The Fort Worth Press - Octobre rose: les cancers du sein liés au travail, un angle mort de la prévention en France

USD -
AED 3.672504
AFN 64.999873
ALL 81.096581
AMD 366.172094
AOA 916.999721
ARS 1494.266803
AUD 1.427766
AWG 1.8025
AZN 1.700129
BAM 1.69944
BBD 2.01651
BDT 123.63036
BHD 0.377547
BIF 2962.071512
BMD 1
BND 1.284007
BOB 12.189251
BRL 5.104104
BSD 1.001173
BTN 95.404266
BWP 13.616892
BYN 2.926706
BYR 19600
BZD 2.013642
CAD 1.404255
CDF 2262.00023
CHF 0.809755
CLF 0.02343
CLP 925.160161
CNY 6.7526
CNH 6.75656
COP 3243.88
CRC 454.794282
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.811791
CZK 21.02545
DJF 178.285615
DKK 6.49292
DOP 58.078811
DZD 132.979031
EGP 50.119298
ERN 15
ETB 161.598123
EUR 0.868599
FJD 2.217899
FKP 0.741746
GBP 0.74445
GEL 2.609894
GGP 0.741746
GHS 11.699179
GIP 0.741746
GMD 73.999924
GNF 8791.76261
GTQ 7.638868
GYD 209.792762
HKD 7.842196
HNL 26.835817
HRK 6.5475
HTG 130.903245
HUF 316.200498
IDR 17971.1
ILS 3.043635
IMP 0.741746
INR 95.33195
IQD 1311.552331
IRR 1375250.000309
ISK 123.349908
JEP 0.741746
JMD 158.59582
JOD 0.708989
JPY 157.344502
KES 129.369893
KGS 87.449905
KHR 4045.705348
KMF 427.999787
KRW 1432.190026
KWD 0.309561
KYD 0.83434
KZT 474.927228
LAK 22644.132598
LBP 89660.511796
LKR 336.15154
LRD 180.718599
LSL 16.511883
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.38137
MAD 9.335187
MDL 17.480992
MGA 4264.673937
MKD 53.460486
MMK 2099.683142
MNT 3593.528557
MOP 8.08724
MRU 40.098188
MUR 46.940197
MVR 15.449916
MWK 1736.108094
MXN 17.3215
MYR 4.099017
MZN 63.898582
NAD 16.511883
NGN 1363.86997
NIO 36.842334
NOK 9.53295
NPR 152.647174
NZD 1.703765
OMR 0.384514
PAB 1.001173
PEN 3.381501
PGK 4.418473
PHP 60.93014
PKR 278.006778
PLN 3.745014
PYG 5972.107573
QAR 3.649824
RON 4.557099
RSD 101.937967
RUB 80.400387
RWF 1468.219142
SAR 3.743129
SBD 8.071156
SCR 13.42223
SDG 599.999808
SEK 9.56035
SGD 1.28236
SLE 24.449749
SOS 572.185776
SRD 37.805983
STD 20697.981008
STN 21.288613
SVC 8.760481
SZL 16.51475
THB 33.394926
TJS 9.246036
TMT 3.5
TND 2.937979
TRY 47.554202
TTD 6.788895
TWD 32.411009
TZS 2648.998023
UAH 44.91011
UGX 3746.795847
UYU 40.266765
UZS 12004.17083
VES 747.8514
VND 26287
VUV 119.050155
WST 2.734491
XAF 569.976105
XAG 0.017095
XAU 0.000246
XCD 2.70255
XCG 1.804405
XDR 0.708867
XOF 569.976105
XPF 103.627753
YER 238.398351
ZAR 16.51395
ZMK 9001.20195
ZMW 18.815658
ZWL 321.999592
  • AEX

    3.1900

    1102.22

    +0.29%

  • BEL20

    -18.7600

    5667.28

    -0.33%

  • PX1

    103.8200

    8613.82

    +1.22%

  • ISEQ

    181.3700

    13716.45

    +1.34%

  • OSEBX

    5.0500

    2023.13

    +0.25%

  • PSI20

    55.6100

    9171.7

    +0.61%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -94.5100

    4181.81

    -2.21%

  • N150

    29.4100

    4291.71

    +0.69%

Octobre rose: les cancers du sein liés au travail, un angle mort de la prévention en France
Octobre rose: les cancers du sein liés au travail, un angle mort de la prévention en France / Photo: © AFP

Octobre rose: les cancers du sein liés au travail, un angle mort de la prévention en France

Certains cancers du sein sont-ils dus au travail ? En France, où une agence sanitaire planche sur le sujet, seules quelques femmes ont réussi à faire reconnaître l'origine professionnelle de leur maladie, un angle mort des politiques publiques, estiment des spécialistes.

