The Fort Worth Press - Pro et anti-A69 retiennent leur souffle avant une décision-clé imminente

USD -
AED 3.6725
AFN 65.000093
ALL 81.949837
AMD 359.778721
ANG 1.790365
AOA 917.999954
ARS 1517.4824
AUD 1.439118
AWG 1.8
AZN 1.69364
BAM 1.746484
BBD 2.012707
BDT 123.087914
BGN 1.683441
BHD 0.376835
BIF 3001.281416
BMD 1
BND 1.279273
BOB 11.990838
BRL 5.019414
BSD 0.999254
BTN 96.641976
BWP 13.814535
BYN 3.064607
BYR 19600
BZD 2.00976
CAD 1.426895
CDF 2315.000232
CHF 0.833475
CLF 0.024742
CLP 976.950029
CNY 6.70455
CNH 6.702625
COP 3248.45
CRC 456.219778
CUC 1
CUP 23.982676
CVE 98.46364
CZK 21.81295
DJF 177.945858
DKK 6.678125
DOP 60.239942
DZD 134.562011
EGP 52.370498
ERN 15
ETB 161.410038
EUR 0.89345
FJD 2.252804
FKP 0.753189
GBP 0.757795
GEL 2.595029
GGP 0.753189
GHS 11.811351
GIP 0.753189
GMD 73.999649
GNF 8791.316733
GTQ 7.632238
GYD 209.000272
HKD 7.847702
HNL 26.825381
HRK 6.730968
HTG 130.853306
HUF 327.1895
IDR 17907
ILS 3.07235
IMP 0.753189
INR 96.770499
IQD 1310.5
IRR 1732150.000179
ISK 122.401772
JEP 0.753189
JMD 158.746601
JOD 0.709016
JPY 158.181991
KES 129.710236
KGS 87.448502
KHR 4068.293031
KMF 440.000413
KPW 900.000318
KRW 1338.139944
KWD 0.31067
KYD 0.83279
KZT 446.684824
LAK 22408.358262
LBP 89529.590288
LKR 330.606778
LRD 170.879266
LSL 16.680984
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.419696
MAD 9.965219
MDL 17.797026
MGA 4456.013609
MKD 54.985043
MMK 2099.693644
MNT 3596.990612
MOP 8.077832
MRU 40.010537
MUR 47.520182
MVR 15.41012
MWK 1732.755272
MXN 18.005575
MYR 4.087099
MZN 63.910421
NAD 16.680984
NGN 1329.220021
NIO 36.819775
NOK 9.576755
NPR 154.629923
NZD 1.78777
OMR 0.384503
PAB 0.999237
PEN 3.439925
PGK 4.45125
PHP 62.796499
PKR 276.727822
PLN 3.91291
PYG 5830.323217
QAR 3.64324
RON 4.780803
RSD 104.879833
RUB 84.995108
RWF 1475.931722
SAR 3.753634
SBD 8.000512
SCR 13.913323
SDG 601.496279
SEK 10.00956
SGD 1.280925
SHP 0.756573
SLE 24.670306
SLL 20969.491881
SOS 571.066273
SRD 37.870978
STD 20697.981008
STN 22.075
SVC 8.744028
SYP 13002.000254
SZL 16.619947
THB 33.656501
TJS 9.223248
TMT 3.51
TND 3.001502
TOP 2.40776
TRY 49.215503
TTD 6.778586
TWD 31.905502
TZS 2645.027971
UAH 44.838391
UGX 4071.955744
UYU 40.076975
UZS 11786.399964
VES 873.63875
VND 25966
VUV 120.182413
WST 2.784712
XAF 586.064884
XAG 0.01686
XAU 0.0002426887
XCD 2.702551
XCG 1.800955
XDR 0.707052
XOF 586.064884
XPF 106.725034
YER 236.197505
ZAR 16.65469
ZMK 9001.203248
ZMW 19.876142
ZWL 321.999592
SSP 5747.740458
MXV 2.034623
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Pro et anti-A69 retiennent leur souffle avant une décision-clé imminente
Pro et anti-A69 retiennent leur souffle avant une décision-clé imminente / Photo: © AFP

Pro et anti-A69 retiennent leur souffle avant une décision-clé imminente

Le bitume n'a pas encore été coulé, mais le tracé est en partie réalisé. La justice administrative doit annoncer jeudi si elle met à l'arrêt le colossal chantier de l'A69 qui s'étend déjà sur des dizaines de kilomètres entre Toulouse et Castres, retoquant ainsi pour la 1ère fois une infrastructure routière de cette envergure en France.

