The Fort Worth Press - Dans l'ouest de l'Ukraine, une jeunesse en quête d'exutoire

USD -
AED 3.673015
AFN 71.913174
ALL 92.41957
AMD 387.83739
ANG 1.80347
AOA 849.000261
ARS 886.778599
AUD 1.497005
AWG 1.8025
AZN 1.698703
BAM 1.800457
BBD 2.020435
BDT 117.188938
BGN 1.79877
BHD 0.376928
BIF 2866.532572
BMD 1
BND 1.346872
BOB 6.915344
BRL 5.118497
BSD 1.00069
BTN 83.345147
BWP 13.522345
BYN 3.274727
BYR 19600
BZD 2.01703
CAD 1.36243
CDF 2805.000219
CHF 0.90971
CLF 0.032344
CLP 892.460395
CNY 7.233197
CNH 7.243795
COP 3829.53
CRC 512.192652
CUC 1
CUP 26.5
CVE 101.506978
CZK 22.783003
DJF 178.165416
DKK 6.869705
DOP 58.546824
DZD 134.487027
EGP 46.669091
ERN 15
ETB 57.482119
EUR 0.920755
FJD 2.2549
FKP 0.796099
GBP 0.78768
GEL 2.749703
GGP 0.796099
GHS 14.410649
GIP 0.796099
GMD 67.897294
GNF 8601.715004
GTQ 7.775205
GYD 209.365909
HKD 7.79991
HNL 24.732361
HRK 6.979956
HTG 132.671144
HUF 355.076496
IDR 15981.05
ILS 3.706625
IMP 0.796099
INR 83.2979
IQD 1310.987959
IRR 42062.512517
ISK 138.389752
JEP 0.796099
JMD 156.348322
JOD 0.708903
JPY 155.828021
KES 131.502985
KGS 88.195505
KHR 4073.479119
KMF 452.724972
KPW 899.999697
KRW 1360.815027
KWD 0.30693
KYD 0.833947
KZT 443.799021
LAK 21358.678142
LBP 89608.689649
LKR 299.85732
LRD 193.495805
LSL 18.209978
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 4.836379
MAD 9.91586
MDL 17.666498
MGA 4431.352695
MKD 56.661266
MMK 2101.348552
MNT 3449.999773
MOP 8.039548
MRU 39.701507
MUR 45.940393
MVR 15.459692
MWK 1734.984121
MXN 16.60195
MYR 4.684959
MZN 63.497294
NAD 18.209731
NGN 1494.059868
NIO 36.831616
NOK 10.69096
NPR 133.356961
NZD 1.636375
OMR 0.384893
PAB 1.000755
PEN 3.740656
PGK 3.887472
PHP 57.907988
PKR 278.482533
PLN 3.91594
PYG 7491.140056
QAR 3.641497
RON 4.580703
RSD 107.852082
RUB 90.890184
RWF 1293.873982
SAR 3.750439
SBD 8.475946
SCR 13.609543
SDG 600.999734
SEK 10.69264
SGD 1.34687
SHP 1.26345
SLE 22.847303
SLL 20969.50094
SOS 570.999629
SRD 32.182972
STD 20697.981008
SVC 8.75649
SYP 2512.529855
SZL 18.227091
THB 36.102027
TJS 10.857836
TMT 3.5
TND 3.115011
TOP 2.356973
TRY 32.199603
TTD 6.793828
TWD 32.253499
TZS 2589.99976
UAH 39.67064
UGX 3798.284052
UYU 38.820562
UZS 12703.906912
VEF 3622552.534434
VES 36.580745
VND 25455
VUV 118.72199
WST 2.803093
XAF 603.81737
XAG 0.031996
XAU 0.000413
XCD 2.70255
XDR 0.755926
XOF 603.81737
XPF 110.350237
YER 249.897402
ZAR 18.236598
ZMK 9001.203383
ZMW 25.84158
ZWL 321.999592
  • AEX

