The Fort Worth Press - La Cour internationale de justice ouvre la voie aux "réparations" climatiques

USD -
AED 3.672498
AFN 65.999954
ALL 81.82833
AMD 362.253747
ANG 1.790365
AOA 917.000209
ARS 1534.478501
AUD 1.442065
AWG 1.8025
AZN 1.698582
BAM 1.739471
BBD 2.012612
BDT 122.851565
BGN 1.683441
BHD 0.376674
BIF 3014.617269
BMD 1
BND 1.278867
BOB 12.006155
BRL 5.2244
BSD 0.99928
BTN 96.807044
BWP 13.814757
BYN 3.009846
BYR 19600
BZD 2.009677
CAD 1.42868
CDF 2310.000412
CHF 0.831055
CLF 0.024807
CLP 979.509606
CNY 6.70455
CNH 6.713585
COP 3301.04
CRC 457.878797
CUC 1
CUP 23.981287
CVE 98.071304
CZK 21.872197
DJF 177.940248
DKK 6.69185
DOP 59.662995
DZD 133.923322
EGP 52.478795
ERN 15
ETB 163.212801
EUR 0.89531
FJD 2.24725
FKP 0.755263
GBP 0.757995
GEL 2.605014
GGP 0.755263
GHS 11.735826
GIP 0.755263
GMD 73.500752
GNF 8790.241169
GTQ 7.636412
GYD 209.021333
HKD 7.84697
HNL 26.827891
HRK 6.737601
HTG 130.85359
HUF 330.180497
IDR 17940
ILS 3.05233
IMP 0.755263
INR 96.21325
IQD 1309.040455
IRR 1746539.502114
ISK 122.860226
JEP 0.755263
JMD 158.196211
JOD 0.708981
JPY 158.005016
KES 128.198816
KGS 87.449801
KHR 4053.1526
KMF 438.00032
KPW 900.000318
KRW 1345.905017
KWD 0.30883
KYD 0.83267
KZT 448.958718
LAK 22445.267647
LBP 89483.505439
LKR 330.453112
LRD 170.863165
LSL 16.707565
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.399481
MAD 9.927646
MDL 17.857175
MGA 4415.17204
MKD 54.770153
MMK 2099.850161
MNT 3596.272149
MOP 8.076685
MRU 39.93098
MUR 48.140196
MVR 15.460202
MWK 1732.714877
MXN 18.210919
MYR 4.087602
MZN 63.901942
NAD 16.707565
NGN 1327.449681
NIO 36.769055
NOK 9.672765
NPR 154.896092
NZD 1.790254
OMR 0.384271
PAB 0.999253
PEN 3.462758
PGK 4.525422
PHP 62.745995
PKR 276.770538
PLN 3.928345
PYG 5846.252368
QAR 3.642282
RON 4.784098
RSD 104.488431
RUB 83.993732
RWF 1479.943076
SAR 3.74627
SBD 8.078071
SCR 13.758689
SDG 601.50157
SEK 10.099725
SGD 1.281965
SHP 0.75503
SLE 24.601595
SLL 20969.491881
SOS 571.110913
SRD 37.811496
STD 20697.981008
STN 21.791046
SVC 8.742946
SYP 13002.000254
SZL 16.704542
THB 33.63968
TJS 9.197848
TMT 3.5
TND 2.977543
TOP 2.40776
TRY 49.163403
TTD 6.775561
TWD 31.772498
TZS 2629.318992
UAH 44.962977
UGX 3987.245794
UYU 40.271978
UZS 11785.633285
VES 865.47815
VND 25993
VUV 119.582079
WST 2.788611
XAF 587.284755
XAG 0.016406
XAU 0.000241717548
XCD 2.70255
XCG 1.800887
XDR 0.707052
XOF 587.284755
XPF 106.071589
YER 236.298339
ZAR 16.70869
ZMK 9001.187009
ZMW 19.635154
ZWL 321.999592
SSP 5712.591527
MXV 2.060533
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

La Cour internationale de justice ouvre la voie aux "réparations" climatiques
La Cour internationale de justice ouvre la voie aux "réparations" climatiques / Photo: © AFP

La Cour internationale de justice ouvre la voie aux "réparations" climatiques

Les Etats qui violent leurs obligations climatiques commettent un acte "illicite” et pourraient se voir réclamer des réparations par les pays les plus affectés, conclut mercredi la Cour internationale de justice dans un avis consultatif inédit, destiné à influencer la jurisprudence mondiale.

