The Fort Worth Press - En marge de la COP30, une favela de Belem étouffe

USD -
AED 3.67315
AFN 62.506465
ALL 82.894362
AMD 377.319892
ANG 1.790083
AOA 916.999838
ARS 1397.492201
AUD 1.43539
AWG 1.8
AZN 1.706959
BAM 1.687977
BBD 2.01456
BDT 122.73608
BGN 1.709309
BHD 0.377686
BIF 2965
BMD 1
BND 1.279846
BOB 6.926967
BRL 5.274202
BSD 1.000203
BTN 93.723217
BWP 13.705842
BYN 2.961192
BYR 19600
BZD 2.011712
CAD 1.37534
CDF 2272.999858
CHF 0.790945
CLF 0.02313
CLP 913.29907
CNY 6.880498
CNH 6.89499
COP 3716.01
CRC 466.057627
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.249557
CZK 21.095012
DJF 178.123395
DKK 6.447315
DOP 59.874988
DZD 132.648986
EGP 52.710602
ERN 15
ETB 157.374985
EUR 0.86294
FJD 2.221803
FKP 0.74705
GBP 0.746455
GEL 2.715015
GGP 0.74705
GHS 10.904967
GIP 0.74705
GMD 72.999411
GNF 8780.000368
GTQ 7.659677
GYD 209.341164
HKD 7.82715
HNL 26.520334
HRK 6.526387
HTG 131.152069
HUF 336.373049
IDR 16905
ILS 3.12205
IMP 0.74705
INR 93.873601
IQD 1310
IRR 1315050.00032
ISK 124.100338
JEP 0.74705
JMD 157.845451
JOD 0.709061
JPY 158.708501
KES 129.579875
KGS 87.4485
KHR 4014.999755
KMF 424.999851
KPW 899.971148
KRW 1495.809924
KWD 0.30655
KYD 0.833571
KZT 482.866057
LAK 21549.999711
LBP 89549.999964
LKR 314.407654
LRD 183.602094
LSL 16.849753
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.395002
MAD 9.362042
MDL 17.4948
MGA 4165.000385
MKD 53.139493
MMK 2099.628947
MNT 3568.971376
MOP 8.061125
MRU 40.110204
MUR 49.201173
MVR 15.449742
MWK 1737.000359
MXN 17.82445
MYR 3.956496
MZN 63.908035
NAD 16.820218
NGN 1379.980262
NIO 36.720106
NOK 9.678604
NPR 149.95361
NZD 1.71658
OMR 0.384457
PAB 1.000203
PEN 3.473011
PGK 4.3055
PHP 59.882496
PKR 279.250376
PLN 3.684555
PYG 6526.476592
QAR 3.644026
RON 4.396699
RSD 101.351033
RUB 80.49721
RWF 1460
SAR 3.753687
SBD 8.051718
SCR 14.949356
SDG 600.999933
SEK 9.31975
SGD 1.278815
SHP 0.750259
SLE 24.549964
SLL 20969.510825
SOS 571.498886
SRD 37.340262
STD 20697.981008
STN 21.63
SVC 8.752314
SYP 110.977546
SZL 16.850211
THB 32.656995
TJS 9.597587
TMT 3.5
TND 2.905035
TOP 2.40776
TRY 44.34696
TTD 6.795811
TWD 31.9333
TZS 2570.000173
UAH 43.928935
UGX 3745.690083
UYU 40.762429
UZS 12205.000204
VES 456.504355
VND 26357
VUV 119.458227
WST 2.748874
XAF 566.134155
XAG 0.014354
XAU 0.000227
XCD 2.70255
XCG 1.802694
XDR 0.704159
XOF 568.496327
XPF 103.397606
YER 238.649931
ZAR 17.008897
ZMK 9001.200612
ZMW 18.929544
ZWL 321.999592
  • AEX

