The Fort Worth Press - Macron donne à Lecornu, démissionnaire, 48 heures pour "d'ultimes négociations"

USD -
AED 3.67315
AFN 63.493234
ALL 82.893849
AMD 377.199436
ANG 1.790083
AOA 917.000252
ARS 1376.779803
AUD 1.436255
AWG 1.80225
AZN 1.696542
BAM 1.686202
BBD 2.015182
BDT 122.789623
BGN 1.709309
BHD 0.377512
BIF 2970
BMD 1
BND 1.279061
BOB 6.913944
BRL 5.223696
BSD 1.000522
BTN 94.115213
BWP 13.635619
BYN 2.965482
BYR 19600
BZD 2.012485
CAD 1.380855
CDF 2279.999898
CHF 0.791075
CLF 0.023239
CLP 917.594531
CNY 6.901497
CNH 6.90132
COP 3702.49
CRC 465.236584
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.624984
CZK 21.130199
DJF 177.720054
DKK 6.45369
DOP 60.375008
DZD 132.589624
EGP 52.529501
ERN 15
ETB 157.299098
EUR 0.863701
FJD 2.245988
FKP 0.747226
GBP 0.74735
GEL 2.694981
GGP 0.747226
GHS 10.950161
GIP 0.747226
GMD 73.498543
GNF 8780.000028
GTQ 7.657854
GYD 209.347342
HKD 7.81702
HNL 26.519668
HRK 6.508302
HTG 131.207187
HUF 333.793973
IDR 16846.35
ILS 3.11585
IMP 0.747226
INR 94.243603
IQD 1310
IRR 1313149.999755
ISK 123.67991
JEP 0.747226
JMD 157.605908
JOD 0.70903
JPY 159.263503
KES 129.749591
KGS 87.449199
KHR 4012.999815
KMF 427.000536
KPW 900.014346
KRW 1500.779793
KWD 0.30652
KYD 0.833829
KZT 482.773486
LAK 21585.000114
LBP 89550.000464
LKR 314.680461
LRD 183.649834
LSL 16.94008
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.374992
MAD 9.327504
MDL 17.495667
MGA 4170.000275
MKD 53.241151
MMK 2100.167588
MNT 3569.46809
MOP 8.057787
MRU 40.129923
MUR 46.469729
MVR 15.449832
MWK 1736.999516
MXN 17.730698
MYR 3.964499
MZN 63.952774
NAD 16.929973
NGN 1386.309982
NIO 36.720102
NOK 9.68736
NPR 150.586937
NZD 1.71787
OMR 0.384499
PAB 1.000578
PEN 3.460503
PGK 4.309501
PHP 60.0285
PKR 279.050244
PLN 3.69196
PYG 6510.184287
QAR 3.644048
RON 4.400402
RSD 101.435012
RUB 80.994805
RWF 1460
SAR 3.751581
SBD 8.042037
SCR 14.729951
SDG 601.000356
SEK 9.334045
SGD 1.279855
SHP 0.750259
SLE 24.549765
SLL 20969.510825
SOS 571.000338
SRD 37.340498
STD 20697.981008
STN 21.4
SVC 8.755292
SYP 110.948257
SZL 16.897857
THB 32.638498
TJS 9.58109
TMT 3.5
TND 2.9375
TOP 2.40776
TRY 44.358965
TTD 6.803525
TWD 31.907949
TZS 2570.05902
UAH 43.92958
UGX 3702.186911
UYU 40.504889
UZS 12199.999554
VES 462.09036
VND 26350
VUV 119.508072
WST 2.738201
XAF 565.560619
XAG 0.013803
XAU 0.00022
XCD 2.70255
XCG 1.803352
XDR 0.702492
XOF 563.498164
XPF 103.449958
YER 238.649993
ZAR 16.916097
ZMK 9001.198562
ZMW 18.736367
ZWL 321.999592
  • AEX

    8.8700

    983.13

    +0.91%

  • BEL20

    108.2900

    5052.97

    +2.19%

  • PX1

    102.9900

    7846.55

    +1.33%

  • ISEQ

    267.3000

    12362.55

    +2.21%

  • OSEBX

    23.8700

    1980.05

    +1.22%

  • PSI20

    132.3400

    9014.42

    +1.49%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    80.4500

    3624.57

    +2.27%

  • N150

    55.6000

    3837.98

    +1.47%

Macron donne à Lecornu, démissionnaire, 48 heures pour "d'ultimes négociations"

Macron donne à Lecornu, démissionnaire, 48 heures pour "d'ultimes négociations"

Emmanuel Macron a donné lundi à Sébastien Lecornu, Premier ministre le plus éphémère de la Ve République, 48 heures pour des négociations de la dernière chance, laissant planer la menace de dissolution en cas d'échec.

