités débutent enfin des travaux d'installation du tout-à-l'égout à Vila da Barca, tout en améliorant la distribution d'eau courante.

Quelques mois avant la COP, des familles devaient encore acheter des bidons pour se laver.

- "Terre ferme" -

La température maximale de Belem a augmenté en moyenne de 1,96ºC de 1970 à 2023.

De quoi augmenter "la vulnérabilité aux vagues de chaleur et les problèmes de santé associés, ainsi que la pression sur les infrastructures", selon une récente étude scientifique du Centre universitaire de l'Etat du Para.

Belem est également l'une des métropoles les moins arborées du Brésil.

Un paradoxe criant alors qu'elle est cernée par l'énorme forêt amazonienne.

Le gouverneur du Para, Helder Barbalho, le reconnaît auprès de l'AFP: "L'Amazonie urbaine est un défi très important, il faut davantage d'investissements pour équilibrer les solutions pour la forêt et pour les villes."

Devant sa maison à Vila da Barca, sur une passerelle en bois branlante, Elizabeth Campos Serra, retraitée de 67 ans, sait ce qu'elle réclamerait au président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva si elle pouvait le rencontrer.

"Je dirais à Lula de nous sortir d'ici, j'aimerais vivre sur la terre ferme."

P.Navarro--TFWP