The Fort Worth Press - Michel Barnier nommé à Matignon pour former "un gouvernement de rassemblement"

USD -
AED 3.672504
AFN 65.000368
ALL 81.757752
AMD 363.060451
ANG 1.790365
AOA 918.000367
ARS 1516.750402
AUD 1.435544
AWG 1.8
AZN 1.70397
BAM 1.745081
BBD 2.014187
BDT 123.310283
BGN 1.683441
BHD 0.377783
BIF 2992.192728
BMD 1
BND 1.280571
BOB 11.845639
BRL 4.990804
BSD 1.000045
BTN 96.679902
BWP 13.757752
BYN 3.042248
BYR 19600
BZD 2.011332
CAD 1.42795
CDF 2310.000362
CHF 0.829664
CLF 0.024742
CLP 976.970396
CNY 6.69215
CNH 6.687704
COP 3214.008476
CRC 456.301584
CUC 1
CUP 24.001785
CVE 98.38501
CZK 21.763304
DJF 178.086103
DKK 6.672604
DOP 60.611198
DZD 134.724069
EGP 52.37118
ERN 15
ETB 162.480749
EUR 0.892504
FJD 2.24725
FKP 0.755711
GBP 0.755201
GEL 2.590391
GGP 0.755711
GHS 11.755521
GIP 0.755711
GMD 73.503851
GNF 8797.680125
GTQ 7.645773
GYD 209.172429
HKD 7.848104
HNL 26.843631
HRK 6.725604
HTG 130.956948
HUF 325.760388
IDR 17891.4
ILS 3.06346
IMP 0.755711
INR 96.775504
IQD 1515.056882
IRR 1779470.000352
ISK 122.150386
JEP 0.755711
JMD 158.724069
JOD 0.70904
JPY 158.53504
KES 129.698862
KGS 87.450384
KHR 4060.673656
KMF 440.00035
KPW 900.000318
KRW 1340.880383
KWD 0.31096
KYD 0.833371
KZT 454.436761
LAK 22426.053982
LBP 89555.476244
LKR 330.885568
LRD 171.010484
LSL 16.545706
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.430515
MAD 9.82021
MDL 17.93085
MGA 4459.513718
MKD 54.940888
MMK 2099.813295
MNT 3595.111531
MOP 8.083426
MRU 39.963417
MUR 47.460378
MVR 15.450378
MWK 1734.106625
MXN 18.224039
MYR 4.085504
MZN 63.910377
NAD 16.545706
NGN 1329.000344
NIO 36.80571
NOK 9.561404
NPR 154.687486
NZD 1.783644
OMR 0.384742
PAB 1.000045
PEN 3.429668
PGK 4.534464
PHP 62.745038
PKR 276.931162
PLN 3.916904
PYG 5688.155253
QAR 3.65532
RON 4.766038
RSD 104.733437
RUB 85.139416
RWF 1474.102164
SAR 3.75677
SBD 8.078071
SCR 14.675038
SDG 601.503676
SEK 9.999204
SGD 1.273904
SHP 0.755572
SLE 24.670371
SLL 20969.491881
SOS 571.492304
SRD 37.692504
STD 20697.981008
STN 21.860361
SVC 8.75039
SYP 13002.000254
SZL 16.542494
THB 33.553038
TJS 9.200535
TMT 3.51
TND 2.984609
TOP 2.40776
TRY 49.221304
TTD 6.793665
TWD 31.961404
TZS 2640.285523
UAH 44.916529
UGX 4089.225965
UYU 40.169529
UZS 11900.959179
VES 875.701604
VND 25899.5
VUV 119.371348
WST 2.785507
XAF 585.444314
XAG 0.016442
XAU 0.000238418806
XCD 2.70255
XCG 1.802364
XDR 0.707052
XOF 585.444314
XPF 106.410886
YER 236.203589
ZAR 16.540363
ZMK 9001.203584
ZMW 19.875976
ZWL 321.999592
SSP 5757.531856
MXV 2.058854
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Michel Barnier nommé à Matignon pour former "un gouvernement de rassemblement"
Michel Barnier nommé à Matignon pour former "un gouvernement de rassemblement" / Photo: © AFP/Archives

Michel Barnier nommé à Matignon pour former "un gouvernement de rassemblement"

Emmanuel Macron a nommé jeudi l'ex-ministre et ancien commissaire européen de droite Michel Barnier, 73 ans, comme Premier ministre, a annoncé l'Elysée 60 jours après le second tour des élections législatives qui ont débouché sur une Assemblée nationale dépourvue de majorité.

Taille du texte:

Le plus vieux Premier ministre de la Ve République succède ainsi à Matignon à Gabriel Attal, 35 ans, qui était lui le plus jeune, nommé il y a seulement huit mois et démissionnaire depuis 51 jours. Il va devoir tenter de former un gouvernement susceptible de survivre à une censure parlementaire, pour mettre fin à la plus grave crise politique depuis 1958.

Le président "l'a chargé de constituer un gouvernement de rassemblement au service du pays et des Français", a déclaré l'Elysée dans un communiqué. Emmanuel Macron "s'est assuré que le Premier ministre et le gouvernement à venir réuniraient les conditions pour être les plus stables possibles et se donner les chances de rassembler le plus largement", a ajouté la présidence.

