The Fort Worth Press - Faute de croissance, Londres tranche des milliards de dépense publique

USD -
AED 3.672498
AFN 63.999915
ALL 81.992851
AMD 362.320446
ANG 1.790365
AOA 916.999409
ARS 1522.249818
AUD 1.43672
AWG 1.8025
AZN 1.701071
BAM 1.747811
BBD 2.014182
BDT 123.181412
BGN 1.683441
BHD 0.377117
BIF 3003.57462
BMD 1
BND 1.28025
BOB 11.999747
BRL 4.995805
BSD 0.999987
BTN 96.714521
BWP 13.824844
BYN 3.066935
BYR 19600
BZD 2.01126
CAD 1.425496
CDF 2317.501389
CHF 0.83283
CLF 0.02477
CLP 978.050074
CNY 6.704597
CNH 6.704855
COP 3242.89
CRC 456.562244
CUC 1
CUP 24.000894
CVE 98.537993
CZK 21.823399
DJF 178.074663
DKK 6.678175
DOP 60.28597
DZD 134.575706
EGP 52.367197
ERN 15
ETB 162.472475
EUR 0.89348
FJD 2.2513
FKP 0.753189
GBP 0.756595
GEL 2.575028
GGP 0.753189
GHS 11.820534
GIP 0.753189
GMD 74.000148
GNF 8798.033959
GTQ 7.637967
GYD 209.155291
HKD 7.848225
HNL 26.845398
HRK 6.730196
HTG 130.956211
HUF 327.037047
IDR 17909
ILS 3.072198
IMP 0.753189
INR 96.76625
IQD 1310.008937
IRR 1732149.999813
ISK 122.409852
JEP 0.753189
JMD 158.865058
JOD 0.708993
JPY 158.083503
KES 129.949684
KGS 87.448504
KHR 4071.546982
KMF 438.00005
KPW 900.000318
KRW 1339.130288
KWD 0.310405
KYD 0.833423
KZT 447.018136
LAK 22425.379803
LBP 89552.993744
LKR 330.857909
LRD 171.00983
LSL 16.693431
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.424486
MAD 9.972833
MDL 17.810545
MGA 4459.338695
MKD 55.022341
MMK 2099.693644
MNT 3596.990612
MOP 8.084004
MRU 40.04075
MUR 47.379747
MVR 15.410284
MWK 1734.071502
MXN 18.008499
MYR 4.086904
MZN 63.89771
NAD 16.693655
NGN 1326.940141
NIO 36.800222
NOK 9.57701
NPR 154.747383
NZD 1.78726
OMR 0.384516
PAB 1
PEN 3.442492
PGK 4.532618
PHP 62.732499
PKR 276.934316
PLN 3.91215
PYG 5834.699887
QAR 3.64604
RON 4.784301
RSD 104.879036
RUB 85.498832
RWF 1477.033065
SAR 3.750854
SBD 8.065041
SCR 13.903218
SDG 601.497165
SEK 10.016835
SGD 1.279805
SHP 0.754461
SLE 24.679784
SLL 20969.491881
SOS 571.492404
SRD 37.650193
STD 20697.981008
STN 21.894255
SVC 8.750592
SYP 13002.000254
SZL 16.688114
THB 33.674054
TJS 9.230295
TMT 3.5
TND 2.987578
TOP 2.40776
TRY 49.197298
TTD 6.783645
TWD 31.868032
TZS 2635.003044
UAH 44.87185
UGX 4075.012399
UYU 40.10688
UZS 11795.247585
VES 872.77465
VND 25980.5
VUV 120.182413
WST 2.784712
XAF 586.084608
XAG 0.016728
XAU 0.000243619306
XCD 2.70255
XCG 1.802299
XDR 0.707052
XOF 586.084608
XPF 106.577301
YER 236.225002
ZAR 16.645891
ZMK 9001.196871
ZMW 19.890974
ZWL 321.999592
SSP 5747.740458
MXV 2.035399
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Faute de croissance, Londres tranche des milliards de dépense publique
Faute de croissance, Londres tranche des milliards de dépense publique / Photo: © AFP

Faute de croissance, Londres tranche des milliards de dépense publique

Après les impopulaires hausses d'impôts de l'automne, les coupes budgétaires douloureuses du printemps: l'économie britannique ne décolle pas et la ministre des Finances Rachel Reeves a annoncé mercredi des milliards de livres d'économie pour équilibrer les comptes.

