The Fort Worth Press - "Rien ne justifie ces prix": des Turcs boycottent cafés et restaurants ce week-end

USD -
AED 3.67297
AFN 64.999709
ALL 84.31498
AMD 361.730417
ANG 1.789785
AOA 917.999687
ARS 1513.172301
AUD 1.431352
AWG 1.8025
AZN 1.697874
BAM 1.748185
BBD 2.013658
BDT 123.127391
BGN 1.747831
BHD 0.37775
BIF 2996
BMD 1
BND 1.279882
BOB 11.762182
BRL 5.012102
BSD 0.999768
BTN 95.208981
BWP 13.734665
BYN 3.010793
BYR 19600
BZD 2.010753
CAD 1.42081
CDF 2309.999662
CHF 0.83248
CLF 0.024913
CLP 980.589879
CNY 6.69215
CNH 6.692355
COP 3191.32
CRC 455.140667
CUC 1
CUP 23.995316
CVE 98.750368
CZK 21.736902
DJF 177.720158
DKK 6.67359
DOP 61.306089
DZD 134.50203
EGP 52.793802
ERN 15
ETB 161.130205
EUR 0.892797
FJD 2.262993
FKP 0.757299
GBP 0.75445
GEL 2.589861
GGP 0.757299
GHS 11.684995
GIP 0.757299
GMD 74.000206
GNF 8755.000528
GTQ 7.643284
GYD 209.16908
HKD 7.848385
HNL 26.940083
HRK 6.731396
HTG 130.776966
HUF 324.676497
IDR 17888.5
ILS 3.075575
IMP 0.757299
INR 95.03995
IQD 1310.5
IRR 1779860.000122
ISK 121.87031
JEP 0.757299
JMD 158.774
JOD 0.708976
JPY 158.280496
KES 129.799459
KGS 87.450321
KHR 4070.000029
KMF 439.999837
KPW 899.999961
KRW 1340.479936
KWD 0.31185
KYD 0.833143
KZT 448.425042
LAK 22424.999903
LBP 89549.999739
LKR 330.776932
LRD 171.249847
LSL 16.510258
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.425004
MAD 9.747017
MDL 17.966079
MGA 4500.000049
MKD 55.034145
MMK 2100.154921
MNT 3596.159888
MOP 8.082073
MRU 40.225014
MUR 47.606563
MVR 15.449969
MWK 1740.999831
MXN 18.362205
MYR 4.091701
MZN 63.909552
NAD 16.510226
NGN 1329.769688
NIO 36.855024
NOK 9.516735
NPR 152.334728
NZD 1.78052
OMR 0.384504
PAB 0.999745
PEN 3.430498
PGK 4.45175
PHP 62.754499
PKR 277.034979
PLN 3.901015
PYG 5716.150023
QAR 3.640303
RON 4.767201
RSD 104.833996
RUB 84.322013
RWF 1475
SAR 3.75707
SBD 8.078071
SCR 13.887784
SDG 601.501618
SEK 9.96153
SGD 1.27947
SHP 0.755572
SLE 24.669778
SLL 20969.504398
SOS 571.498816
SRD 37.647501
STD 20697.981008
STN 21.975
SVC 8.748078
SYP 13001.999685
SZL 16.50933
THB 33.551996
TJS 9.228074
TMT 3.51
TND 3.303498
TOP 2.40776
TRY 49.365055
TTD 6.799401
TWD 32.175016
TZS 2630.295011
UAH 45.101809
UGX 4139.404341
UYU 40.18735
UZS 11894.999946
VES 875.701602
VND 25914
VUV 119.051984
WST 2.777036
XAF 585.636571
XAG 0.016857
XAU 0.000240297392
XCD 2.70255
XCG 1.801906
XDR 0.707052
XOF 585.636571
XPF 106.874958
YER 236.197632
ZAR 16.48718
ZMK 9001.202922
ZMW 19.904269
ZWL 321.999592
SSP 5758.266415
MXV 2.073643
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

"Rien ne justifie ces prix": des Turcs boycottent cafés et restaurants ce week-end
"Rien ne justifie ces prix": des Turcs boycottent cafés et restaurants ce week-end / Photo: © AFP

"Rien ne justifie ces prix": des Turcs boycottent cafés et restaurants ce week-end

Un appel au boycott dénonçant "les prix exorbitants" des cafés et des restaurants a mobilisé de nombreux Turcs ce week-end. Une première en Turquie, prise depuis plusieurs années dans une spirale inflationniste.

