The Fort Worth Press - Cyberharcèlement de Magali Berdah: de la prison requise contre les 13 prévenus

USD -
AED 3.672504
AFN 64.999537
ALL 81.33886
AMD 361.122502
ANG 1.789785
AOA 917.000035
ARS 1513.022501
AUD 1.444398
AWG 1.80125
AZN 1.67226
BAM 1.743487
BBD 2.013327
BDT 122.956921
BGN 1.747831
BHD 0.377591
BIF 2991.825564
BMD 1
BND 1.281969
BOB 11.720763
BRL 5.097599
BSD 0.999599
BTN 94.969134
BWP 13.742479
BYN 3.017272
BYR 19600
BZD 2.010474
CAD 1.419315
CDF 2313.52571
CHF 0.827897
CLF 0.024941
CLP 981.589897
CNY 6.691203
CNH 6.690261
COP 3177.34
CRC 454.962785
CUC 1
CUP 23.991442
CVE 98.294675
CZK 21.704698
DJF 178.000624
DKK 6.66792
DOP 61.282703
DZD 134.428038
EGP 53.431406
ERN 15
ETB 163.27156
EUR 0.89201
FJD 2.26765
FKP 0.76043
GBP 0.753555
GEL 2.58989
GGP 0.76043
GHS 11.630623
GIP 0.76043
GMD 73.500612
GNF 8794.098638
GTQ 7.63697
GYD 209.078429
HKD 7.847255
HNL 26.837813
HRK 6.719798
HTG 130.89794
HUF 324.396504
IDR 18028
ILS 3.103975
IMP 0.76043
INR 94.52505
IQD 1514.474828
IRR 1795877.500108
ISK 121.490159
JEP 0.76043
JMD 158.942818
JOD 0.708971
JPY 158.149499
KES 129.839569
KGS 87.450398
KHR 4059.583344
KMF 440.000176
KPW 899.999961
KRW 1340.749682
KWD 0.31096
KYD 0.833055
KZT 453.04094
LAK 22484.901161
LBP 89517.060016
LKR 330.904147
LRD 170.435248
LSL 16.519088
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.421536
MAD 9.796395
MDL 17.963495
MGA 4502.384454
MKD 54.953088
MMK 2099.444361
MNT 3596.720368
MOP 8.080141
MRU 40.052592
MUR 47.307153
MVR 15.460232
MWK 1732.941124
MXN 18.435973
MYR 4.082099
MZN 63.908288
NAD 16.519088
NGN 1330.897808
NIO 36.789417
NOK 9.479897
NPR 151.940099
NZD 1.77843
OMR 0.384489
PAB 0.999666
PEN 3.438747
PGK 4.537452
PHP 63.044004
PKR 276.704729
PLN 3.89635
PYG 5692.383117
QAR 3.643852
RON 4.757698
RSD 104.727545
RUB 83.866756
RWF 1474.885234
SAR 3.753076
SBD 8.064647
SCR 13.951933
SDG 601.498751
SEK 9.958299
SGD 1.28212
SHP 0.754745
SLE 24.679893
SLL 20969.504398
SOS 571.288497
SRD 37.641502
STD 20697.981008
STN 21.840387
SVC 8.746852
SYP 13001.999685
SZL 16.512011
THB 33.519867
TJS 9.211651
TMT 3.51
TND 3.001747
TOP 2.40776
TRY 49.509597
TTD 6.784783
TWD 32.34196
TZS 2639.984999
UAH 44.838258
UGX 4023.070477
UYU 40.203962
UZS 11956.051793
VES 878.023604
VND 25873
VUV 119.689611
WST 2.781623
XAF 585.120197
XAG 0.017491
XAU 0.000240685762
XCD 2.70255
XCG 1.801609
XDR 0.707052
XOF 585.120197
XPF 106.313655
YER 236.150455
ZAR 16.518805
ZMK 9001.194926
ZMW 19.917541
ZWL 321.999592
SSP 5773.824733
MXV 2.08173
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Cyberharcèlement de Magali Berdah: de la prison requise contre les 13 prévenus
Cyberharcèlement de Magali Berdah: de la prison requise contre les 13 prévenus / Photo: © AFP/Archives

Cyberharcèlement de Magali Berdah: de la prison requise contre les 13 prévenus

"L'espace numérique n'est pas une zone de non droit": le parquet a requis mardi des peines de prison, parfois assorties du sursis, contre l'ensemble des 13 prévenus jugés à Paris pour avoir pris part au cyberharcèlement en meute de l'ex-"reine des influenceurs" Magali Berdah.

