The Fort Worth Press - Roi de la table en Irak, le riz ambre menacé par la sécheresse

USD -
AED 3.672507
AFN 64.000003
ALL 81.749686
AMD 361.829238
ANG 1.790365
AOA 916.999989
ARS 1520.667201
AUD 1.434391
AWG 1.8025
AZN 1.70195
BAM 1.738736
BBD 2.013113
BDT 122.835248
BGN 1.683441
BHD 0.376859
BIF 3004.049555
BMD 1
BND 1.277988
BOB 12.018598
BRL 4.982997
BSD 0.999498
BTN 96.321255
BWP 13.74945
BYN 3.070529
BYR 19600
BZD 2.010126
CAD 1.422225
CDF 2317.501466
CHF 0.833545
CLF 0.024665
CLP 973.903045
CNY 6.704602
CNH 6.706015
COP 3241.73
CRC 457.582291
CUC 1
CUP 23.987767
CVE 98.027275
CZK 21.803602
DJF 177.992132
DKK 6.67582
DOP 60.267153
DZD 134.651264
EGP 52.375636
ERN 15
ETB 161.000329
EUR 0.8931
FJD 2.24925
FKP 0.753189
GBP 0.755425
GEL 2.574977
GGP 0.753189
GHS 11.76434
GIP 0.753189
GMD 73.999694
GNF 8793.367857
GTQ 7.633975
GYD 209.114185
HKD 7.84786
HNL 26.854967
HRK 6.7296
HTG 130.883745
HUF 327.534985
IDR 17886
ILS 3.057401
IMP 0.753189
INR 96.83045
IQD 1310
IRR 1732150.000242
ISK 122.529994
JEP 0.753189
JMD 158.833596
JOD 0.709011
JPY 158.194501
KES 129.909753
KGS 87.449838
KHR 4048.665781
KMF 437.999986
KPW 900.000318
KRW 1338.639695
KWD 0.31039
KYD 0.832918
KZT 451.086377
LAK 22414.053679
LBP 89620.437891
LKR 330.430763
LRD 170.913197
LSL 16.554679
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.424999
MAD 9.967462
MDL 17.836473
MGA 4427.276647
MKD 54.741119
MMK 2099.693644
MNT 3596.990612
MOP 8.079585
MRU 40.020448
MUR 47.380248
MVR 15.410071
MWK 1733.127675
MXN 18.04898
MYR 4.0868
MZN 63.931123
NAD 16.569922
NGN 1326.739805
NIO 36.669807
NOK 9.56505
NPR 154.116418
NZD 1.78337
OMR 0.384465
PAB 0.99952
PEN 3.441808
PGK 4.449566
PHP 62.762498
PKR 276.829753
PLN 3.91252
PYG 5856.022048
QAR 3.643398
RON 4.778969
RSD 104.913043
RUB 85.526566
RWF 1475
SAR 3.74946
SBD 8.065041
SCR 13.895226
SDG 601.503093
SEK 10.03248
SGD 1.279505
SHP 0.754461
SLE 24.679984
SLL 20969.491881
SOS 571.497478
SRD 37.650006
STD 20697.981008
STN 22.15
SVC 8.745283
SYP 13002.000254
SZL 16.569835
THB 33.697918
TJS 9.215355
TMT 3.5
TND 2.99705
TOP 2.40776
TRY 49.197602
TTD 6.775035
TWD 31.875024
TZS 2644.99799
UAH 44.895875
UGX 4032.573522
UYU 40.334805
UZS 11795.000052
VES 872.77465
VND 25981
VUV 120.182413
WST 2.784712
XAF 585.835381
XAG 0.016591
XAU 0.000242598619
XCD 2.702549
XCG 1.801331
XDR 0.707052
XOF 585.835381
XPF 106.598647
YER 236.224993
ZAR 16.63363
ZMK 9001.199239
ZMW 19.765214
ZWL 321.999592
SSP 5747.740458
MXV 2.039974
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Roi de la table en Irak, le riz ambre menacé par la sécheresse
Roi de la table en Irak, le riz ambre menacé par la sécheresse / Photo: © AFP

Roi de la table en Irak, le riz ambre menacé par la sécheresse

C'est une variété de riz aromatisé utilisée en Irak pour préparer les plats traditionnels. Mais dans un pays frappé par la sécheresse et une chute drastique des réserves en eau, le riz ambre lutte pour sa survie.

Taille du texte:

"Depuis que je suis enfant, je plante le riz ambre", confie Abou Rassoul, près d'une rigole quasi-asséchée, irriguant en temps normal ses deux hectares de terre dans la province centrale de Najaf, près du village d'Al-Abassiya.

