The Fort Worth Press - La production de Boeing en partie paralysée par sa première grève depuis 2008

USD -
AED 3.672504
AFN 65.000368
ALL 81.757752
AMD 361.930403
ANG 1.790365
AOA 918.000367
ARS 1517.834304
AUD 1.435544
AWG 1.8
AZN 1.70397
BAM 1.745081
BBD 2.014187
BDT 123.310283
BGN 1.683441
BHD 0.377783
BIF 2992.192728
BMD 1
BND 1.280571
BOB 11.844107
BRL 4.990804
BSD 1.000045
BTN 96.679902
BWP 13.757752
BYN 3.042248
BYR 19600
BZD 2.011332
CAD 1.426204
CDF 2310.000362
CHF 0.829664
CLF 0.024742
CLP 976.970396
CNY 6.69215
CNH 6.687704
COP 3195.29
CRC 456.301584
CUC 1
CUP 24.001785
CVE 98.750394
CZK 21.763304
DJF 178.086103
DKK 6.672604
DOP 60.611198
DZD 134.724069
EGP 52.403301
ERN 15
ETB 162.480749
EUR 0.892504
FJD 2.24725
FKP 0.755711
GBP 0.755201
GEL 2.590391
GGP 0.755711
GHS 11.77039
GIP 0.755711
GMD 73.503851
GNF 8797.680125
GTQ 7.644716
GYD 209.141639
HKD 7.848504
HNL 26.843631
HRK 6.725604
HTG 130.956948
HUF 325.760388
IDR 17891.4
ILS 3.06346
IMP 0.755711
INR 96.775504
IQD 1515.056882
IRR 1779470.000352
ISK 122.150386
JEP 0.755711
JMD 158.724069
JOD 0.70904
JPY 158.28504
KES 129.698862
KGS 87.450384
KHR 4060.673656
KMF 440.00035
KPW 900.000318
KRW 1340.440383
KWD 0.31096
KYD 0.833371
KZT 454.436761
LAK 22426.053982
LBP 89555.476244
LKR 330.885568
LRD 171.010484
LSL 16.545706
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.430515
MAD 9.833504
MDL 17.93085
MGA 4459.513718
MKD 54.940888
MMK 2099.813295
MNT 3595.111531
MOP 8.083426
MRU 39.963417
MUR 47.460378
MVR 15.450378
MWK 1734.106625
MXN 18.414104
MYR 4.085504
MZN 63.910377
NAD 16.545706
NGN 1329.000344
NIO 36.80571
NOK 9.561404
NPR 154.687486
NZD 1.783644
OMR 0.384742
PAB 1.000045
PEN 3.429668
PGK 4.534464
PHP 62.745038
PKR 276.931162
PLN 3.916904
PYG 5688.155253
QAR 3.640374
RON 4.766038
RSD 104.733437
RUB 85.159581
RWF 1474.102164
SAR 3.751874
SBD 8.078071
SCR 14.675038
SDG 601.503676
SEK 9.999204
SGD 1.279404
SHP 0.755572
SLE 24.670371
SLL 20969.491881
SOS 571.492304
SRD 37.692504
STD 20697.981008
STN 21.860361
SVC 8.75039
SYP 13002.000254
SZL 16.542494
THB 33.553038
TJS 9.200535
TMT 3.51
TND 3.009508
TOP 2.40776
TRY 49.221304
TTD 6.793665
TWD 31.961404
TZS 2640.285523
UAH 44.916529
UGX 4088.733456
UYU 40.164333
UZS 11900.959179
VES 875.701604
VND 25899.5
VUV 119.371348
WST 2.785507
XAF 585.444314
XAG 0.016442
XAU 0.000238418806
XCD 2.70255
XCG 1.802364
XDR 0.707052
XOF 585.444314
XPF 106.410886
YER 236.203589
ZAR 16.52005
ZMK 9001.203584
ZMW 19.875976
ZWL 321.999592
SSP 5757.531856
MXV 2.08033
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

La production de Boeing en partie paralysée par sa première grève depuis 2008
La production de Boeing en partie paralysée par sa première grève depuis 2008 / Photo: © AFP

La production de Boeing en partie paralysée par sa première grève depuis 2008

Plusieurs dizaines de milliers d'ouvriers de Boeing ont lancé vendredi une grève sans précédent depuis seize ans, bloquant notamment la production dans son berceau de la côte nord-ouest américaine.

Taille du texte:

L'arrêt de travail a débuté dans le sillage du rejet massif du projet de nouvelle convention collective, négocié depuis le 8 mars par Boeing et l'antenne locale du syndicat des machinistes (IAM-District 751) et qui devait succéder à celle datant de 2008 qui expirait jeudi à minuit.