Taille du texte:

"C'est un mouvement populaire. Le peuple en a marre et montre sa réaction", affirme Iris Cibre, une experte en finance à l'origine de cet appel au boycott lancé uniquement pour ce week-end et partagé des centaines de milliers de fois sur les réseaux sociaux.

Des cafés et des restaurants ont vu leur fréquentation baisser dans certains quartiers d'Istanbul et d'Ankara samedi et dimanche, tandis que d'autres étaient remplis essentiellement de touristes, a constaté l'AFP.

"Avec mes amis, on a décidé de se retrouver dans un parc et non dans un café comme d'habitude", raconte Ceren, étudiante à Ankara et qui soutient le boycott.

"On est de toute façon ruiné à chaque fois qu'on sort, ça nous fera du bien", sourit-elle.

Pour Iris Cibre, la somme de 880 livres turques (25 euros) versée mi-avril pour un plat et un café dans un bistrot de quartier qu'elle fréquente souvent à Istanbul a été le déclic.

"Il y a dix mois, j'avais payé 345 livres (près de 10 euros) pour le même plat et un café. Cela veut dire 155% de hausse en livres turques. Même en dollars, la hausse est de 80%. Or nous n'avons pas vécu une telle inflation", réagit-elle.

Elle décide alors de lancer sur X un appel à boycotter les cafés et les restaurants en Turquie les 20 et 21 avril pour protester contre "les prix exorbitants".

Son appel est partagé par des centaines de milliers de d'internautes qui se plaignent "d'une soupe à 200 livres" (près de six euros) ou d'un sandwich kébab à 300 livres (8,6 euros) et des commerçants "opportunistes" qui "arnaquent" les consommateurs.

La hausse des prix dénoncée par Mme Cibre dépasse les chiffres officiels de l'inflation, déjà élevés (68,5% en mars sur un an), mais aussi ceux des économistes indépendants qui l'ont estimée en mars à 124,6% en Turquie.

Le salaire minimum net est de 17.000 livres turques (489 euros) en Turquie.

Malgré les salaires bien moins élevés que dans la plupart des pays européens, les prix de nombreux produits et services en Turquie ont récemment avoisiné et parfois dépassé ceux pratiqués en Europe.

- "Opportunisme" -

"Je suis consciente des coûts élevés, ainsi que des mauvaises politiques du gouvernement à l'origine de cette situation. Mais rien ne justifie ces prix qui dépassent l'inflation", s'insurge Mme Cibre.

Son appel individuel, qui n'a le soutien d'aucun parti politique ou ONG, a trouvé un écho dépassant le seul cercle des opposants.

Même des journalistes pro-gouvernementaux, d'habitude réticents à reconnaître la flambée des prix, ont rejoint son appel au boycott.

Il suscite toutefois aussi des critiques. "Je ne pense pas que ce genre d'initiatives changera les choses. Je comprends aussi les commerçants, ils doivent faire face à la hausse des loyers", estime Sabit Gul, employé dans une entreprise pharmaceutique à Ankara.

"Ce boycott sert finalement à dédouaner le gouvernement et à désigner les commerçants comme boucs émissaires", estime Ömer Kuran, un retraité d'Ankara qui a refusé de s'y joindre.

Face aux critiques, Mme Cibre rappelle qu'elle a publiquement dénoncé la politique monétaire passée du président turc Recep Tayyip Erdogan.

À rebours des théories économiques classiques, le chef de l'Etat a longtemps défendu des baisses de taux d'intérêt même lors des flambées d'inflation, provoquant, selon des analystes, une hausse des prix et la dévaluation de la livre turque.

Réélu en mai 2023, il a laissé la banque centrale relever son principal taux directeur à 50% en mars.

"Les mauvaises politiques du gouvernement ont préparé le terrain pour l'opportunisme des commerçants. Ils abusent du dérèglement de la perception des prix", précise Mme Cibre.

"Nous ne souhaitons bien sûr pas leur faillite. Nous voulons simplement des prix raisonnables et éthiques, qui correspondent à l'inflation", ajoute-t-elle.

L.Rodriguez--TFWP