The Fort Worth Press - En Irak, les agriculteurs confrontés à la hausse de la salinité de l'eau pour cause de sécheresse

USD -
AED 3.6725
AFN 65.499797
ALL 81.552772
AMD 366.629782
AOA 917.999581
ARS 1488.794801
AUD 1.42211
AWG 1.80125
AZN 1.69611
BAM 1.704958
BBD 2.014323
BDT 123.500054
BHD 0.377133
BIF 2969.859431
BMD 1
BND 1.288438
BOB 11.776757
BRL 5.085502
BSD 1.000144
BTN 95.643343
BWP 13.666518
BYN 2.926621
BYR 19600
BZD 2.011551
CAD 1.399449
CDF 2285.000297
CHF 0.804198
CLF 0.023607
CLP 929.096617
CNY 6.766296
CNH 6.74699
COP 3130.32
CRC 454.698009
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.122916
CZK 20.98565
DJF 177.720083
DKK 6.48123
DOP 58.206386
DZD 132.718598
EGP 51.067405
ERN 15
ETB 161.431274
EUR 0.86705
FJD 2.21445
FKP 0.752629
GBP 0.742275
GEL 2.620004
GGP 0.752629
GHS 11.686964
GIP 0.752629
GMD 74.000415
GNF 8779.339653
GTQ 7.631252
GYD 209.250324
HKD 7.84265
HNL 26.796557
HRK 6.536019
HTG 130.770404
HUF 314.23009
IDR 18043.05
ILS 3.064998
IMP 0.752629
INR 95.507099
IQD 1310.144928
IRR 1375249.999887
ISK 123.629658
JEP 0.752629
JMD 158.178054
JOD 0.70903
JPY 158.871503
KES 129.389953
KGS 87.450301
KHR 4021.497971
KMF 430.000455
KRW 1420.301393
KWD 0.30956
KYD 0.833486
KZT 474.467668
LAK 22673.024784
LBP 89564.46312
LKR 335.944208
LRD 181.028846
LSL 16.58433
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.40122
MAD 9.384243
MDL 17.612958
MGA 4276.037626
MKD 53.629726
MMK 2099.843283
MNT 3596.223753
MOP 8.081004
MRU 39.98518
MUR 47.210048
MVR 15.459716
MWK 1734.294021
MXN 17.35354
MYR 4.089695
MZN 63.909867
NAD 16.58433
NGN 1362.720067
NIO 36.806179
NOK 9.525505
NPR 153.023838
NZD 1.700175
OMR 0.384499
PAB 1.000183
PEN 3.389081
PGK 4.412771
PHP 61.292975
PKR 277.76136
PLN 3.734545
PYG 5977.552577
QAR 3.645897
RON 4.547948
RSD 101.808998
RUB 79.718449
RWF 1472.221496
SAR 3.731666
SBD 8.071551
SCR 13.437717
SDG 600.496752
SEK 9.52229
SGD 1.281515
SLE 24.125008
SOS 571.597937
SRD 37.744944
STD 20697.981008
STN 21.357556
SVC 8.751444
SZL 16.588428
THB 33.355026
TJS 9.23614
TMT 3.51
TND 2.957132
TRY 47.414699
TTD 6.788482
TWD 32.433604
TZS 2647.503019
UAH 44.620072
UGX 3745.886455
UYU 40.231012
UZS 12006.538084
VES 743.296097
VND 26281.5
VUV 119.53128
WST 2.752524
XAF 571.846899
XAG 0.016993
XAU 0.000244
XCD 2.70255
XCG 1.802561
XDR 0.711998
XOF 571.826959
XPF 103.964258
YER 238.324988
ZAR 16.489675
ZMK 9001.199242
ZMW 18.677697
ZWL 321.999592
  • AEX

    11.5900

    1104.69

    +1.06%

  • BEL20

    -72.7400

    5655

    -1.27%

  • PX1

    77.3600

    8485.64

    +0.92%

  • ISEQ

    93.5700

    13654.7

    +0.69%

  • OSEBX

    7.8300

    2014.36

    +0.39%

  • PSI20

    96.8200

    9145.86

    +1.07%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -113.3500

    4297.09

    -2.57%

  • N150

    20.7900

    4264.05

    +0.49%

En Irak, les agriculteurs confrontés à la hausse de la salinité de l'eau pour cause de sécheresse
En Irak, les agriculteurs confrontés à la hausse de la salinité de l'eau pour cause de sécheresse / Photo: © AFP

En Irak, les agriculteurs confrontés à la hausse de la salinité de l'eau pour cause de sécheresse

Dans le sud de l'Irak, l'agricultrice Oum Ali est confrontée de plein fouet à la hausse en flèche de la salinité de l'eau douce, provoquée par la sécheresse: non seulement elle ne peut plus en boire, mais ses volailles se sont mises à mourir.