Les plus de 33.000 syndiqués de l'avionneur dans la région de Seattle - sur quelque 170.000 employés du groupe - ont rejeté l'accord annoncé le 8 septembre à 94,6% et approuvé un débrayage à 96%, selon Jon Holden, président de l'IAM-District 751.

"La grève commence à minuit", a-t-il lancé lors d'un point de presse jeudi soir, au cours duquel il a annoncé un recours contre Boeing auprès de l'agence fédérale chargée du droit du travail (NRLB) pour pratiques déloyales pendant les négociations.

La dernière grève chez l'avionneur américain, en 2008, avait duré 57 jours.

Face au mécontentement des adhérents, M. Holden avait toutefois affirmé ne pouvoir "garantir que nous obtiendrons davantage en faisant grève".

Ce mouvement social paralysait dès vendredi matin les deux grandes usines d'assemblage de Renton et d'Everett, qui produisent le 737 MAX - best-seller de Boeing -, le 777 et le 767 (version cargo et ravitailleur militaire), dont les livraisons cumulent déjà les retards.

La production d'autres sites, notamment une usine de pièces détachées à Portland (Oregon) tout proche, étaient également à l'arrêt, tout comme le réusinage de dizaines de 787 Dreamliner effectué à Everett depuis plusieurs mois.

En revanche, l'assemblage du Dreamliner n'était pas perturbée à ce stade car l'usine se trouve en Caroline du Sud (est) et n'est pas concernée par cette convention collective.

- "Chancelant" -

L'avionneur encaisse la plus grosse partie du paiement (environ 60%) à la remise des avions. Il peut livrer les avions ayant reçu le feu vert du régulateur FAA avant la grève mais son rythme de production fonctionne au ralenti depuis un incident en vol début janvier sur un 737 MAX 9 d'Alaska Airlines.

"Pour un Boeing financièrement chancelant, une grève est la dernière chose dont il avait besoin", a relevé le site spécialisé dans l'aviation Leeham News,

Selon les analystes de TD Cowen, une grève de 50 jours priverait Boeing de 3 à 3,5 milliards de dollars de liquidités et aurait un impact de 5,5 milliards sur le chiffre d'affaires.

"Le message selon lequel l'accord de principe conclu avec les dirigeants de l'IAM n'est pas acceptable pour ses membres est clair", a réagi Boeing. "Nous restons engagés à réinitialiser notre relation avec nos employés et avec le syndicat, et nous sommes prêts à retourner à la table des négociations pour parvenir à un nouvel accord", a-t-il poursuivi.

Une semaine après sa prise de fonction le 8 août, le nouveau patron de l'avionneur Kelly Ortberg s'était engagé à "réinitialiser" cette relation.

Vers 14H00 GMT, l'action Boeing chutait de 2,66% à la Bourse de New York.

La convention collective rejetée prévoyait une hausse salariale de 25% sur quatre ans, un engagement d'investissements dans la région, ainsi que la construction du prochain avion - annoncé pour 2035 - dans le berceau historique de l'avionneur, ce qui devait assurer des emplois pour plusieurs décennies.

Boeing espérait que ces concessions suffiraient à esquiver une grève. Sa situation financière est précaire depuis le crash de deux 737 MAX 8 en 2018 et en 2019 (346 morts), et moult problèmes de qualité de la production.

"Ce n'est un secret pour personne: notre activité traverse une période difficile, en partie à cause de nos propres erreurs du passé. (...) Une grève mettrait en péril notre reprise commune", avait prévenu mercredi soir M. Ortberg, exhortant les employés à ne pas "sacrifier" les progrès futurs en raison de "frustrations liées au passé".

Mais les mécontents jugent la hausse salariale trop éloignée des demandes du syndicat (+40% initialement) et le volet sur les retraites insatisfaisant. "On nous a bradés", a lancé jeudi à l'AFP Kamie Bryan, employée chez Boeing depuis 18 ans.

"Ils parlent d'une augmentation de 25%, mais ce n'est pas le cas", a déclaré Paul Janousek, estimant que la présentation par Boeing était "trompeuse". Selon cet électricien de 55 ans, dont treize chez Boeing, son augmentation n'atteindrait qu'environ 9% du fait de la suppression d'une prime annuelle.

Selon le règlement de l'IAM, les grévistes recevront 250 dollars par semaine à partir de la troisième semaine d'arrêt de travail.

H.Carroll--TFWP