The Fort Worth Press - Au Royaume-Uni, la pression monte pour retirer au prince Andrew tous ses titres

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Au Royaume-Uni, la pression monte pour retirer au prince Andrew tous ses titres
Au Royaume-Uni, la pression monte pour retirer au prince Andrew tous ses titres / Photo: © AFP

Au Royaume-Uni, la pression monte pour retirer au prince Andrew tous ses titres

Les voix se multiplient au Parlement britannique pour demander le retrait des titres du prince Andrew, rattrapé par l'affaire Epstein, tandis que la famille royale se prépare à de nouvelles révélations embarrassantes avec la publication des mémoires posthumes de son accusatrice Virginia Giuffre.

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Une telle privation de ses titres marquerait une nouvelle étape dans le déshonneur pour le frère du roi Charles III, après qu'il eut annoncé lui-même vendredi renoncer au titre de duc de York.

Andrew, 65 ans, est tombé en disgrâce en raison de sa proximité avec Jeffrey Epstein, le pédocriminel américain retrouvé mort dans sa prison en 2019 avant son procès pour crimes sexuels.

Bien que mis à l'écart de la famille royale depuis 2019, le scandale n'a cessé de l'entourer depuis.

Sa renonciation vendredi est intervenue sous pression de Charles III, après la publication des premiers extraits des mémoires de Virginia Giuffre, la principale plaignante dans l'affaire Epstein.

Ces mémoires, "Nobody's Girl", sortiront en librairie mardi. Dans des extraits publiés par plusieurs médias, Virginia Giuffre, qui a mis fin à ses jours en avril dernier, raconte avoir été utilisée comme esclave sexuelle par Epstein et avoir eu des relations sexuelles avec Andrew à trois reprises, dont une quand elle avait 17 ans.

Le prince a toujours rejeté ces accusations mais le scandale est une source permanente d'embarras pour le palais de Buckingham. Selon des sources citées par la BBC, le palais se prépare à affronter "encore des jours difficiles".

- Poursuites judiciaires -

Pour Andrew Lownie, l'auteur d'une biographie consacrée au prince et à son ex-épouse Sarah Ferguson parue en août, ce dernier pourrait même faire face à des poursuites judiciaires.

"Je crois que si la police de Londres avait correctement enquêté sur ces allégations de trafic sexuel, il aurait déjà été inculpé (...)", a-t-il dit à l'AFP.

La police a annoncé dimanche enquêter sur une information de presse selon laquelle Andrew a chargé un officier de chercher des informations pour discréditer Mme Giuffre.

Dans l'immédiat, plusieurs députés ont appelé à un débat au Parlement sur le retrait officiel des titres d'Andrew.

Rachael Maskell, députée de la ville de York, a déposé une proposition de loi visant à permettre au roi ou à une commission parlementaire de l'en priver.

Cette élue indépendante entend adresser cette semaine un courrier aux ministres pour les inciter à soutenir ce texte.

Précédent historique : en 1917, une loi avait été votée pour retirer les titres de pairs et de princes à ceux s'étant battus contre les Britanniques pendant la Première Guerre mondiale.

- Règle non écrite -

D'autres élus veulent aller plus loin et voudraient saisir l'occasion pour renforcer la supervision parlementaire de la famille royale.

Ainsi, un membre travailliste de la Chambre des Lords, George Foulkes, a écrit dimanche aux autorités des deux chambres du Parlement afin de demander une révision des règles qui limitent les questions pouvant être posées sur la famille royale.

"Il n'y a pas d'interdiction formelle mais l'usage veut qu'on ne pose pas de questions sur les membres de la famille royale", a expliqué à l'AFP Robert Hazell, professeur de sciences politiques à University College London (UCL).

Concrètement, "aucune question ne peut être posée qui mette directement en avant le nom du souverain ou l'influence de la Couronne devant le Parlement ou qui critique le souverain ou la famille royale", explique-t-il.

George Foulkes a également déclaré au Guardian que le bureau de dépôt des Lords avait systématiquement rejeté les questions qu'il avait voulu poser cette année sur Andrew et le rôle qu'il avait joué à l'époque où il était représentant spécial du Royaume-Uni pour le commerce et l'investissement - rôle qu'il a abandonné en 2011.

Un rôle dernièrement revenu dans l'actualité à la faveur d'un autre scandale, dans lequel Andrew a aussi été mis en cause en raison de ses liens avec un Chinois soupçonné d'espionnage.

A.Williams--TFWP