"C'est avec l'eau que nous pouvons planter chaque année (...) On vit de cette terre", plaide l'agriculteur au visage buriné.

Après trois années de sécheresse et une chute des précipitations, cette saison la culture du riz ambre, qui tient son nom de son arôme, similaire à celui de la résine d'ambre, sera symbolique.

En principe, les champs plantés dès la mi-mai doivent rester immergés tout l'été. Un luxe que l'Irak ne peut plus se permettre.

Les réserves en eau du pays disponibles sont actuellement "bien en deçà de notre seuil critique de 18 milliards de mètres cubes", explique à l'AFP le responsable des ressources hydriques de Najaf, Chaker Fayez Kadhim.

Or les rizières drainent entre 10 à 12 milliards de mètres cubes d'eau pendant la période de culture jusqu'à la récolte en octobre, souligne-t-il. "Difficile de cultiver le riz à Najaf ou dans d'autres provinces, en raison de la consommation élevée en eau".

Auparavant, plus de 70% du riz ambre était cultivé à Diwaniya et dans les provinces voisines de Najaf.

Début mai les autorités ont limité les superficies des cultures: seuls 10.000 donums de riz (un millier d'hectares) y seront cultivés, selon le ministère de l'Agriculture, contre 350.000 donums en temps normal.

- Menacé de disparition -

Les consommateurs devront recourir à des variétés importées pour préparer le traditionnel Qouzi, viande de mouton servie avec du riz, ou encore le mansaf et les dolmas, légumes farcis.

L'Irak produisait annuellement jusqu'à 300.000 tonnes de riz, selon Mohamed Chasseb, haut responsable au département de la planification du ministère de l'Agriculture.

Surnommé en arabe le "pays des deux fleuves" -le Tigre et l'Euphrate- l'Irak voit depuis des années ses ressources en eau diminuer. Bagdad ne cesse de dénoncer ses voisins, Turquie et Iran en tête, qui construisent en amont des barrages et réduisent le débit.

Celui de l'Euphrate représente actuellement 30% de ce qu'il était en temps normal, selon M. Khadim, qui réclame une "action politique".

"Il y a un risque de voir disparaître la culture du riz en raison du manque d'eau", avertit le président des associations paysannes de Najaf, Ahmed Hassoun.

L'ingénieur agricole de 51 ans fustige la responsabilité des autorités: "Nous savons que l'Irak sera privé de pluies dans les années à venir". Malgré cela, rien n'a été fait pour "moderniser les systèmes d'irrigation".

"Le gouvernement n'a que faire de l'agriculture. Il a transformé l'Irak en marché pour tous les pays voisins", regrette M. Hassoun, en référence aux importations agricoles, iraniennes et turques notamment, qui inondent l'Irak.

- "Gagne-pain" -

En 2021, la Banque mondiale enregistrait une contraction de 17,5% de l'activité agricole en Irak, après notamment de "sévères sécheresses".

L'enjeu est de taille pour ce pays ultra-dépendant de la rente pétrolière qui veut diversifier son économie: l'agriculture représente 20% des emplois et est le second plus gros contributeur au PIB (5%), immédiatement derrière le pétrole.

"Ce qu'on veut c'est que l'Etat s'intéresse aux agriculteurs", témoigne Jassem Zaher à Najaf, dénonçant notamment les retards dans les paiements quand l'Etat est acheteur.

Le sexagénaire cultive aussi le riz ambre: "On n'a pas d'autres cultures, c'est le gagne-pain du paysan".

Cette année, la tonne de riz est vendue par les agriculteurs au ministère du Commerce 750.000 dinars irakiens, soit 500 dollars la tonne.

Outre les agriculteurs, c'est tout un écosystème qui est menacé.

Il y a notamment les dizaines de petits ateliers traditionnels, les "majracha", où le riz est trié et purifié avant sa commercialisation.

Dans l'atelier d'Adel al-Haj Ghafel à Najaf, deux ouvriers armés de pelle s'activent pieds nus au milieu de monticules de riz. Les grains sont versés dans de gros récipients métalliques et passent par plusieurs tamis pour éliminer toute impureté.

"On dépend totalement des agriculteurs", dit le quadragénaire qui a hérité son activité de son père.

Il résume simplement: "S'il n'y a pas de culture, on fermera les ateliers et on attendra l'année prochaine, avec l'espoir qu'ils vont planter."

A.Maldonado--TFWP