The Fort Worth Press - Primaires de la présidentielle en Argentine: l'ultralibéral Milei en force

USD -
AED 3.672504
AFN 65.000368
ALL 81.216919
AMD 362.051328
ANG 1.789785
AOA 917.000367
ARS 1515.25437
AUD 1.435956
AWG 1.80125
AZN 1.70397
BAM 1.739803
BBD 2.01708
BDT 123.195303
BGN 1.747831
BHD 0.378775
BIF 2997.464751
BMD 1
BND 1.281146
BOB 11.69239
BRL 5.065104
BSD 1.001468
BTN 95.050483
BWP 13.720589
BYN 3.015879
BYR 19600
BZD 2.014233
CAD 1.41575
CDF 2313.50392
CHF 0.825932
CLF 0.024881
CLP 979.255437
CNY 6.691204
CNH 6.686704
COP 3173.953654
CRC 455.099408
CUC 1
CUP 24.035938
CVE 98.087444
CZK 21.645304
DJF 178.33919
DKK 6.651204
DOP 61.433083
DZD 133.824668
EGP 53.529689
ERN 15
ETB 163.585998
EUR 0.889904
FJD 2.26765
FKP 0.750253
GBP 0.752078
GEL 2.590391
GGP 0.750253
GHS 11.695058
GIP 0.750253
GMD 73.503851
GNF 8810.21216
GTQ 7.652004
GYD 209.527198
HKD 7.84815
HNL 26.885202
HRK 6.703804
HTG 131.147978
HUF 323.310388
IDR 18053
ILS 3.09465
IMP 0.750253
INR 94.965504
IQD 1518.213762
IRR 1795877.503816
ISK 121.180386
JEP 0.750253
JMD 159.195837
JOD 0.70904
JPY 158.01504
KES 130.098296
KGS 87.450384
KHR 4070.631144
KMF 440.00035
KPW 899.999961
KRW 1334.740383
KWD 0.31082
KYD 0.834586
KZT 453.195748
LAK 22534.359294
LBP 89683.40524
LKR 331.690611
LRD 170.751234
LSL 16.462394
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.431526
MAD 9.729662
MDL 17.966464
MGA 4507.405595
MKD 54.836988
MMK 2100.071343
MNT 3596.488264
MOP 8.096339
MRU 40.037362
MUR 47.230378
MVR 15.460378
MWK 1736.600987
MXN 18.492904
MYR 4.083204
MZN 63.903729
NAD 16.462394
NGN 1331.210377
NIO 36.854512
NOK 9.427704
NPR 152.081128
NZD 1.767253
OMR 0.382413
PAB 1.001468
PEN 3.444825
PGK 4.547436
PHP 62.986038
PKR 277.237468
PLN 3.88825
PYG 5719.877241
QAR 3.660721
RON 4.730604
RSD 104.461148
RUB 84.13468
RWF 1478.183516
SAR 3.752837
SBD 8.064647
SCR 13.905529
SDG 601.503676
SEK 9.912404
SGD 1.282104
SHP 0.754745
SLE 24.680371
SLL 20969.504398
SOS 572.343548
SRD 37.794504
STD 20697.981008
STN 21.794245
SVC 8.763065
SYP 13001.999685
SZL 16.455989
THB 33.445038
TJS 9.228751
TMT 3.51
TND 2.98768
TOP 2.40776
TRY 49.513804
TTD 6.798915
TWD 32.453604
TZS 2646.44398
UAH 44.920874
UGX 4136.458658
UYU 40.314905
UZS 12073.121914
VES 878.910604
VND 25894.5
VUV 119.385856
WST 2.787824
XAF 583.738825
XAG 0.017551
XAU 0.000240063761
XCD 2.70255
XCG 1.804919
XDR 0.707052
XOF 583.738825
XPF 106.089045
YER 236.150363
ZAR 16.494037
ZMK 9001.203584
ZMW 20.049815
ZWL 321.999592
SSP 5750.775019
MXV 2.088032
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Primaires de la présidentielle en Argentine: l'ultralibéral Milei en force
Primaires de la présidentielle en Argentine: l'ultralibéral Milei en force / Photo: © AFP

Primaires de la présidentielle en Argentine: l'ultralibéral Milei en force

L'élection présidentielle d'octobre en Argentine se jouera entre l'économiste ultralibéral Javier Milei, auteur d'une percée spectaculaire, une droitière ex-ministre de la Sécurité, Patricia Bullrich, et l'actuel ministre de l'Economie Sergio Massa (centre-gauche), selon les résultats provisoires des primaires dimanche.