    -0.1800

    913.03

    -0.02%

  • BEL20

    0.8000

    4005.59

    +0.02%

  • PX1

    43.2900

    8210.94

    +0.53%

  • ISEQ

    -23.0200

    9986.29

    -0.23%

  • OSEBX

    7.3300

    1416.42

    +0.52%

  • PSI20

    42.0100

    6929.14

    +0.61%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.7700

    2056

    -1%

  • N150

    -9.9500

    3543.27

    -0.28%

Dans l'ouest de l'Ukraine, une jeunesse en quête d'exutoire
Dans l'ouest de l'Ukraine, une jeunesse en quête d'exutoire / Photo: © AFP

Dans l'ouest de l'Ukraine, une jeunesse en quête d'exutoire

Au "People Place", un bar branché de Lviv, dans l'ouest de l'Ukraine, des jeunes sirotent un cocktail en terrasse ou se prélassent au son d'un DJ au sous-sol, tentés d'oublier la guerre le temps d'un samedi soir.

Taille du texte:

Cette ville située à 70 kilomètres de la frontière polonaise a été moins exposée aux bombes russes que d'autres, et ses habitants, de longue date ou récemment réfugiés, n'ont pas entendu de sirènes d'alerte depuis une dizaine de jours.

Goûtant ce répit et à la faveur de températures quasi estivales, les jeunes sont sortis nombreux ce week-end dans ses bars et restaurants, à la recherche d'un semblant de "normalité".

Attablé au "People Place" avec un verre de Spritz, Bohdan Charhoulenk, 25 ans, savoure le "calme" de Lviv, où il est arrivé il y a un mois après avoir vécu l'enfer des bombardements à Mikolaïv, près de la ligne de front, dans le Sud.

"C'est dur de vivre une vie normale quand on sait que nos amis sont en train de se battre contre l'agresseur russe", dit-il en tirant nerveusement sur une cigarette. "Mais c'est important de faire la fête. Ca permet de vider son esprit."

Depuis son arrivée, il a retrouvé des connaissances venues de tout le pays et a passé plusieurs soirées avec eux, dans des maisons ou des appartements puisque la ville est toujours sous couvre-feu à partir de 23H00. "Une fois, j'ai même dansé sur de la techno..."

Assises un peu plus loin autour d'un bouquet de tulipes, Sofia Romanouik et Marta Iavorska, 24 ans, n'en sont pas encore là. La première, soigneusement maquillée et élégamment vêtue, raconte ne pas s'être lavée les cheveux pendant des jours au début de l'offensive russe, fin février, tellement elle était choquée.

"Les psychologues disent que les 21 premiers jours de guerre sont très durs à vivre et qu'après, on s'habitue", dit-elle, en expliquant être désormais à nouveau prête à profiter "des bonnes choses de la vie: un verre, un bon repas", mais pas encore à faire la fête.

- "Je n'y arrive pas" -

Tout juste rentrée de Varsovie, son amie Marta ajoute qu'en mars, voir des Polonais boire de l'alcool, alors proscrit en Ukraine, la dérangeait. Aujourd'hui, alors que la ville de Lviv ne maintient l'interdit que pour les boissons fortes, elle trinque avec Sofia. "On s'est habituées à la guerre, c'est terrible... Mais en même temps, il faut bien continuer à vivre."

Dima Dmitrenko, 25 ans, n'y "arrive pas". Arrivé de Karkiv, la grande ville de l'Est objet de féroces combats, il y a un mois, il est assis dans une chaise longue en terrasse. Loin de se décontracter, il travaille sur son ordinateur, "dans le domaine des cryptomonnaies", pour continuer à gagner sa vie.

"Plus rien n'est normal. Plus rien. C'est terrible", confie-t-il, se disant incapable de vivre sa jeunesse.

Il y a deux semaines, il s'est aventuré dans le sous-sol du bar, où un DJ mixe sous une boule à facettes. "J'ai vu une vraie fête comme il y en avait à Kharkiv avant la guerre, j'ai essayé de me relâcher, mais je n'ai pas réussi."

Oksana Gariacha, 29 ans, qui travaille comme "hôtesse" dans ce bar depuis qu'elle a fui Kiev, ne se sent pas non plus prête "à faire une vraie grosse fête, alors que des gens meurent".

Mais la danse manque cruellement à cette amateure de salsa. "J'espère qu'après la victoire, on dansera toutes les nuits jusqu'au petit matin!"

W.Lane--TFWP