The Fort Worth Press - Dans le Tarn, une mobilisation anti-A69 émaillée d'incidents près du chantier

USD -
AED 3.672501
AFN 65.000545
ALL 81.652501
AMD 376.168126
ANG 1.79008
AOA 917.000263
ARS 1431.789723
AUD 1.425591
AWG 1.8025
AZN 1.704112
BAM 1.654023
BBD 2.008288
BDT 121.941731
BGN 1.67937
BHD 0.375914
BIF 2954.881813
BMD 1
BND 1.269737
BOB 6.889932
BRL 5.217399
BSD 0.997082
BTN 90.316715
BWP 13.200558
BYN 2.864561
BYR 19600
BZD 2.005328
CAD 1.36528
CDF 2199.999711
CHF 0.77566
CLF 0.021803
CLP 860.889567
CNY 6.93895
CNH 6.93092
COP 3699.522179
CRC 494.312656
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.2513
CZK 20.463298
DJF 177.555076
DKK 6.322198
DOP 62.928665
DZD 129.553047
EGP 46.713163
ERN 15
ETB 155.0074
EUR 0.8462
FJD 2.209497
FKP 0.73461
GBP 0.734457
GEL 2.694976
GGP 0.73461
GHS 10.957757
GIP 0.73461
GMD 73.000184
GNF 8752.167111
GTQ 7.647681
GYD 208.609244
HKD 7.81385
HNL 26.338534
HRK 6.376101
HTG 130.618631
HUF 319.493022
IDR 16855.5
ILS 3.110675
IMP 0.73461
INR 90.57645
IQD 1306.186308
IRR 42125.000158
ISK 122.709741
JEP 0.73461
JMD 156.057339
JOD 0.709029
JPY 157.200504
KES 128.622775
KGS 87.45031
KHR 4023.848789
KMF 419.000087
KPW 899.990005
KRW 1463.830447
KWD 0.30721
KYD 0.830902
KZT 493.331642
LAK 21426.698803
LBP 89293.839063
LKR 308.47816
LRD 187.449786
LSL 16.086092
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.314009
MAD 9.153622
MDL 17.000296
MGA 4426.402808
MKD 52.129054
MMK 2099.624884
MNT 3567.867665
MOP 8.023933
MRU 39.425769
MUR 46.060361
MVR 15.449993
MWK 1728.952598
MXN 17.269659
MYR 3.947503
MZN 63.750274
NAD 16.086092
NGN 1366.979859
NIO 36.694998
NOK 9.666396
NPR 144.506744
NZD 1.661284
OMR 0.383441
PAB 0.997082
PEN 3.354899
PGK 4.275868
PHP 58.510949
PKR 278.812127
PLN 3.567015
PYG 6588.016407
QAR 3.634319
RON 4.310399
RSD 99.268468
RUB 76.760504
RWF 1455.283522
SAR 3.748738
SBD 8.058149
SCR 13.84955
SDG 601.511502
SEK 9.011435
SGD 1.272902
SHP 0.750259
SLE 24.450613
SLL 20969.499267
SOS 568.818978
SRD 37.818002
STD 20697.981008
STN 20.719692
SVC 8.724259
SYP 11059.574895
SZL 16.08271
THB 31.535012
TJS 9.342721
TMT 3.505
TND 2.891792
TOP 2.40776
TRY 43.612496
TTD 6.752083
TWD 31.589778
TZS 2577.445135
UAH 42.828111
UGX 3547.71872
UYU 38.538627
UZS 12244.069517
VES 377.985125
VND 25950
VUV 119.182831
WST 2.73071
XAF 554.743964
XAG 0.012866
XAU 0.000201
XCD 2.70255
XCG 1.797032
XDR 0.689923
XOF 554.743964
XPF 100.858387
YER 238.402706
ZAR 16.05502
ZMK 9001.197825
ZMW 18.570764
ZWL 321.999592
  • AEX

    10.2500

    995.35

    +1.04%

  • BEL20

    -7.7400

    5517.52

    -0.14%

  • PX1

    35.4300

    8273.84

    +0.43%

  • ISEQ

    95.0400

    13295.1

    +0.72%

  • OSEBX

    49.1200

    1816.11

    +2.78%

  • PSI20

    111.4900

    8890.3

    +1.27%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -84.1400

    4000.2

    -2.06%

  • N150

    35.3800

    4010.68

    +0.89%

Dans le Tarn, une mobilisation anti-A69 émaillée d'incidents près du chantier

Dans le Tarn, une mobilisation anti-A69 émaillée d'incidents près du chantier

Le rassemblement des opposants à l'A69, interdit par la préfecture du Tarn, s'est mué samedi en fin d'après-midi en manifestation aux abords directs du chantier, avec à la clé une confrontation avec les forces de l'ordre qui était en passe de se terminer peu avant 20h00.

