The Fort Worth Press - En Californie, les migrants retenus dans des "camps de détention à ciel ouvert"

USD -
AED 3.673042
AFN 64.999915
ALL 81.338497
AMD 361.489901
ANG 1.789785
AOA 916.999954
ARS 1513.065103
AUD 1.445505
AWG 1.80125
AZN 1.701818
BAM 1.743363
BBD 2.013184
BDT 122.946509
BGN 1.747831
BHD 0.377705
BIF 2996
BMD 1
BND 1.281883
BOB 11.71977
BRL 5.094103
BSD 0.999594
BTN 94.961938
BWP 13.742418
BYN 3.017057
BYR 19600
BZD 2.010313
CAD 1.41921
CDF 2313.500423
CHF 0.827099
CLF 0.02494
CLP 981.550124
CNY 6.691198
CNH 6.6895
COP 3175.37
CRC 454.960757
CUC 1
CUP 23.989731
CVE 98.825003
CZK 21.696803
DJF 177.720015
DKK 6.663016
DOP 61.289648
DZD 134.592977
EGP 53.430899
ERN 15
ETB 163.269377
EUR 0.891399
FJD 2.26815
FKP 0.76043
GBP 0.75358
GEL 2.589831
GGP 0.76043
GHS 11.650498
GIP 0.76043
GMD 73.504736
GNF 8797.485115
GTQ 7.636425
GYD 209.06352
HKD 7.84745
HNL 26.837693
HRK 6.7149
HTG 130.889189
HUF 324.179705
IDR 17936
ILS 3.103975
IMP 0.76043
INR 94.66065
IQD 1514.36683
IRR 1795877.504135
ISK 121.42019
JEP 0.76043
JMD 158.941401
JOD 0.709002
JPY 157.97506
KES 129.829626
KGS 87.450084
KHR 4067.000188
KMF 440.000041
KPW 899.999961
KRW 1342.019935
KWD 0.31092
KYD 0.832995
KZT 453.004595
LAK 22437.500971
LBP 89549.999867
LKR 330.880551
LRD 170.874973
LSL 16.509552
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.430073
MAD 9.76375
MDL 17.962214
MGA 4502.324255
MKD 54.950394
MMK 2099.444361
MNT 3596.720368
MOP 8.079529
MRU 40.219741
MUR 47.30702
MVR 15.459616
MWK 1741.50116
MXN 18.40425
MYR 4.085299
MZN 63.892558
NAD 16.51791
NGN 1330.839938
NIO 36.787121
NOK 9.456795
NPR 151.938745
NZD 1.779043
OMR 0.384414
PAB 0.999586
PEN 3.438455
PGK 4.537108
PHP 63.065003
PKR 276.703496
PLN 3.89445
PYG 5692.357747
QAR 3.643608
RON 4.754599
RSD 104.64822
RUB 83.877026
RWF 1474.878661
SAR 3.783194
SBD 8.064647
SCR 13.936639
SDG 601.492783
SEK 9.969825
SGD 1.282115
SHP 0.754745
SLE 24.680453
SLL 20969.504398
SOS 571.283404
SRD 37.641501
STD 20697.981008
STN 21.838829
SVC 8.746189
SYP 13001.999685
SZL 16.511864
THB 33.520468
TJS 9.210912
TMT 3.51
TND 3.001547
TOP 2.40776
TRY 49.472199
TTD 6.784239
TWD 32.3706
TZS 2639.983
UAH 44.837859
UGX 4022.801521
UYU 40.200736
UZS 11955.039354
VES 878.023604
VND 25873
VUV 119.689611
WST 2.781623
XAF 584.719412
XAG 0.017415
XAU 0.000239760144
XCD 2.70255
XCG 1.801465
XDR 0.707052
XOF 584.719412
XPF 106.304652
YER 236.150108
ZAR 16.498075
ZMK 9001.200977
ZMW 19.915944
ZWL 321.999592
SSP 5773.824733
MXV 2.078145
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

En Californie, les migrants retenus dans des "camps de détention à ciel ouvert"
En Californie, les migrants retenus dans des "camps de détention à ciel ouvert" / Photo: © AFP

En Californie, les migrants retenus dans des "camps de détention à ciel ouvert"

Pas d'eau, pas de nourriture, pas de soin: depuis quelques mois en Californie, les migrants qui parviennent à franchir la frontière avec le Mexique s'entassent dans des campements en plein désert, où ils subissent des conditions déplorables dénoncées par les associations.

Taille du texte:

Les militants dénoncent l'existence de ces "camps de détention à ciel ouvert", supervisés par la police aux frontières, où les candidats à l'exil doivent attendre pendant des jours que leur cas soit pris en charge par les services d'immigration.