Taille du texte:

Javier Milei, 52 ans, qui se présente en anti-système contre une "caste politique", a créé la sensation en devenant le candidat recueillant le plus de votes individuels au niveau national, avec plus de 32% des voix, selon les résultats officiels portant sur plus de 64% des bulletins comptés.

Il devance Patricia Bullrich, 67 ans, qui dans une primaire indécise a droite a pris l'avantage sur le maire (centre-droit) de Buenos Aires Horacio Larreta avec plus de 27% des voix; et Sergio Massa, 51 ans, ministre de l'Economie, qui sans surprise a remporté la primaire dans le camp gouvernemental, mais arrive en 3e position d'ensemble avec 25% des voix sur son nom.

Lors des ces "PASO" (Primaires ouvertes, simultanées et obligatoires), plus de 35 millions d'électeurs argentins étaient appelés à présélectionner à la fois les partis qui seront en lice le 22 octobre, - il leur fallait pour cela obtenir 1,5% des votes nationalement - et leurs candidats.

Vingt-deux tickets "président + vice-président" étaient en lice, dont il ne devrait rester qu'une demi-douzaine après le décompte définitif des voix.

- Le reflet d'un désenchantement -

Le président péroniste sortant Alberto Fernandez, impopulaire, ne se représente pas, et sa succession s'annonce incertaine, après les échecs successifs de son administration, avant lui celle du libéral Mauricio Macri (2015-2019), à redresser la 3e économie d'Amérique latine.

Celle-ci est est enferrée entre une inflation à deux chiffres depuis 12 ans (passé dernièrement à 115% sur an), une dette colossale auprès du FMI, une pauvreté à 40%, et une monnaie, le peso, qui dévisse.

Aussi les PASO 2023, qui servent parfois de sondage grandeur nature préfigurant de la présidentielle, étaient-elles scrutées avec attention.

La mobilisation, à 69% -et malgré le vote obligatoire- est très en deça des primaires d'il y a quatre ans (76,4%), reflétant un désenchantement de l'électorat.

"Il y a une désaffection croissante de l'électorat, dans un pays qui avait des identités politiques marquées", diagnostique Juan Negri, politologue de l'Université Torcuato di Tella. "Milei est le reflet de ce désenchantement, chez beaucoup d'électeurs qui ne croient plus dans les partis".

Facundo Cardozo, commercial de 27 ans près d'un bureau de vote porteno de Barrio Norte, illustrait dimanche l'attrait d'une solution radicale type Milei, "au point où en sont les choses". "Il faut casser ce qui a été fait, puis recoller les morceaux et tout recommencer", lançait-il à l'AFP.

Milei, un économiste médiatique depuis quelques années, avait déboulé sur la scène politique aux législatives partielles de 2021, son parti "Libertad Avanza" (La liberté avance) devenant la troisième force à Buenos Aires (17,3%). Mais un fort doute subsistait sur sa pénétration à l'échelle du pays.

Son score, qui dépasse les prévisions des sondages, le place de facto en postulant sérieux à la présidence, ou tout du moins à un deuxième tour éventuel le 19 novembre.

- L'Argentine "grande de nouveau" -

Entre autres, il veut supprimer à terme la Banque centrale, interdire l'avortement (légalisé en 2020), libéraliser la vente d'armes, et envisage d'ouvrir un marché de la vente d'organes...

Mais par-dessus tout, en un langage incendiaire et parfois insultant, il veut dégager "à coup de pieds au cul" la "caste politique" qui selon lui "parasite" l'Argentine depuis 30 ans.

Entre privatisations et dérégulation, ses propositions radicales, tel un "plan tronçonneuse" dans les servics publics, ont souvent choqué. Mais elles ont aussi secoué le débat politique, soulevant des thèmes quasi-tabous, comme une dollarisation assumée, de l'économie argentine.

Il a promis de refaire de l'Argentine une "puissance", comme lorsqu'elle était "terre promise" de l'émigration européenne, au début du 20e siècle. Un thème de "grandeur retrouvée" qui n'est pas sans rappeler Donald Trump, avec lequel il a revendiqué une affinité.

Au QG de campagne de Libertad Avanza, les résultats ont été reçus avec euphorie, dans un public en bonne partie jeune, au son de musique rock.

"Les gens en ont marre d'être des victimes, des otages de la caste, d'accepter les choses comme elles sont", déclarait à l'AFP, Lilia Lemoine, une candidate aux législatives pour le parti de Milei. "Ils accompagnent Milei parce qu'il représente l'espoir d'un vrai changement".

L.Coleman--TFWP