Taille du texte:

Sur le chantier, à Castres, les engins étaient rangés à la mi-journée, contrairement à l'habitude, a constaté un journaliste de l'AFP, qui a vu une petite pelleteuse en train d'être hissée sur un camion, à quelques dizaines de mètres du site où des "écureuils" occupent encore un arbre marqué pour être abattu.

Sur place, un militant anti-A69 a expliqué à l'AFP que les engins étaient généralement rangés en fin de journée. Les opposants se disent "très confiants" sur l'arrêt du chantier.

Il faut dire que la rapporteure publique, dont les avis sont régulièrement suivis, a par deux fois demandé au tribunal administratif de Toulouse "l'annulation totale" de l'arrêté préfectoral qui a permis d'entamer le chantier en 2023.

A l'audience du 18 février, cette magistrate, Mona Rousseau, a réaffirmé que les gains espérés de la future autoroute n'étaient pas suffisants pour établir une "raison impérative d'intérêt public majeur" justifiant les atteintes à l'environnement commises par le projet.

Pour ses promoteurs, cet axe de 53 km vise surtout à désenclaver "le bassin de vie" du sud du Tarn, qui "a besoin de se connecter aux équipements de la capitale régionale" Toulouse, comme l'aéroport ou les hôpitaux, a souligné Yasser Abdoulhoussen, directeur de projet, chargé du pilotage de l'A69 à la préfecture du Tarn.

Aussi, à moins que le tribunal ne décide de reporter sa décision, de ne se prononcer que partiellement ou de s'en remettre au Conseil d'Etat, deux possibilités s'offrent à lui: annuler ou non l'arrêté préfectoral, ce qui engendrerait soit l'arrêt immédiat du chantier, soit, à l'inverse, la poursuite normale des travaux de l'autoroute dont l'ouverture était initialement prévue fin 2025.

Quelle que soit la décision, il y aura un appel puis sans doute un recours devant le Conseil d'Etat. "Donc on va en parler encore pendant des années", explique à l'AFP Julien Bétaille, maître de conférences en droit de l'environnement à l'université Toulouse Capitole.

- "Sursaut prometteur" -

Si les anti-A69 obtiennent gain de cause, ce sera un "message fort pour la justice environnementale", estime l'une de leurs avocates, Alice Terrasse, qui espère "un sursaut prometteur" du tribunal.

"Juridiquement, ce ne serait pas une surprise", commente M. Bétaille, qui juge que cette décision serait "logique" au regard de "l'évolution de la jurisprudence" et du "contexte de changement climatique, d'érosion de la biodiversité".

Mais "statistiquement", ce serait une "anomalie", reprend-il, car "dans tout l'historique de la jurisprudence sur les autoroutes en France, aucun projet autoroutier n'a été annulé pour des raisons environnementales".

Pour l'expert, cela signifierait qu'"un verrou a sauté dans la mentalité du juge administratif", qui accepterait ainsi "de s'attaquer aux autoroutes".

De fait, ce serait la première fois en France qu'une infrastructure routière d'une telle importance est interrompue par un jugement, et non par une décision politique, comme l'abandon du projet d'A45 Lyon/Saint-Etienne en 2018.

- "Plusieurs millions d'euros" -

Plaidant pour la poursuite du chantier, Atosca, constructeur et futur concessionnaire de l'autoroute, affirme avoir "désormais concrétisé plus de 300 millions d'euros, soit 65% du budget total du chantier".

En outre, l'arrêt du chantier serait coûteux, font valoir l’État et Atosca. Il faudrait stabiliser des ouvrages en cours de réalisation, protéger ceux déjà édifiés, surveiller des matériels entreposés ou encore installer des clôtures autour des bassins et fossés ouverts.

Cette sécurisation du chantier, ajoutée à l'application des clauses de suspension du contrat, coûterait plusieurs millions d'euros, ajoutent-ils.

Dans l'hypothèse d'une décision favorable à l’État et Atosca, le chantier de l'A69 se poursuivrait au moins jusqu'à une décision en appel, qui prendrait plusieurs mois.

Dans ce cas-là, "on prendra acte que la justice n'applique pas le droit et qu'il va falloir se débrouiller autrement", a déclaré Geoffrey Tarroux, du collectif La Voie est libre. "Mais la lutte continuera."

T.Gilbert--TFWP