The Fort Worth Press - Dans sa quête d'une croissance plus verte, le Kenya mise sur les crédits carbone

USD -
AED 3.672504
AFN 65.000368
ALL 81.216919
AMD 362.051328
ANG 1.789785
AOA 917.000367
ARS 1515.25437
AUD 1.435956
AWG 1.80125
AZN 1.70397
BAM 1.739803
BBD 2.01708
BDT 123.195303
BGN 1.747831
BHD 0.378775
BIF 2997.464751
BMD 1
BND 1.281146
BOB 11.69239
BRL 5.065104
BSD 1.001468
BTN 95.050483
BWP 13.720589
BYN 3.015879
BYR 19600
BZD 2.014233
CAD 1.41575
CDF 2313.50392
CHF 0.825932
CLF 0.024881
CLP 979.255437
CNY 6.691204
CNH 6.686704
COP 3173.953654
CRC 455.099408
CUC 1
CUP 24.035938
CVE 98.087444
CZK 21.645304
DJF 178.33919
DKK 6.651204
DOP 61.433083
DZD 133.824668
EGP 53.529689
ERN 15
ETB 163.585998
EUR 0.889904
FJD 2.26765
FKP 0.750199
GBP 0.752078
GEL 2.590391
GGP 0.750199
GHS 11.695058
GIP 0.750199
GMD 73.503851
GNF 8810.21216
GTQ 7.652004
GYD 209.527198
HKD 7.84815
HNL 26.885202
HRK 6.703804
HTG 131.147978
HUF 323.310388
IDR 18053
ILS 3.09465
IMP 0.750199
INR 94.965504
IQD 1518.213762
IRR 1795877.503816
ISK 121.180386
JEP 0.750199
JMD 159.195837
JOD 0.70904
JPY 158.01504
KES 130.098296
KGS 87.450384
KHR 4070.631144
KMF 440.00035
KPW 899.999961
KRW 1334.740383
KWD 0.31082
KYD 0.834586
KZT 453.195748
LAK 22534.359294
LBP 89683.40524
LKR 331.690611
LRD 170.751234
LSL 16.462394
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.431526
MAD 9.729662
MDL 17.966464
MGA 4507.405595
MKD 54.836988
MMK 2099.858992
MNT 3597.263832
MOP 8.096339
MRU 40.037362
MUR 47.230378
MVR 15.460378
MWK 1736.600987
MXN 18.492904
MYR 4.083204
MZN 63.903729
NAD 16.462394
NGN 1331.210377
NIO 36.854512
NOK 9.427704
NPR 152.081128
NZD 1.767253
OMR 0.382413
PAB 1.001468
PEN 3.444825
PGK 4.547436
PHP 62.986038
PKR 277.237468
PLN 3.88825
PYG 5719.877241
QAR 3.660721
RON 4.730604
RSD 104.461148
RUB 84.13468
RWF 1478.183516
SAR 3.752837
SBD 8.064647
SCR 13.905529
SDG 601.503676
SEK 9.912404
SGD 1.282104
SHP 0.754745
SLE 24.680371
SLL 20969.504398
SOS 572.343548
SRD 37.794504
STD 20697.981008
STN 21.794245
SVC 8.763065
SYP 13001.999685
SZL 16.455989
THB 33.445038
TJS 9.228751
TMT 3.51
TND 2.98768
TOP 2.40776
TRY 49.513804
TTD 6.798915
TWD 32.453604
TZS 2646.44398
UAH 44.920874
UGX 4136.458658
UYU 40.314905
UZS 12073.121914
VES 878.910604
VND 25894.5
VUV 119.757204
WST 2.787783
XAF 583.738825
XAG 0.017551
XAU 0.000240063761
XCD 2.70255
XCG 1.804919
XDR 0.707052
XOF 583.738825
XPF 106.089045
YER 236.150363
ZAR 16.494037
ZMK 9001.203584
ZMW 20.049815
ZWL 321.999592
SSP 5758.113256
MXV 2.088032
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Dans sa quête d'une croissance plus verte, le Kenya mise sur les crédits carbone
Dans sa quête d'une croissance plus verte, le Kenya mise sur les crédits carbone / Photo: © AFP

Dans sa quête d'une croissance plus verte, le Kenya mise sur les crédits carbone

Au cœur de Kasigau, vaste étendue de collines et de savane du sud du Kenya sillonnée par les éléphantssept personnes s'affairent autour d'un arbre noueux et sans feuilles, munis de porte-blocs et de mètres-ruban.

Taille du texte:

D'apparence banale, cet arbre a une grande valeur à l'heure du changement climatique: il stocke le carbone.