Taille du texte:

Le président de la République lui a confié "la responsabilité de mener, d'ici mercredi soir, d'ultimes négociations afin de définir une plateforme d'action et de stabilité pour le pays", a annoncé l'Elysée. "Je dirai au chef de l'Etat mercredi soir si cela est possible ou non, pour qu'il puisse en tirer toutes les conclusions qui s'imposent", a répondu sur X le Premier ministre qui a démissionné lundi matin moins de 12 heures après avoir formé son gouvernement.

Ce dernier débutera ses nouvelles tractations dès mardi à 09H00 en recevant les dirigeants du "socle commun", la fragile coalition entre le camp présidentiel et le parti de droite Les Républicains dont les signes d'implosion l'ont poussé à démissionner lundi matin. Les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat seront aussi présents.

En cas de nouvel échec mercredi, Emmanuel Macron "prendra ses responsabilités", a fait savoir ensuite son entourage, semblant laisser planer l'hypothèse d'une nouvelle dissolution. Il a toutefois précisé qu'en cas de succès, Sébastien Lecornu ne serait pas automatiquement renommé Premier ministre, son rôle se bornant à ce stade à dire si "des voies de compromis" sont encore possibles.

- "Fin de règne" -

"La fin de règne de la Macronie est interminable. Qu'ils s'en aillent tous!", a réagi la cheffe des députés La France insoumise Mathilde Panot, tandis que la patronne des Ecologistes Marine Tondelier a ironisé sur ce "monde politique qui est en train de s'effondrer et qui s'accroche comme une moule à son rocher".

Troisième Premier ministre désigné en un an depuis la dissolution de juin 2024, Sébastien Lecornu, nommé le 9 septembre, s'est rendu aux premières heures à l'Élysée pour remettre sa démission, quatorze heures seulement après avoir formé son gouvernement qui devait théoriquement tenir son premier Conseil des ministres lundi après-midi. Emmanuel Macron l'a d'abord formellement acceptée.

"Les conditions n'étaient plus remplies" pour rester, a-t-il déclaré un peu plus tard depuis Matignon, regrettant "les appétits partisans" ayant conduit à sa démission, une allusion claire au patron de LR Bruno Retailleau qui dimanche soir a précipité sa chute quelques heures après avoir accepté de rester au gouvernement.

Le ministre de l'Intérieur démissionnaire a assuré qu'il ne se sentait "pas du tout" responsable de la crise. La veille, il s'était insurgé contre la composition, critiquant notamment le retour, aux Armées, de l'ex-ministre de l'Economie Bruno Le Maire, qui a annoncé lundi renoncer à participer au gouvernement dans l'espoir de permettre "la reprise des discussions".

- Démission, dissolution ou cohabitation -

Sébastien Lecornu a aussi regretté que son offre de renoncer à l'article 49.3 de la Constitution pour redonner la main au Parlement n'avait "pas permis" d'évacuer la menace d'une censure agitée par la gauche et le Rassemblement national.

Il s'agit du gouvernement le plus bref de la Ve République. Sa chute plonge la France dans une crise politique sans précédent depuis des décennies, aggravant l'impasse née de la dissolution.

Le président de la République était dès lors au pied du mur, avec peu de cartes dans sa main.

Hormis cette mission de la dernière chance confiée à son fidèle soutien, il peut dissoudre une Assemblée figée en trois blocs comme le demande le RN, démissionner comme le voudrait LFI ou nommer un Premier ministre de gauche comme l'ont de nouveau réclamé écologistes et socialistes. Ou encore faire appel à une personne sans étiquette à la tête d'un "gouvernement technique".

Presque simultanément à la démission de Sébastien Lecornu, le président du RN Jordan Bardella a appelé Emmanuel Macron à convoquer de nouvelles législatives anticipées. Marine Le Pen a également jugé une dissolution "absolument incontournable" et estimé qu'une démission du chef de l'Etat serait "sage".

Dans la soirée, le parti d'extrême droite et ses alliés de l'UDR ont fait savoir, par la voix d'Eric Ciotti, qu'ils "censureront systématiquement tout gouvernement" jusqu'à la dissolution ou la démission du président.

Le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon a lui demandé l'examen "immédiat" d'une motion de destitution d'Emmanuel Macron, "à l'origine du chaos".

- "Dignité et honneur" -

Le socialistes, qui avaient joué le jeu des négociations jusque-là et réclamaient un nouveau vote parlementaire sur la réforme des retraites pour ne pas censurer Sébastien Lecornu, ont demandé au président de nommer un Premier ministre "issu de la gauche et des Ecologistes" et "ouvert aux compromis".

Leur premier secrétaire Olivier Faure a néanmoins salué sur X Sébastien Lecornu, un "gaulliste" qui vient de "démissionner avec dignité et honneur".

Face à ce nouveau rebondissement de la crise, la Bourse de Paris a accusé une baisse et sur le marché obligataire, le taux d'intérêt à dix ans passait au-dessus de celui de l'Italie.

bur-lum-far-fff/sde/asm

K.Ibarra--TFWP