Taille du texte:

La plus haute juridiction de l’ONU, basée à La Haye, établit à l'unanimité dans cet avis, initialement demandé par des étudiants sur l’archipel de Vanuatu, une interprétation juridique du droit international, dont des législateurs, avocats et juges du monde entier peuvent désormais se saisir pour changer les lois ou attaquer en justice les Etats pour leur inaction climatique.

La dégradation du climat, causé par les émissions de gaz à effet de serre, est une "menace urgente et existentielle”, a déclaré le juge Yuji Iwasawa, président de la Cour, lors d'un discours de deux heures.

La Cour a rejeté l’idée défendue par les grands pays pollueurs que les traités climatiques existants – et notamment le processus de négociation des COP annuelles – étaient suffisants.

Les Etats ont "des obligations strictes de protéger le système climatique", a-t-il argué. En accord avec les petits pays insulaires, il a confirmé que le climat devait être "protégé pour les générations présentes et futures" -- alors que les grands pays pollueurs refusaient absolument de reconnaître légalement les droits d'individus pas encore nés.

La partie la plus conséquente de l’avis, et qui suscitera le plus de résistance chez les pays riches, découle selon la Cour de ces obligations: les compensations dues aux pays ravagés par le climat.

"Les conséquences juridiques résultant de la commission d'un fait internationalement illicite peuvent inclure [...] la réparation intégrale du préjudice subi par les États lésés sous forme de restitution, de compensation et de satisfaction", a déclaré Yuji Iwasawa.

Mais la Cour ajoute qu'un lien de causalité direct et certain doit être établi "entre le fait illicite et le préjudice", certes difficile à établir devant une juridiction mais "pas impossible" pour autant, concluent les 15 juges de la CIJ.

Il s'agit du cinquième avis unanime de la Cour en 80 ans, selon l'ONU.

- Reculs politiques, avancées juridiques -

"Le changement climatique n'est pas qu'un exercice académique... On le vit au quotidien", disait à l'AFP l'étudiant fidjien Vishal Prasad, 29 ans, qui a lancé la campagne en 2019 avec d'autres étudiants de l'université du Pacifique Sud, au Vanuatu.

Nombre d’ONG et militants attendaient avec impatience cet avis, frustrés par l'inaction ou la lenteur des grands pays pollueurs à réduire leur combustion de pétrole, de charbon et de gaz.

Quelques dizaines étaient présents mercredi au Palais de la Paix, siège de la CIJ, derrière une banderole imprimée avant l’audience et qui clame: "les tribunaux ont parlé - les gouvernements doivent agir maintenant"

Les Nations unies avaient chargé, par un vote de l’Assemblée générale, la CIJ de répondre à deux questions.

Premièrement: quelles obligations les Etats ont-ils en vertu du droit international de protéger la Terre contre les émissions de gaz à effet de serre, majoritairement générées par la combustion du pétrole, du charbon et du gaz, pour les générations présentes et futures?

Deuxièmement, quelles sont les conséquences juridiques de ces obligations pour les Etats dont les émissions ont causé des dommages environnementaux, en particulier envers les Etats insulaires vulnérables de faible altitude?

La Cour a dû organiser les plus grandes audiences de son histoire, avec plus de 100 nations et groupes prenant la parole, en décembre au Palais de la Paix.

La bataille du climat investit de plus en plus les tribunaux, qu’ils soient nationaux ou internationaux, pour forcer une action climatique d’une ampleur que les négociations au niveau politique n’arrivent pas à déclencher - a fortiori à une période où Europe et Etats-Unis ralentissent ou reculent sur leurs engagements.

Les COP annuelles ont certes permis d'infléchir les prévisions de réchauffement, mais encore très insuffisamment pour tenir l'objectif limite de 2°C, par rapport à l'ère préindustrielle, fixé par l'accord de Paris de 2015. Le monde en est déjà à au moins 1,3°C de réchauffement.

Le droit international se construit avec de tels avis, a expliqué à l'AFP Andrew Raine, du département juridique de l'ONU Environnement. "Ils clarifient la manière dont le droit international s'applique à la crise climatique, ce qui a des répercussions sur les tribunaux nationaux, les processus législatifs et les débats publics."

H.M.Hernandez--TFWP