Taille du texte:

Alors qu'a débuté l'opération annuelle Octobre rose dédiée au dépistage, les pouvoirs publics "ne s'intéressent pas assez aux conséquences du travail chez les femmes", a estimé Jean-Luc Rué, responsable santé sécurité CFDT Grand Est, syndicat très actif sur le sujet.

Plus meurtrier des cancers chez la femme en France avec 12.000 morts par an, le cancer du sein est une maladie dont on n'a pas fini d'explorer les facteurs de risques: le travail de nuit a été jugé "probablement cancérogène" en 2007 par le Centre international de recherche sur le cancer, agence de l'OMS qui a aussi classé "cancérogènes avérés" les rayons X et Gamma.

Travailler de nuit plus de deux nuits par semaine pendant plus de 10 ans multiplie le risque par trois, a dit l'Institut national de la santé et de la recherche médicale en 2018.

L'exposition à certains produits chimiques pourrait aussi influer.

Or les "conséquences du travail pouvant engendrer un sur-risque" sont "très rarement" évoquées par les politiques publiques, alors qu'"en éliminant ces éléments, on pourrait réduire le nombre de pathologies", a déploré récemment M. Rué devant l'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis).

Les campagnes de prévention sanitaires prônent de "ne plus fumer, ne plus boire, bouger plus, manger mieux", ce qui permettrait d'éviter 40% des cancers, mais "ignorent tout autre facteur de risque dont la genèse serait collective", a avancé la sociologue Anne Marchand dans "Mourir de son travail aujourd'hui, un fléau évitable" (éditions de L'Atelier).

Pour le corps médical, identifier et prévenir les risques professionnels n'est pas davantage une priorité, a constaté la chercheuse en accompagnant quelque 200 salariés et retraités atteints de cancers broncho-pulmonaires dans leurs démarches de reconnaissance.

- Manque d'études -

"Peu de médecins interrogent les personnes sur leur activité professionnelle. Certains vont demander: +Vous faites quoi comme métier+ et s'en tenir là", a-t-elle dit à l'AFP. "Mais ils ne vont pas dire: +Vous avez travaillé dans quoi ?+ Or les cancers surviennent 20, 30 ou 40 ans après les expositions".

Une maladie est dite "professionnelle" lorsqu'elle est la conséquence de l'exposition habituelle d'un travailleur à un risque physique, chimique ou biologique et si elle figure dans l'un des tableaux du régime général ou agricole de la Sécurité sociale, issus de la négociation entre syndicats et patronat.

Quand il n'existe pas de tableau, comme pour le cancer du sein, des médecins étudient le dossier et se prononcent sur le lien entre le travail et la pathologie, dans un comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles (CRRMP). La femme doit alors prouver un "lien direct et essentiel" entre son cancer et son activité.

Jusqu'ici, très peu de femmes ont obtenu cette reconnaissance ouvrant droit à une indemnisation. La première, en 2023, était une infirmière mosellane exposée à des rayons et travaillant de nuit à l'hôpital pendant 28 ans.

"La difficulté, c'est qu'on manque d'études sur l'impact du travail chez les femmes, alors qu'un travailleur sur deux est une travailleuse", a pointé M. Rué, membre de la commission fixant les critères de reconnaissance des maladies professionnelles (CS4).

Les études "sont majoritairement faites sur une population masculine, sans variations hormonales, alors que la masse adipeuse et les hormones font varier la réaction aux expositions et toxiques", a expliqué Mme Marchand.

Pour sortir de l'impasse, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), dont les expertises alimentent la négociation entre partenaires sociaux, analyse les métiers et expositions pouvant engendrer un sur-risque de cancer du sein.

"Nous travaillons sur plusieurs facteurs: le travail de nuit, certains produits chimiques, qui restent à déterminer, les rayonnements ionisants", a expliqué Henri Bastos, directeur scientifique santé et travail à l'Anses.

Conclusions attendues au plus tôt fin 2026.

G.George--TFWP