The Fort Worth Press - A J-24 de la présidentielle, les syndicats peinent à mobiliser sur les salaires

USD -
AED 3.672498
AFN 64.00001
ALL 81.482729
AMD 364.83349
ANG 1.790365
AOA 916.999817
ARS 1524.975698
AUD 1.438569
AWG 1.8025
AZN 1.700568
BAM 1.733158
BBD 2.015756
BDT 123.052656
BGN 1.683441
BHD 0.377328
BIF 3004.44854
BMD 1
BND 1.281424
BOB 12.054428
BRL 5.187901
BSD 1.000833
BTN 96.45446
BWP 14.158233
BYN 3.014683
BYR 19600
BZD 2.012832
CAD 1.424475
CDF 2312.501759
CHF 0.835115
CLF 0.024743
CLP 976.949829
CNY 6.70475
CNH 6.716595
COP 3314.79
CRC 457.240078
CUC 1
CUP 24.018396
CVE 97.712812
CZK 21.64135
DJF 178.215541
DKK 6.61512
DOP 59.79566
DZD 133.77797
EGP 52.292799
ERN 15
ETB 163.475001
EUR 0.884901
FJD 2.24875
FKP 0.753812
GBP 0.755505
GEL 2.594995
GGP 0.753812
GHS 11.724777
GIP 0.753812
GMD 74.000019
GNF 8804.033816
GTQ 7.645479
GYD 209.346324
HKD 7.84721
HNL 26.865513
HRK 6.667398
HTG 130.978015
HUF 324.915499
IDR 17981
ILS 3.07585
IMP 0.753812
INR 96.24925
IQD 1311.020726
IRR 1693849.999755
ISK 121.219973
JEP 0.753812
JMD 157.630753
JOD 0.709027
JPY 157.967497
KES 129.750338
KGS 87.44703
KHR 4053.132006
KMF 435.000043
KPW 900.000318
KRW 1361.270316
KWD 0.30882
KYD 0.834057
KZT 443.471634
LAK 22442.975382
LBP 89622.18589
LKR 330.728128
LRD 171.587828
LSL 16.576308
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.411393
MAD 9.760381
MDL 17.819861
MGA 4419.297095
MKD 54.561083
MMK 2099.783199
MNT 3598.053803
MOP 8.089432
MRU 40.068766
MUR 47.819871
MVR 15.460075
MWK 1735.373872
MXN 18.16605
MYR 4.085097
MZN 63.898567
NAD 16.575573
NGN 1327.789809
NIO 36.828953
NOK 9.621485
NPR 154.325085
NZD 1.78074
OMR 0.384508
PAB 1.000833
PEN 3.453202
PGK 4.464491
PHP 62.810395
PKR 277.237331
PLN 3.870445
PYG 5831.841625
QAR 3.648069
RON 4.674503
RSD 104.001994
RUB 83.552628
RWF 1476.791379
SAR 3.756193
SBD 8.065041
SCR 13.763509
SDG 601.50433
SEK 10.026404
SGD 1.279845
SHP 0.754575
SLE 24.601654
SLL 20969.491881
SOS 571.929887
SRD 37.621501
STD 20697.981008
STN 21.711004
SVC 8.757067
SYP 13002.000254
SZL 16.569484
THB 33.670224
TJS 9.217388
TMT 3.5
TND 2.975471
TOP 2.40776
TRY 49.034455
TTD 6.789784
TWD 31.912599
TZS 2635.002999
UAH 44.939475
UGX 3973.556883
UYU 40.28499
UZS 11829.395814
VES 859.10005
VND 25982
VUV 119.747847
WST 2.7762
XAF 580.457098
XAG 0.016389
XAU 0.000239315748
XCD 2.70255
XCG 1.803617
XDR 0.707052
XOF 580.457098
XPF 105.684789
YER 236.42499
ZAR 16.53851
ZMK 9001.208627
ZMW 19.680804
ZWL 321.999592
SSP 5712.591899
MXV 2.055907
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

A J-24 de la présidentielle, les syndicats peinent à mobiliser sur les salaires
A J-24 de la présidentielle, les syndicats peinent à mobiliser sur les salaires

A J-24 de la présidentielle, les syndicats peinent à mobiliser sur les salaires

"Plus de salaires! Moins de précaires!": à moins d'un mois de la présidentielle, des milliers de manifestants ont battu le pavé jeudi pour réclamer une revalorisation des salaires, avec des rangs pas très fournis dans un contexte marqué par la guerre en Ukraine.

Taille du texte:

"Plus de 150 points de rassemblement" avaient été recensés par la CGT, à l'appel d'une intersyndicale avec la FSU, Solidaires, Unsa et plusieurs organisations lycéennes.