Michel Barnier, qui fut aussi candidat malheureux à la primaire du parti Les Républicains en vue de la présidentielle de 2022, hérite d'une tâche aux allures de mission impossible, tant aucune coalition viable n'a jusqu'ici émergé.

En attendant, les ministres démissionnaires vont eux rester en fonctions pour continuer de gérer les affaires courantes le temps des négociations.

Vieux routier de la politique, Michel Barnier est réputé bon médiateur: il a été le négociateur en chef de l'Union européenne pour le Brexit lorsque le Royaume-Uni a quitté le bloc continental. Avant cela, il a été ministre à plusieurs reprises depuis 1993, notamment sous les présidences de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy.

Plus récemment, lorsqu'il lorgnait sur l'Elysée, ce gaulliste centriste avait durci son discours sur l'immigration, prônant pour un "moratoire" et allant, lui l'Européen convaincu, jusqu'à remettre en cause la Cour européenne de justice au nom de la "souveraineté juridique".

L'Elysée a repoussé à plusieurs reprises une nomination au fil des consultations menées par Emmanuel Macron. Et avait épuisé plusieurs autres cartouches, de Bernard Cazeneuve à gauche à Xavier Bertrand à droite, en passant par le président du Conseil économique, social et environnemental Thierry Beaudet pour la société civile.

L'ex-Premier ministre Bernard Cazeneuve, qui a quitté le Parti socialiste, a assuré peu avant l'annonce de cette nomination qu'il aurait accepté d'être nommé à Matignon par "devoir".

Il a appelé le président à "se résoudre aux résultats de l'élection et puis ensuite laisser le gouvernement gouverner".

Emmanuel Macron et ses stratèges avaient défini deux critères pour enfin adouber une personnalité: "sa +non censurabilité+", c'est-à-dire la garantie que son gouvernement ne sera pas immédiatement renversé par l'Assemblée, et sa capacité à former une "coalitation", néologisme macroniste pour évoquer un mélange de coalition et de cohabitation.

Le chef de l'Etat avait en effet reconnu que son camp avait perdu les élections. C'est le Nouveau Front populaire qui est arrivée en tête, mais loin de la majorité absolue, devant le bloc présidentiel et le Rassemblement national.

Depuis, l'alliance de gauche qui va de La France insoumise aux socialistes réclame de gouverner, mais Emmanuel Macron a écarté en août sa candidate, la haute fonctionnaire Lucie Castets, en estimant qu'elle était vouée à une censure certaine.

- Le RN jugera "sur pièces" -

Michel Barnier est-il assuré, lui, de la viabilité de son futur exécutif? Rien n'est moins sûr.

A gauche, le chef des députés socialistes Boris Vallaud a rappelé sur France 2 que la droite ferait "l'objet d'une sanction parce que ce sera pour mettre en œuvre une politique de droite".

La cheffe de file des députés de La France insoumise, Mathilde Panot, a accusé le chef de l'Etat de ne pas respecter avec cette nomination la "souveraineté populaire" et le "choix issu des urnes".

"On sait à la fin qui décide: elle s'appelle Marine Le Pen. C'est à elle que Macron a décidé de se soumettre", a fustigé la secrétaire nationale des Écologistes Marine Tondelier.

Le parti d'extrême droite, qui menaçait de censure immédiate Bernard Cazeneuve et Xavier Bertrand, doit maintenant définir sa position.

Le RN, qui peut à tout moment faire tomber le futur gouvernement avec le NFP, "jugera sur pièces son discours de politique générale", a déclaré cette fois-ci le président du parti, Jordan Bardella.

Quant à cette "odeur de cohabitation" que l'entourage d'Emmanuel Macron recherchait pour incarner une forme d'alternance, ce n'est pas avec Michel Barnier qu'elle devrait être la plus enivrante. Il est venu d'une droite pro-européenne et jugée "pragmatique", et il a souvent été considéré "Macron-compatible".

Le chef de l'Etat "cherchait un clone, il a fini par le trouver", a ironisé sur BFMTV le communister Ian Brossat, qui voit dans ce choix "la promesse d'une continuité absolue".

Ces derniers jours, plusieurs sources, jusque parmi ses soutiens, décelaient chez le président une réticence à se tourner réellement vers le centre-gauche, de crainte de voir son bilan économique détricoté".

Le camp présidentiel devrait participer au gouvernement Barnier ou en tout cas le soutenir.

"Il est très apprécié des députés de droite sans que ce soit un irritant à gauche", s'enthousiasme une ministre démissionnaire de l'aile droite de la Macronie. "On doit savoir faire avec", tempère un dirigeant centriste, avec beaucoup moins d'engouement.

Plusieurs macronistes semble ainsi presque résignés, se disant que Michel Barnier est le plus petit dénominateur commun et que, vu son âge, il ne devrait pas effrayer tous ceux qui rêvent de briguer l'Elysée en 2027. "J'en suis au stade où je pense que l'urgence absolue pour le président c'est qu'il nomme quelqu'un. Je n'en suis même plus au stade de donner un avis", lâchait un confident d'Emmanuel Macron juste avant l'annonce officielle.

M.McCoy--TFWP