Taille du texte:

"Avant, nous buvions, nous nous lavions et nous cuisinions avec l'eau du fleuve, mais maintenant, elle nous cause du tort", explique la femme de 40 ans qui vit dans les marais asséchés d'Al-Mashab, dans la province de Bassora, à la pointe sud de l'Irak.

Ces dernières semaines, Oum Ali dit avoir perdu des dizaines de canards d'élevage et 15 poules en raison d'une eau devenue trop saumâtre. "J'ai pleuré et je souffrais, j'avais l'impression que tout mon travail avait été vain", confie cette veuve, mère de trois enfants.

Sous l'impact du changement climatique qui fait baisser les pluies et monter la température, l'Irak souffre depuis des années de sécheresse. La baisse des débits d'eau douce augmente les niveaux de concentration en sel et en polluants divers dans le sud du pays, historique Croissant fertile, où convergent les fleuves Tigre et Euphrate avant de se jeter dans le Golfe.

"Nous n'avons jamais observé de niveaux de salinité aussi élevés en 89 ans", affirme Khaled Shamal, porte-parole du ministère irakien de l'Eau.

Les niveaux de salinité mesurés le mois dernier dans la province de Bassora ont atteint 29.000 parties par million (ppm), contre 2.600 l'année dernière, détaille un rapport de son ministère.

A titre de comparaison, l'eau dite douce doit normalement contenir moins de 1.000 particules de sels dissous par million et l'eau de mer avoisine les 35.000 ppm. Autrement dit, l'eau des marais du sud de l'Irak tient davantage de l'eau de mer que de l'eau douce.

- "Plus d'eau" -

Pour Hassan al-Khateeb, expert à l'Université irakienne de Koufa (sud), l'Euphrate a enregistré ces dernières semaines son niveau en eau le plus bas depuis des décennies. Au point où le Chatt al-Arab, principal chenal du delta commun du Tigre et de l'Euphrate, n'arrive plus à retenir l'eau salée du Golfe.

Comme Oum Ali, Zoulaykha Hashem déplore que l'eau soit devenue très saumâtre dans la zone, et dit attendre une amélioration de la situation pour pouvoir irriguer ses grenadiers et figuiers.

"Nous ne pouvons même pas partir d'ici. Où irions-nous?", lance-t-elle, dans cette région irakienne où le secteur agricole emploie un quart des femmes, selon l'ONU.

En octobre 2024, l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), recensait quelque 170.000 personnes déplacées dans le centre et le sud de l'Irak en raison de facteurs liés au climat.

Il y a plusieurs années, la pénurie d'eau avait déjà poussé Mariam Salman à quitter la province voisine de Missan pour Bassora, dans l'espoir que son buffle puisse profiter du Chatt al-Arab.

"Mais ici aussi, il n'y a plus d'eau", dit cette mère de trois enfants. Près de chez elle, l'AFP a vu trois squelettes de buffle sur la terre asséchée, tués, selon des habitants, par la pénurie d'eau.

- Pêches en berne -

Le Tigre et l'Euphrate prenant leur source en Turquie, les autorités irakiennes ont à plusieurs reprises imputé aux barrages situés de l'autre côté de la frontière la réduction significative de leur débit.

Les autorités irakiennes disent recevoir aujourd'hui moins de 35% de la part d'eau de ces deux fleuves allouée au pays, aux systèmes de gestion de l'eau défaillants après des décennies de guerre et de négligence.

Pour Hassan al-Khateeb, le gouvernement irakien doit non seulement réaffirmer ses droits sur ces eaux, mais intensifier les projets de désalinisation des eaux du Chatt al-Arab.

En juillet, le gouvernement a annoncé un projet visant à dessaler un million de mètres cubes d'eau par jour à Bassora, où les habitants se plaignent aussi de l'impact de la hausse de la salinité sur les pêches.

Hamdiyah Mehdi déplore que son mari, pêcheur, rentre beaucoup plus souvent bredouille en raison des "eaux troubles et salées" du Chatt al-Arab, ce qui affecte les finances, mais aussi l'humeur du foyer. "C'est vraiment difficile", dit-elle, "ces frustrations nous poussent à nous prendre les uns aux autres" dans la famille.

J.Barnes--TFWP