Taille du texte:

Sortis vers 17H00 des bois du château de Scopont où est organisée depuis vendredi cette mobilisation, plusieurs centaines de manifestants se sont approchés du chantier, certains lançant des pierres, auxquelles les forces de l'ordre ont répondu par des tirs de grenades lacrymogènes, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Une première confrontation a ainsi duré une quarantaine de minutes, les gendarmes en tenue anti-émeute se plaçant en ligne le long du tracé pour en empêcher les accès, tandis que les manifestants, parmi lesquels une cinquantaine habillés de noir et masqués, étaient repoussés par le gaz, vers la route nationale 126, séparant le chantier du terrain privé du château.

Sous la surveillance d'un hélicoptère de la gendarmerie, forces de l'ordre et manifestants sont restés ensuite à se faire face sans incident, les anti-A69 dansant la farandole sur la route en chantant "A bas l'Etat, les flics et les fachos" au son d'une fanfare, et peignant des slogans sur la chaussée.

Mais peu après 19h00, alors qu'un groupe tentait de nouveau de s'approcher, un canon à eau, positionné sur le chantier, est entré en action, soutenu par de nouveaux tirs de grenades lacrymogènes, ces derniers incidents poussant le cortège à reculer vers l'entrée du château. Peu avant 20h00, il ne restait qu'une poignée de manifestants sur la nationale, ont constaté des journalistes de l'AFP.

- "Justice hallucinante" -

Auparavant dans le parc du château, les militants assis dans l'herbe ont écouté plusieurs prises de parole sur l'historique de la mobilisation, les modalités d'action, un des organisateurs proclamant "Plus jamais d'A69 ni ici, ni ailleurs" sous les applaudissements.

"On a une justice qui devient hallucinante et qui dit qu'on peut reprendre le chantier d'une autoroute déclarée illégale par le tribunal", a par ailleurs déclaré Jean Olivier, coprésident des Amis de la Terre Midi-Pyrénées, faisant référence aux différentes décisions juridiques sur ce dossier devenu emblématique des luttes écologistes contre les grands projets d'infrastructure.

Faute de déclaration par ses organisateurs et en raison des heurts survenus lors de précédents événements, la préfecture du Tarn avait interdit cette mobilisation baptisée "Turboteuf", relevant la "présence importante" de personnes encagoulées ou masquées, et déployé quelque 1.500 gendarmes.

Le préfet du Tarn Laurent Buchaillat a annoncé, photos à l'appui, qu'ont été saisis 55 "dispositifs hostiles" pouvant "constituer des armes par destination".

"Non ce n'est pas une manifestation festive", a affirmé le ministre des Transports Philippe Tabarot sur X, fustigeant des "activistes soi-disant écologistes". "Des catapultes, des boules de pétanque, des pierres: la violence est préparée", prévient-il.

"Nous ne laisserons rien passer", a aussi martelé sur X le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau. "Quand, au nom de l'écologie, on mobilise des dizaines de militants d'ultra-gauche encagoulés et dangereux, dont une cinquantaine de fichés S, qui ne veulent que détruire ou casser du flic, alors c'est qu'on a basculé dans la sédition et l'ultra-violence".

Même si le chantier est considérablement avancé - arbres abattus, ponts construits, terrassement en cours - les opposants comptent empêcher la finalisation de cette infrastructure, dont la construction a débuté en 2023 et qui doit être achevée au second semestre 2026.

- Contestation multiforme -

Depuis plus de deux ans, la contestation a pris différentes formes: manifestations, grèves de la faim, occupations d'arbres au cœur de Zones à défendre (ZAD). Mais c'est donc sur le terrain juridique que les opposants ont temporairement réussi à stopper les pelles mécaniques.

Fin février, le tribunal administratif de Toulouse a ordonné une interruption des travaux, estimant qu'il n'y avait pas de raison impérative d'intérêt public majeur (RIIPM) pour justifier les dégâts causés à l'environnement.

Cette décision, saluée comme une victoire par les opposants, a donné lieu à plusieurs recours des pro-autoroute: d'un côté devant la justice administrative, de l'autre, par le biais d'une proposition de loi visant à valider rétroactivement les autorisations environnementales du chantier.

Parallèlement, avant l'examen du dossier au fond prévu à la fin de l'année, la cour administrative d'appel de Toulouse a autorisé fin mai une reprise du chantier.

La Turboteuf est le quatrième grand week-end d'action contre le projet, après ceux d'avril et d'octobre 2023 puis de juin 2024, les deux derniers ayant été marqués par des affrontements avec les forces de l'ordre.

A.Williams--TFWP