"La police aux frontières nous a dit que c'était la nouvelle norme", s'indigne auprès de l'AFP Erika Pinheiro, la directrice de l'ONG Al Otro Lado, devant un camp situé dans la localité frontalière de Jacumba.

Selon elle, sept campements de ce genre se sont formés depuis septembre en Californie.

Ceux de Jacumba abritent quotidiennement 800 personnes, retenues là par les forces de l'ordre en attendant qu'une place se libère dans un centre de traitement.

"Ils sont prévenus que s'ils quittent ces camps, ils seront expulsés", explique-t-elle. "Mais la police aux frontières ne leur fournit ni nourriture, ni eau, ni abri, ni assistance médicale."

Avec d'autres associations, Al Otro Lado tente de pallier ces manques, en fournissant des produits de première nécessité et des soins.

- Désert hostile -

Chaleur le jour, températures en dessous de zéro la nuit: ce désert infesté de serpents et de scorpions est un environnement hostile.

Les migrants qui arrivent ici passent par un trou formé dans une montagne le long du mur frontalier.

Les conditions sanitaires auxquelles ils sont confrontés sont déplorables. Le terrain vague ne compte que deux toilettes miteuses, adultes et enfants dorment dans des tentes abîmées et se réchauffent comme ils peuvent avec des feux de fortune, qu'ils alimentent avec les branches glanées ici et là, a constaté l'AFP.

Nombre d'entre eux sont forcés de passer plusieurs nuits sur place. Les agents de la police aux frontières leur fournissent des bracelets de couleur, qui indiquent leur jour d'arrivée et servent à repérer qui doit sortir en priorité.

Un adolescent de 13 ans est mort dans le camp le week-end dernier. Les associations pensent qu'il s'agit d'un accident et craignent d'autres tragédies.

Car depuis mai, l'immense majorité des migrants doit obligatoirement effectuer sa demande d'asile via l'application CBP One. Son usage a créé un goulot d'étranglement à la frontière: obtenir un rendez-vous peut prendre des mois, selon les associations, qui dénoncent sa systématisation.

"L'application n'est disponible qu'en anglais, en espagnol et en créole", regrette Mme Pinheiro, en pointant tous les migrants incapables de comprendre ces langues.

A Jacumba, la majorité des candidats à l'exil sont Chinois ou Turques. Les autres viennent d'Ouzbékistan, d'Afghanistan, de Colombie, d'Equateur ou encore du Pérou.

Parmi eux, Jimmy - qui utilise un pseudonyme par peur de représailles envers sa famille - a traversé dix pays en 35 jours pour fuir la Chine. Un périple qui lui a coûté 12.000 dollars.

"La situation n'est pas bonne en Chine, je ne veux pas vivre là-bas", confie-t-il à l'AFP.

- Election présidentielle -

L'immigration devrait être l'objet d'un rude affrontement politique lors de l'élection présidentielle 2024, où Joe Biden a toutes les chances d'affronter de nouveau Donald Trump.

Le président démocrate est régulièrement accusé de laxisme par l'opposition républicaine. Et son prédécesseur, qui a dépensé des milliards pour construire le mur à la frontière, promet désormais d'avoir recours à l'armée pour la fermer en cas de retour au pouvoir.

Un contexte inflammable peu favorable aux profondes et complexes réformes du système d'immigration recommandées par les experts.

Face à l'extrême polarisation du pays sur ce sujet, Mme Pinheiro a fini par devenir suspicieuse.

"La police aux frontières, et en particulier son syndicat, est une organisation politique partisane très pro-Trump", estime-t-elle. Selon elle, "ils essaient de montrer que la frontière est hors de contrôle."

Sollicités par l'AFP, l'administration n'a pas répondu, ni le syndicat fédérant ses agents.

Mais sur le terrain, certains fonctionnaires dénoncent sous couvert d'anonymat leur manque de moyens.

"Nous faisons ce que nous pouvons mais nous sommes débordés", confie ainsi, un agent, pendant que la nuit tombe sur Jacumba.

Les migrants, eux, continuent d'affluer quoi qu'il arrive.

Enceinte de huit mois, Carla Morocho a ainsi fui l'Equateur, avec l'espoir que son enfant naisse dans un pays moins violent et plus prospère.

"Je ne veux pas qu'il souffre comme moi", souffle-t-elle, blottie autour d'un feu de camp avec son mari. Pour elle, comme pour les autres membres du camp, il n'y a plus de retour en arrière possible.

"Je sais que je vais souffrir un peu plus", explique-t-elle. "Mais je sais que cela en vaut la peine."

K.Ibarra--TFWP