Taille du texte:

"Insultes, menaces, propagation de rumeurs, incitation au suicide, publication de données personnelles: rien n'a été épargné" à Mme Berdah, a souligné dans son réquisitoire devant le tribunal correctionnel la substitut du procureur, Sophie Touchais.

Or "le cyberharcèlement ne s'arrête pas à internet, il s'infiltre dans votre vie et dans celle de vos proches" et "peut conduire au suicide", a-t-elle ajouté, évoquant les graves répercussions psychologiques de cette affaire pour la victime, venue raconter à la barre qu'elle avait été "à deux doigts de (se) jeter par la fenêtre".

La magistrate a en outre demandé au tribunal de contraindre tous les prévenus à suivre un stage de citoyenneté.

De telles réquisitions montrent qu'"on est à un tournant dans la prise de conscience de ce qu'est le cyberharcèlement et la gravité de ses conséquences", a commenté auprès de l'AFP, lors d'une suspension d'audience, l'une des avocates de Mme Berdah, Me Rachel-Flore Pardo.

La peine la plus lourde, soit un an de prison dont six mois avec sursis, a été requise contre un homme de 32 ans, qui avait écrit à la victime: "Dommage que Hitler ne s'est pas occupé de tes grands-parents".

Dans ce dossier, "l'antisémitisme et le sexisme ont agi comme un booster du cyberharcèlement", a observé devant le tribunal Me Pardo.

"Sale chienne", "arnaqueuse", "on viendra t'égorger chez toi", "tu mérites d'être décapitée et lapidée", "que ta fille meure"... Pendant quatre jours, le procès a permis d'évoquer la virulence des dizaines de milliers de messages reçus par Mme Berdah, 42 ans, dont la société Shauna Events - qui met en relation influenceurs et marques - a été au centre de polémiques.

Or "rien ne saurait justifier la violence, et certainement pas le comportement de la personne qui en est la cible", a commenté Me Pardo.

- Influenceurs et influencés -

Les controverses visant Mme Berdah ont notamment été relayées par le rappeur Booba - mis en examen dans ce dossier mais pas concerné par le procès en cours. Booba s'était lancé en 2022 dans une croisade contre Mme Berdah et ceux qu'il appelle les "influvoleurs", qu'il accuse de multiples arnaques au préjudice des internautes.

Dans une interview accordée à France 2 depuis son domicile de Floride, diffusée la semaine dernière, Booba a réitéré ses attaques contre Mme Berdah, qu'il a qualifiée de "démon". Il a également rejeté toute responsabilité dans les faits reprochés aux 13 prévenus de ce procès - et à 15 autres personnes, qui doivent être jugées pour des faits similaires, mi-décembre puis fin janvier.

"La seule responsable, c'est elle" (Magali Berdah), a-t-il affirmé, rejetant tout rôle de "chef de meute".

Pourtant, dans cette affaire, les prévenus sont eux-mêmes "influencés" par Booba, a estimé devant le tribunal l'avocat de l'un d'eux, Me Martin Méchin: le rappeur, sous prétexte de s'opposer aux "influvoleurs", "joue totalement le rôle d'un influenceur", selon lui.

Cela montre bien les mécanismes à l'oeuvre dans le cyberharcèlement, a-t-il relevé: son client a reconnu les faits et en a "honte", mais il a agi "dans le cadre d'un mouvement global". "On n'est plus vraiment soi-même, on suit un mouvement qui vous entraîne là vous ne seriez jamais allé", a résumé Me Méchin.

D'autres avocats de la défense ont plaidé la relaxe, soulignant qu'il n'était pas prouvé que leurs clients avaient connaissance que leurs propos, pris individuellement, caractérisaient une répétition - ce qui définit le cyberharcèlement, une infraction spécifique créée par une loi de 2018.

Le harcèlement, "quelques-uns l'ont voulu, d'autres l'ont fait, tous ont laissé faire", a observé l'un des avocats de Mme Berdah, Me Antonin Gravelin-Rodriguez, citant l'auteur latin Tacite.

"Aujourd'hui, vous jugez ceux qui l'ont fait", a-t-il dit aux juges. "Un jour, vous aurez à juger celui qui l'a voulu", a-t-il accusé, en référence à Booba.

M.McCoy--TFWP