Dans cette forêt semi-aride de 200.000 hectares, "nous voulons être absolument sûrs de compter chaque arbre", explique Geoffrey Mwangi, responsable scientifique de la société américaine Wildlife Works.

Ce recensement se transformera en crédits carbone, de plus en plus prisés des multinationales, comme Netflix et Shell, désireuses de compenser leurs émissions de gaz à effet de serre et renforcer leur réputation écologique.

Malgré les critiques sur leur efficacité réelle et la volatilité des cours, ces compensations carbone se vendent pour des millions de dollars.

En mal de liquidités, les pays africains veulent investir ce secteur en expansion, dont la valeur actuelle de 2 milliards de dollars devrait quintupler d'ici 2030.

L'Afrique produit actuellement seulement 11% des compensations carbone mondiales alors qu'elle abrite la deuxième plus grande surface de forêt tropicale au monde et de vastes écosystèmes absorbeurs de carbone (mangroves, tourbières...).

Au Kenya, qui accueille cette semaine un sommet continental sur le climat, le président William Ruto estime que ces puits de carbone constituent une "mine d'or économique sans précédent".

"Ils ont le potentiel d'absorber des millions de tonnes de CO2 par an, ce qui devrait se traduire par des milliards de dollars", a-t-il déclaré lundi.

- "Intérêt massif" -

"Il y a un intérêt massif. Au Kenya, nous détenons 25% du marché africain et notre ambition est de l'étendre", déclare à l'AFP Ali Mohamed, l'envoyé spécial du président Ruto pour le changement climatique.

À Kasigau, à environ 330 kilomètres au sud-est de Nairobi, propriétaires fonciers et habitants sont payés pour garder la forêt intacte dans le cadre d'un vaste projet géré par Wildlife Works, plus grand vendeur de compensations carbone d'Afrique.

Selon la compagnie américaine, les revenus du projet ont permis d'employer environ 400 personnes, pour la plupart locales, et de financer des infrastructures d'eau, d'éducation et de santé dans cette région reculée du Kenya.

Son fondateur Mike Korchinsky a assuré qu'au moins la moitié des revenus de la compagnie est allé à la population locale.

Les forêts protégées dans le cadre du projet Kasigau Corridor REDD+ étaient autrefois défrichées pour le bois de chauffage et le charbon. Eviter la déforestation permet de garder le carbone dans le sol et les arbres au lieu de le libérer dans l'atmosphère.

Wildlife Works affirme que son projet, le premier au monde à générer des crédits certifiés selon cette approche, a été vérifié de manière indépendante neuf fois depuis 2011 et a compensé l'émission d'environ 22 millions de tonnes d'émissions de CO2.

Le Kenya émet environ 70 millions de tonnes de CO2 par an, selon Climate Watch, plateforme gérée par l'Institut des ressources mondiales qui surveille les émissions nationales de gaz à effet de serre.

- "Fausses solutions" -

L'initiative des marchés du carbone en Afrique, lancée lors de la COP27 en novembre et soutenue par l'ONU, estime que 300 millions de crédits pourraient être générés chaque année sur le continent d'ici 2030, soit 19 fois plus qu'actuellement.

Un crédit carbone représente une tonne de dioxyde de carbone éliminée ou réduite dans l'atmosphère.

Pour le Kenya, cela signifierait plus de 600.000 emplois et 600 millions de dollars (556 millions d'euros) de revenus annuels.

Mais ces projections supposent un prix du carbone bien supérieur à l'actuel et une augmentation massive des financements pour ce marché volatil et très peu régulé, qui suscite méfiance des investisseurs et critiques des défenseurs de l'environnement.

Avant le sommet de Nairobi, plus de 500 organisations de la société civile ont écrit au président Ruto pour l'exhorter à ne pas y intégrer les marchés du carbone et autres "fausses solutions (...) menées par les intérêts occidentaux".

"Ces approches encourageront les pays riches et les grandes entreprises à continuer de polluer le monde, au grand détriment de l'Afrique", affirment-elles.

Pour Joseph Nganga, nommé par M. Ruto pour mener le sommet, les marchés du carbone ne sont "pas une excuse pour les émissions mais un moyen de garantir la responsabilité" des plus riches qui les achètent.

Des pays s'efforcent de réglementer le secteur.

Cette année, le Zimbabwe a annoncé qu'il s'approprierait la moitié des revenus générés par les crédits carbone sur son sol, provoquant quelques remous sur les marchés.

Le Kenya finalise également sa propre législation. Ali Mohamed assure que le gouvernement ne veut pas "chasser les investisseurs" mais garantir la transparence et des retombées pour les populations.

P.Navarro--TFWP