The Fort Worth Press - Bangladesh: le prix Nobel Muhammad Yunus va diriger un gouvernement intérimaire

USD -
AED 3.672499
AFN 65.000286
ALL 81.757752
AMD 363.060451
ANG 1.790365
AOA 918.000102
ARS 1517.748898
AUD 1.431188
AWG 1.8
AZN 1.702749
BAM 1.745081
BBD 2.014187
BDT 123.310283
BGN 1.683441
BHD 0.377783
BIF 2992.192728
BMD 1
BND 1.280571
BOB 11.845639
BRL 4.987899
BSD 1.000045
BTN 96.679902
BWP 13.757752
BYN 3.042248
BYR 19600
BZD 2.011332
CAD 1.42559
CDF 2309.999687
CHF 0.829899
CLF 0.024814
CLP 976.610074
CNY 6.692149
CNH 6.69232
COP 3204.5
CRC 456.301584
CUC 1
CUP 24.001785
CVE 98.38501
CZK 21.757899
DJF 178.086103
DKK 6.668902
DOP 60.611198
DZD 134.724069
EGP 52.403901
ERN 15
ETB 162.480749
EUR 0.89223
FJD 2.24725
FKP 0.755711
GBP 0.75505
GEL 2.590118
GGP 0.755711
GHS 11.755521
GIP 0.755711
GMD 73.497265
GNF 8797.680125
GTQ 7.645773
GYD 209.172429
HKD 7.84765
HNL 26.843631
HRK 6.7248
HTG 130.956948
HUF 325.530503
IDR 17917
ILS 3.06346
IMP 0.755711
INR 96.77555
IQD 1515.056882
IRR 1779470.000144
ISK 122.059881
JEP 0.755711
JMD 158.724069
JOD 0.709001
JPY 158.142965
KES 129.798196
KGS 87.450055
KHR 4060.673656
KMF 439.99992
KPW 900.000318
KRW 1338.090003
KWD 0.31096
KYD 0.833371
KZT 454.436761
LAK 22426.053982
LBP 89555.476244
LKR 330.885568
LRD 171.010484
LSL 16.545706
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.430515
MAD 9.82021
MDL 17.93085
MGA 4459.513718
MKD 54.940888
MMK 2099.813295
MNT 3595.111531
MOP 8.083426
MRU 39.963417
MUR 47.470253
MVR 15.45013
MWK 1734.106625
MXN 18.41655
MYR 4.084599
MZN 63.910293
NAD 16.545706
NGN 1331.000149
NIO 36.80571
NOK 9.555395
NPR 154.687486
NZD 1.78115
OMR 0.384742
PAB 1.000045
PEN 3.429668
PGK 4.534464
PHP 62.806042
PKR 276.931162
PLN 3.91335
PYG 5688.155253
QAR 3.65532
RON 4.760897
RSD 104.733437
RUB 85.158061
RWF 1474.102164
SAR 3.75677
SBD 8.078071
SCR 14.675002
SDG 601.502618
SEK 9.99165
SGD 1.280025
SHP 0.755572
SLE 24.669809
SLL 20969.491881
SOS 571.492304
SRD 37.692505
STD 20697.981008
STN 21.860361
SVC 8.75039
SYP 13002.000254
SZL 16.542494
THB 33.520253
TJS 9.200535
TMT 3.51
TND 2.984609
TOP 2.40776
TRY 49.340899
TTD 6.793665
TWD 31.931044
TZS 2640.301624
UAH 44.916529
UGX 4089.225965
UYU 40.169529
UZS 11900.959179
VES 875.701602
VND 25899.5
VUV 119.371348
WST 2.785507
XAF 585.264638
XAG 0.016379
XAU 0.000238292681
XCD 2.70255
XCG 1.802364
XDR 0.707052
XOF 585.264638
XPF 106.410886
YER 236.198801
ZAR 16.49715
ZMK 9001.202391
ZMW 19.875976
ZWL 321.999592
SSP 5757.531856
MXV 2.080607
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Bangladesh: le prix Nobel Muhammad Yunus va diriger un gouvernement intérimaire

Bangladesh: le prix Nobel Muhammad Yunus va diriger un gouvernement intérimaire

La présidence bangladaise a annoncé mercredi que le prix Nobel de la paix Muhammad Yunus allait diriger un gouvernement intérimaire, après la dissolution du Parlement et la fuite de la Première ministre démissionnaire Sheikh Hasina.

Taille du texte:

La décision "de former un gouvernement intérimaire (...) avec comme chef" a été prise lors d'une rencontre entre le président Mohammed Shahabuddin, de hauts dignitaires de l'armée et des responsables du collectif Etudiants contre la discrimination, principal mouvement à l'origine des manifestations initiées début juillet, a-t-elle indiqué.

"Le président a demandé au peuple de l'aider à surmonter la crise. La formation rapide d'un gouvernement intérimaire est nécessaire pour surmonter la crise", indique un communiqué de la présidence.

Muhammad Yunus, actuellement en Europe, avait indiqué mardi être prêt à prendre la tête d'un gouvernement intérimaire. "J'ai toujours mis la politique à distance (...) Mais aujourd'hui, s'il faut agir au Bangladesh, pour mon pays, et pour le courage de mon peuple alors je le ferai", avait-il affirmé dans une déclaration écrite à l'AFP.

