The Fort Worth Press - Des bateaux télécommandés pour pallier la pénurie de capitaines

USD -
AED 3.673023
AFN 64.999735
ALL 81.550473
AMD 361.73014
ANG 1.789785
AOA 917.000274
ARS 1513.392039
AUD 1.43287
AWG 1.8025
AZN 1.700435
BAM 1.748185
BBD 2.013658
BDT 123.127391
BGN 1.747831
BHD 0.37775
BIF 2996
BMD 1
BND 1.279882
BOB 11.762182
BRL 5.026973
BSD 0.999768
BTN 95.208981
BWP 13.734665
BYN 3.010793
BYR 19600
BZD 2.010753
CAD 1.421801
CDF 2312.502308
CHF 0.832802
CLF 0.024962
CLP 982.440459
CNY 6.69215
CNH 6.69192
COP 3190.15
CRC 455.140667
CUC 1
CUP 23.995316
CVE 98.910118
CZK 21.74325
DJF 177.719754
DKK 6.673503
DOP 61.32985
DZD 134.484016
EGP 52.789798
ERN 15
ETB 161.129799
EUR 0.89286
FJD 2.24975
FKP 0.757299
GBP 0.75445
GEL 2.594996
GGP 0.757299
GHS 11.685009
GIP 0.757299
GMD 73.999658
GNF 8800.000074
GTQ 7.643284
GYD 209.16908
HKD 7.848245
HNL 26.949711
HRK 6.728203
HTG 130.776966
HUF 324.884498
IDR 17897.25
ILS 3.075575
IMP 0.757299
INR 95.08945
IQD 1310.5
IRR 1779859.9998
ISK 121.609872
JEP 0.757299
JMD 158.774
JOD 0.708961
JPY 158.368022
KES 129.740251
KGS 87.450123
KHR 4070.999815
KMF 440.00024
KPW 899.999961
KRW 1339.229771
KWD 0.31182
KYD 0.833143
KZT 448.425042
LAK 22500.00005
LBP 89550.000115
LKR 330.776932
LRD 170.749846
LSL 16.49006
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.430127
MAD 9.746993
MDL 17.966079
MGA 4499.999782
MKD 55.034145
MMK 2100.154921
MNT 3596.159888
MOP 8.082073
MRU 40.22021
MUR 47.597174
MVR 15.459791
MWK 1741.999478
MXN 18.363903
MYR 4.08598
MZN 63.902639
NAD 16.490227
NGN 1330.360007
NIO 36.849639
NOK 9.53532
NPR 152.334728
NZD 1.78398
OMR 0.384507
PAB 0.999745
PEN 3.430498
PGK 4.45175
PHP 62.893986
PKR 277.034968
PLN 3.90478
PYG 5716.150023
QAR 3.639841
RON 4.765099
RSD 104.83133
RUB 84.328561
RWF 1475
SAR 3.75707
SBD 8.078071
SCR 13.860997
SDG 601.501218
SEK 9.96878
SGD 1.27984
SHP 0.754518
SLE 24.669853
SLL 20969.504398
SOS 571.496211
SRD 37.647496
STD 20697.981008
STN 21.975
SVC 8.748078
SYP 13001.999685
SZL 16.489802
THB 33.550171
TJS 9.228074
TMT 3.5
TND 3.007498
TOP 2.40776
TRY 49.374755
TTD 6.799401
TWD 32.175302
TZS 2630.003022
UAH 45.101809
UGX 4139.404341
UYU 40.18735
UZS 11895.000158
VES 875.701597
VND 25914
VUV 119.051984
WST 2.777036
XAF 585.677495
XAG 0.016901
XAU 0.000240317026
XCD 2.70255
XCG 1.801906
XDR 0.707052
XOF 585.677495
XPF 106.875011
YER 236.199294
ZAR 16.500305
ZMK 9001.199139
ZMW 19.904269
ZWL 321.999592
SSP 5758.266415
MXV 2.073835
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Des bateaux télécommandés pour pallier la pénurie de capitaines
Des bateaux télécommandés pour pallier la pénurie de capitaines / Photo: © AFP

Des bateaux télécommandés pour pallier la pénurie de capitaines

Dans le port de Duisbourg, en Allemagne, Steffen Bauer prépare sa flotte de bateaux à la prochaine révolution du transport fluvial: des navires sans capitaine à la barre, pilotés depuis la terre ferme pour rendre le métier plus attractif.