    7.5400

    974.22

    +0.78%

  • BEL20

    4.9400

    4944.99

    +0.1%

  • PX1

    17.7700

    7743.92

    +0.23%

  • ISEQ

    7.2500

    12096.67

    +0.06%

  • OSEBX

    7.4100

    1956.18

    +0.38%

  • PSI20

    103.5900

    8881.98

    +1.18%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -57.9900

    3544.03

    -1.61%

  • N150

    22.5600

    3782.5

    +0.6%

En marge de la COP30, une favela de Belem étouffe
En marge de la COP30, une favela de Belem étouffe / Photo: © AFP

En marge de la COP30, une favela de Belem étouffe

Devant l'entrée de sa maison délabrée, une petite fille se rafraîchit avec sa mère dans une grande bassine remplie d'eau. La chaleur humide est étouffante dans cette favela de Belem, ville d'Amazonie brésilienne qui accueille la COP30.

Taille du texte:

Non loin de là, Rosineide Santos, manucure de 56 ans, estime que "le climat a beaucoup changé" depuis son arrivée il y a une vingtaine d'années à Vila da Barca, quartier pauvre bâti sur des pilotis qui surmontent une eau saumâtre et charriant des monceaux d'ordures.

"Il fait une chaleur intense dès neuf heures du matin", se plaint-elle.

Le réchauffement climatique touche de plein fouet Vila da Barca, où vivent environ 7.000 personnes.

Cette favela est située non loin du centre-ville, juste à côté d'un quartier chic, et à quelques kilomètres du lieu où se déroule depuis lundi la conférence de l'ONU sur le climat, à Belem, capitale de l'Etat septentrional du Para.

Si la préservation de la forêt amazonienne toute proche est un sujet phare de la COP30, "personne ne parle de protéger ceux d'entre nous qui vivent dans l'Amazonie urbaine", dit à l'AFP Gerson Bruno, président de l'association des résidents de Vila da Barca.

"Personne ne discute de la façon dont la crise climatique affecte nos territoires les plus vulnérables", s'indigne ce jeune homme de 35 ans.

Bien que la plus grande forêt tropicale de la planète soit le symbole de l'Amazonie brésilienne, plus de 75% de ses 27 millions d'habitants vivent dans des zones urbaines, selon les données officielles.

A Belem, plus de la moitié de la population vit dans des favelas.

- Eau courante et égouts -

Dans ces quartiers densément peuplés et souvent dépourvus des infrastructures les plus basiques, l'impact de la crise climatique est accentué, notamment par les problèmes de traitement des eaux.

À Vila da Barca, malgré des "débuts problématiques", selon Gerson Bruno, les habitants ont pu obtenir la réalisation de travaux en ce sens à la faveur de la COP.

En majorité noirs et métis, les résidents ont d'abord protesté quand ils ont constaté qu'une station d'épuration serait construite à l'intérieur de leur favela, mais pour profiter uniquement au quartier cossu adjacent.

Cette mobilisation, qui a attiré l'attention des médias locaux après son écho sur les réseaux sociaux, a permis que les autorités débutent enfin des travaux d'installation du tout-à-l'égout à Vila da Barca, tout en améliorant la distribution d'eau courante.

Quelques mois avant la COP, des familles devaient encore acheter des bidons pour se laver.

- "Terre ferme" -

La température maximale de Belem a augmenté en moyenne de 1,96ºC de 1970 à 2023.

De quoi augmenter "la vulnérabilité aux vagues de chaleur et les problèmes de santé associés, ainsi que la pression sur les infrastructures", selon une récente étude scientifique du Centre universitaire de l'Etat du Para.

Belem est également l'une des métropoles les moins arborées du Brésil.

Un paradoxe criant alors qu'elle est cernée par l'énorme forêt amazonienne.

Le gouverneur du Para, Helder Barbalho, le reconnaît auprès de l'AFP: "L'Amazonie urbaine est un défi très important, il faut davantage d'investissements pour équilibrer les solutions pour la forêt et pour les villes."

Devant sa maison à Vila da Barca, sur une passerelle en bois branlante, Elizabeth Campos Serra, retraitée de 67 ans, sait ce qu'elle réclamerait au président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva si elle pouvait le rencontrer.

"Je dirais à Lula de nous sortir d'ici, j'aimerais vivre sur la terre ferme."

P.Navarro--TFWP