L'économiste de 84 ans, connu pour avoir sorti des millions de personnes de la pauvreté grâce à sa banque de microfinance, pionnière en la matière, s'était attiré l'inimitié persistante de Sheikh Hasina, qui l'accusait de "sucer le sang" des pauvres.

Nahid Islam, un dirigeant du collectif d'étudiants, a confirmé la décision à des journalistes après une réunion de trois heures à la présidence, qualifiant les discussions de "fructueuses". Le président Shahabuddin a accepté que le gouvernement intérimaire "soit formé dans les plus brefs délais", a-t-il déclaré.

S'adressant mardi à la presse, le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken a déclaré que ce gouvernement devra "respecter des principes démocratiques, l'Etat de droit et le reflet de la volonté du peuple".

Mercredi, le Pakistan s'est dit "solidaire du peuple du Bangladesh" en espérant un "retour à la normale" et un "futur harmonieux" pour son voisin, dans une première réaction aux bouleversements en cours dans le pays, né en 1971 de sa séparation avec le Pakistan.

Le président Shahabuddin avait par ailleurs dissous mardi le Parlement, ce que réclamaient les étudiants protestataires et le principal parti d'opposition, le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP), qui exige des élections d'ici trois mois.

Lundi a été la journée la plus meurtrière depuis le début du mouvement, avec au moins 122 morts, et au moins 10 autres personnes ont été tuées mardi, portant le bilan total à au moins 432 morts, selon un décompte de l'AFP basé sur des sources policières, gouvernementales et médicales.

La contestation a abouti lundi au départ de Sheikh Hasina, 76 ans, contrainte de s'enfuir en hélicoptère. Elle a atterri dans une base militaire près de New Delhi, selon la presse indienne, mais une source de haut niveau a affirmé qu'elle ne faisait que "transiter" par le pays avant de se rendre à Londres. L'appel du gouvernement britannique à une enquête de l'ONU sur les "niveaux de violence sans précédent" au Bangladesh a cependant mis en doute cette destination.

- La police demande pardon -

Dans le pays troublé, le principal syndicat de policiers du Bangladesh a demandé "pardon" pour avoir tiré sur des étudiants, dans un communiqué publié mardi, affirmant que les policiers avaient été "forcés d'ouvrir le feu" puis présentés comme les "méchants". Il a annoncé une grève pour garantir la sécurité des forces de l'ordre.

Le chef de la police nationale a été limogé par le président Shahabuddin, ont indiqué les services du chef de l'Etat.

L'armée a procédé à plusieurs remaniements parmi ses hauts gradés, notamment en rétrogradant certains d'entre eux jugés proches de Mme Hasina.

Le chef de l'armée bangladaise, le général Waker-Uz-Zaman, avait annoncé lundi la formation prochaine d'un "gouvernement intérimaire". Après son allocution, des millions de Bangladais étaient descendus dans les rues de Dacca. Les manifestants avaient envahi le Parlement, incendié des chaînes de télévision pro-gouvernementales et brisé des statues du père de la Première ministre déchue, Sheikh Mujibur Rahman, héros de l'indépendance du pays.

La situation a été plus calme mardi à Dacca, où la circulation a repris et les magasins ont rouvert, mais les administrations sont restées fermées.

Les bureaux de la Ligue Awami, le parti de Mme Hasina, ont été incendiés et pillés à travers le pays. Des commerces et des maisons appartenant à des hindous - un groupe considéré par certains comme proche de Mme Hasina - ont également été attaqués, selon des témoins.

L'Inde voisine, les Etats-Unis et l'Union européenne ont exprimé leurs inquiétudes après des informations faisant état d'attaques contre des minorités.

"De telles attaques contre les minorités vont à l'encontre de l'esprit fondamental du mouvement étudiant antidiscrimination", a fustigé Iftekharuzzaman, directeur de Transparency International Bangladesh.

- Khaleda Zia libérée -

Revenue au pouvoir en 2009, Sheikh Hasina avait remporté en janvier un cinquième mandat à l'issue d'une élection sans véritable opposition.

Les manifestations avaient commencé début juillet après la réintroduction d'un régime réservant près d'un tiers des emplois dans la fonction publique aux descendants d'anciens combattants de la guerre d'indépendance. Le gouvernement de Mme Hasina avait été accusé par les organisations de défense des droits humains de mettre à son service les institutions pour asseoir son emprise et éradiquer toute dissidence.

Le président avait ordonné lundi en fin de journée la libération des personnes arrêtées lors des manifestations.

L'ex-Première ministre et cheffe de l'opposition Khaleda Zia, 78 ans, a été libérée mardi, selon son parti. Grande rivale de Mme Hasina, la cheffe du BNP avait été condamnée à 17 ans de prison pour corruption en 2018.

Pour Thomas Kean, du think-tank International Crisis Group, les nouvelles autorités font face à un formidable défi, celui de "reconstruire la démocratie au Bangladesh, qui a été gravement abîmée ces dernières années".

J.P.Estrada--TFWP