Taille du texte:

"C'est la seule solution pour la survie du secteur", assure M. Bauer, patron de HGK Shipping qui se présente comme la première compagnie de navigation intérieure d'Europe.

Son entreprise basée à Duisbourg, plaque tournante du transport fluvial, dans le nord-ouest de l'Allemagne, s'est engagée dans un partenariat avec la start-up belge Seafar, leader dans le domaine émergeant de la navigation autonome.

"Si nous ne faisons rien, nous perdrons 30% de nos effectifs d'ici 2030", explique Steffen Bauer qui exploite 350 bateaux. La moyenne d'âge de ses capitaines est de 55 ans et l'entreprise peine à attirer de nouvelles recrues.

La solution: télécommander des bateaux depuis un centre de contrôle, un métier de bureau moins éreintant qui pourrait attirer les jeunes.

Créé en 2019, Seafar fait déjà naviguer quatre bateaux télécommandés sans aucun équipage en Belgique, pays où la législation sur la navigation autonome est la plus avancée.

La start-up vient d'ouvrir un bureau en Allemagne, pays où transite 30% du fret fluvial européen, un mode de transport très recherché par les entreprises qui doivent réduire leur empreinte carbone.

- Capteurs et caméras -

"Il y a clairement un marché pour la navigation télécommandée. Il faudra plus de temps pour obtenir des régulations que pour la faire fonctionner", assure Janis Bargsten, responsable commercial de Seafar.

A Duisbourg, HGK Shipping et Seafar ont déjà mis en place un centre opérationnel pour la navigation à distance, actuellement en phase de test. Les entreprises attendent ce mois-ci l'autorisation des autorités allemandes pour lancer les premiers bateaux téléguidés sur certains tronçons.

Dans un premier temps il est prévu de maintenir par précaution deux capitaines à bord. Puis de passer à l'étape suivante d'ici un an, avec un équipage réduit, comme c'est déjà le cas en Belgique.

L'objectif final, dans un avenir plus lointain, est de se passer de capitaine tout en maintenant un équipage à bord, conclut M. Bauer.

Seafar va encore plus loin, et travaille déjà sur la navigation semi-autonome ainsi que sur des essais maritimes en mer baltique.

La technologie rappelle celle développée par les constructeurs automobiles pour les voitures autonomes: capteurs, caméras, lidars, radars et alarmes transmettent des informations via des antennes de 4 et 5G au capitaine dans le centre de contrôle et "recréent la situation d'état d'alerte, comme s'il était à bord", explique M. Bargsten.

"C'est tout comme à bord d'un bateau", assure à l'AFP le capitaine Patrick Hertoge rencontré à Duisbourg, où il surveille sur dix écrans une péniche autonome "pilote" en route pour Hambourg, chargée de conteneurs d'acier.

- Vivre à terre -

Après 30 ans de carrière comme capitaine de sa propre péniche, ce belge de 58 ans a été recruté par Seafar pour participer aux essais.

Fils de parents eux-mêmes capitaines de bateaux, il a vendu son embarcation il y a trois ans et explique vivre à terre pour la première fois de sa vie.

"Sur un bateau, on est en stand-by 24h/24, tandis qu'ici après mes huit heures, je peux rentrer chez moi", raconte-t-il.

Seafar voudrait bien étendre les essais partout en Europe et mène des discussions à un stade "avancé" avec Voies Navigables de France (VNF) pour anticiper des demandes d'autorisation en France, assure M. Bargsten.

Cette technologie représente "un soulagement important pour l'industrie", reconnaît un parte-parole de la fédération allemande des voies navigables, mais elle ne peut résoudre "tous les problèmes", nuance-t-il.

La fédération appelle à la prudence, soulignant les "nouvelles questions de responsabilité" qui doivent être "clarifiées juridiquement".

En cas de problème technique, Seafar serait responsable, mais si l'erreur venait du capitaine, la responsabilité incomberait à la compagnie, explique M. Bargsten, rappelant que ces professionnels sont qualifiés et expérimentés: "il ne s'agit pas d'embaucher des joueurs de jeux vidéo".

Le métier est le même, confirme Patrick Hertoge, à qui il ne manque plus que le vent et parfois la vue par la fenêtre au réveil, qui est désormais "toujours la même".

H.M.Hernandez--TFWP