Taille du texte:

"L'incertitude mondiale accrue a eu deux conséquences, d'abord sur nos finances publiques, et ensuite sur notre économie", a affirmé Mme Reeves lors d'un discours budgétaire très attendu au Parlement britannique, dans lequel elle a dévoilé des prévisions très dégradées pour la croissance du pays cette année.

L'organisme public de prévision budgétaire, l'OBR, a réévalué mercredi son estimation de la croissance à 1% en 2025, une baisse significative par rapport aux 2% anticipés fin octobre.

Outre cette économie en berne, le gouvernement travailliste du Premier ministre Keir Starmer doit composer avec les taux d'emprunt élevés de la dette britannique, l'augmentation annoncée des dépenses militaires et les menaces de guerre commerciale de Donald Trump.

Le total de la cure d'amaigrissement détaillée mercredi par Mme Reeves, qui permet de dégager 14 milliards de livres par an d'ici la fin de la décennie, a fait hurler l'opposition conservatrice et suscité des critiques dans sa propre majorité.

Près de 5 milliards par an seront tranchés dans des aides pour les personnes handicapées ou malades, les dépenses publiques subiront un coup de rabot de 6,1 milliards, tandis que les coûts de fonctionnement de l'administration centrale seront réduits de 15% -- avec à la clé la suppression de 10.000 postes de fonctionnaires.

- Calme sur les marchés -

Le gouvernement avait égrené la plupart de ses annonces dans les jours précédant le discours, atténuant la réaction des marchés, qui restaient relativement calmes mercredi.

Avocate d'une discipline budgétaire de fer, la Chancelière de l'Echiquier, de son titre officiel, a rejeté les critiques affirmant que ses choix signent un retour à l'austérité - référence aux coupes douloureuses imposées en 2010 du temps des conservateurs.

Le jeu en vaut la chandelle, selon elle: les réformes, simplifiant notamment des règles d'aménagement du territoire particulièrement contraignantes dans le pays, "augmenteront de manière permanente le niveau du produit intérieur brut (PIB)" à plus long terme, a-t-elle assuré.

De fait, l'OBR se montre plus optimiste à plus long terme, augmentant légèrement sa prévision de croissance pour 2026 (1,9%) et les années suivantes.

Mais les coupes budgétaires sont difficiles à avaler pour de nombreux députés travaillistes, d'autant que le gouvernement de centre gauche avait déjà pris la décision controversée de supprimer, avant l'hiver, une aide au chauffage pour les retraités.

"Je reconnais les difficultés auxquelles (Mme Reeves) est confrontée" mais "les coupes dans les prestations de santé et d'invalidité entraîneront une augmentation de la pauvreté, y compris une pauvreté extrême, ainsi qu'une aggravation des conditions de santé", a prévenu la députée travailliste Debbie Abrahams.

- Pas au bout de ses peines -

"Les coupes budgétaires pour les plus vulnérables ne sont absolument pas la solution", a martelé Thomas Lawson, directeur général de l'association d'aide aux personnes handicapées Turn2us.

Le budget présenté par Mme Reeves en octobre, avec une forte hausse des cotisations patronales (qui entrent en vigueur le mois prochain) et des emprunts exceptionnels pour investir et relancer la croissance, avait aussi suscité l'ire des patrons et provoqué la nervosité des marchés.

Face au mécontentement, l'exécutif met en avant l'augmentation des moyens à destination du NHS, le système public de santé défaillant, ou encore une ambitieuse réforme du droit du travail au bénéfice des salariés.

Mais les analystes craignent que le gouvernement ne soit pas au bout de ses peines au point d'être contraint de prendre d'autres décisions difficiles lors du prochain budget, à l'automne.

"La chancelière Rachel Reeves a juste fait du rafistolage budgétaire", a affirmé Paul Dales, analyste de Capital Economics, ce qui augure selon lui de "changements plus importants à venir".

"La pression pour augmenter les dépenses de défense et autres ne fera probablement que s'accentuer. Et vu l'inquiétude des marchés face à une augmentation des emprunts publics, de nouvelles hausses d'impôts semblent inévitables", a ajouté l'analyste.

S.Rocha--TFWP