A Paris, le cortège - aux rangs distendus - s'est élancé en début d'après-midi de la place de la République vers Chaussée d'Antin - La Fayette, derrière une banderole: "exigeons l'augmentation des salaires, des retraites et des minima sociaux".

"Il faut augmenter les salaires d'urgence", a plaidé le numéro un de la CGT Philippe Martinez, s'inquiétant de la "petite musique face aux événements dramatiques et la guerre en Ukraine" sur les difficultés vécues par les entreprises. Il a noté que "2021 a été une année record des bénéfices des grosses entreprises, des dividendes versés aux actionnaires", malgré la crise liée au Covid-19.

Quant aux fonctionnaires, il a plaidé - après l'annonce lundi du dégel du point d'indice "avant l'été" -, pour que le rattrapage "soit au niveau des pertes accumulées depuis 12 ans", estimant que les agents ont perdu "au moins 10%".

Même "urgence" pointée par les représentants des autres syndicats, Guillaume Trichard, secrétaire général adjoint de l'Unsa évoquant une situation "explosive".

Simon Duteil, codélégué de Solidaires, a néanmoins admis que la mobilisation risquait d'être de moindre ampleur que la précédente journée d'action en janvier, ce qui "ne veut pas dire que cette question des salaires n'existe pas".

A 15H00, le ministère de l'Intérieur recensait 111 rassemblements pour 19.300 participants dans toute la France, hors Paris.

La journée du 27 janvier avait réuni 89.000 manifestants en France selon les autorités, plus de 150.000 selon les organisateurs.

Côté agents publics, l'appel à la mobilisation semblait peu suivi, avec un taux de grévistes "inférieur à 2% à midi" dans la fonction publique d'Etat, selon le ministère.

Peu de perturbations étaient constatées dans les transports, sauf dans l'est de la France où seul un TGV sur deux circulait vers Strasbourg, Reims et Metz/Nancy. Les syndicats de la RATP réservent leurs forces pour une journée de grève le 25 mars.

Parmi les premiers cortèges à s'élancer, celui de Clermont-Ferrand a réuni environ 800 personnes, selon la CGT, sous une pluie fine. Avec l'inflation galopante, "vous prenez les hausses de l'essence, l'énergie, c'est infernal", a relevé parmi eux Emmanuel Serrer, agent Enedis de 54 ans.

A Rennes, ils étaient entre 550 (police) et 1.000 (syndicats) derrière une banderole: "la justice sociale, pas l'aumône", tandis qu'à Lyon, environ 900 personnes (préfecture) ont défilé.

A Dijon, ils n'étaient qu'une centaine. La guerre en Ukraine "écrase beaucoup de choses. C'est difficile", reconnaissait Fabian Clément (FSU).

A Besançon, environ 300 personnes (police et organisateurs) ont manifesté, quelques centaines à Toulouse, tandis qu'ils étaient environ 300 à Perpignan, quelque 500 à Strasbourg et encore 720 à Lille selon la préfecture. A Bordeaux, ils étaient entre 600 (police) et 2.000 (CGT).

- "On n'en veut pas" -

Dans le cortège parisien, auquel les candidats Fabien Roussel (PCF) et Philippe Poutou (NPA) ont pris part, un speaker au micro a crié son "soutien aux travailleurs et travailleuses ukrainiennes".

Certains manifestants se disaient "soucieux", comme Sabrina, 32 ans, conductrice de bus chez Transdev, constatant que "le coût de la vie quotidienne augmente significativement, pas les salaires".

Avec le conflit ukrainien, l'inflation, mesurée par l'Insee à 3,6% sur un an en février, pourrait encore accélérer. Le Smic pourrait en conséquence connaître une nouvelle revalorisation automatique "d'au moins 2%" dans les prochains mois.

La mobilisation se tenait en présence de l'Unsa, absente des précédentes journées, mais sans la confédération Force ouvrière, pourtant présente en janvier. C'est "dommage", a jugé le responsable de Solidaires, plaidant pour "l'unité la plus large possible".

Le dévoilement des projets de M. Macron concernant les retraites, avec un report de l'âge légal à 65 ans s'il est réélu, s'ajoutait aux motifs de colère jeudi.

"La retraite à 60 ans ça se discute pas, la retraite à 65 on n'en veut pas!", entendait-on dans le cortège parisien, peu ou prou à l'heure où Emmanuel Macron confirmait son projet.

Dans la manifestation lilloise, Didier Hurblain (CGT) jugeait qu'"aller jusqu'à 65 ans ça va être dur", ce boucher plaidant que "quand on arrive à 60 ans on mérite d’avoir un petit peu de bonheur".

Ce sujet devrait aussi animer le 1er-Mai, vers lequel se projettent déjà les leaders syndicaux.

Une manifestation des organisations syndicales de retraités est en outre prévue le 24 mars.

burs-sl-lnf-chl/cel/mpm

S.Palmer--TFWP