The Fort Worth Press - Niger: l’ultimatum de la Cedeao arrivé à terme, l’espace aérien fermé "face à la menace d’intervention"

USD -
AED 3.672504
AFN 65.000368
ALL 81.216919
AMD 362.051328
ANG 1.789785
AOA 917.000367
ARS 1515.25437
AUD 1.435956
AWG 1.80125
AZN 1.70397
BAM 1.739803
BBD 2.01708
BDT 123.195303
BGN 1.747831
BHD 0.378775
BIF 2997.464751
BMD 1
BND 1.281146
BOB 11.69239
BRL 5.065104
BSD 1.001468
BTN 95.050483
BWP 13.720589
BYN 3.015879
BYR 19600
BZD 2.014233
CAD 1.41575
CDF 2313.50392
CHF 0.825932
CLF 0.024881
CLP 979.255437
CNY 6.691204
CNH 6.686704
COP 3173.953654
CRC 455.099408
CUC 1
CUP 24.035938
CVE 98.087444
CZK 21.645304
DJF 178.33919
DKK 6.651204
DOP 61.433083
DZD 133.824668
EGP 53.529689
ERN 15
ETB 163.585998
EUR 0.889904
FJD 2.26765
FKP 0.750253
GBP 0.752078
GEL 2.590391
GGP 0.750253
GHS 11.695058
GIP 0.750253
GMD 73.503851
GNF 8810.21216
GTQ 7.652004
GYD 209.527198
HKD 7.84815
HNL 26.885202
HRK 6.703804
HTG 131.147978
HUF 323.310388
IDR 18053
ILS 3.09465
IMP 0.750253
INR 94.965504
IQD 1518.213762
IRR 1795877.503816
ISK 121.180386
JEP 0.750253
JMD 159.195837
JOD 0.70904
JPY 158.01504
KES 130.098296
KGS 87.450384
KHR 4070.631144
KMF 440.00035
KPW 899.999961
KRW 1334.740383
KWD 0.31082
KYD 0.834586
KZT 453.195748
LAK 22534.359294
LBP 89683.40524
LKR 331.690611
LRD 170.751234
LSL 16.462394
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.431526
MAD 9.729662
MDL 17.966464
MGA 4507.405595
MKD 54.836988
MMK 2100.071343
MNT 3596.488264
MOP 8.096339
MRU 40.037362
MUR 47.230378
MVR 15.460378
MWK 1736.600987
MXN 18.492904
MYR 4.083204
MZN 63.903729
NAD 16.462394
NGN 1331.210377
NIO 36.854512
NOK 9.427704
NPR 152.081128
NZD 1.767253
OMR 0.382413
PAB 1.001468
PEN 3.444825
PGK 4.547436
PHP 62.986038
PKR 277.237468
PLN 3.88825
PYG 5719.877241
QAR 3.660721
RON 4.730604
RSD 104.461148
RUB 84.13468
RWF 1478.183516
SAR 3.752837
SBD 8.064647
SCR 13.905529
SDG 601.503676
SEK 9.912404
SGD 1.282104
SHP 0.754745
SLE 24.680371
SLL 20969.504398
SOS 572.343548
SRD 37.794504
STD 20697.981008
STN 21.794245
SVC 8.763065
SYP 13001.999685
SZL 16.455989
THB 33.445038
TJS 9.228751
TMT 3.51
TND 2.98768
TOP 2.40776
TRY 49.513804
TTD 6.798915
TWD 32.453604
TZS 2646.44398
UAH 44.920874
UGX 4136.458658
UYU 40.314905
UZS 12073.121914
VES 878.910604
VND 25894.5
VUV 119.385856
WST 2.787824
XAF 583.738825
XAG 0.017551
XAU 0.000240063761
XCD 2.70255
XCG 1.804919
XDR 0.707052
XOF 583.738825
XPF 106.089045
YER 236.150363
ZAR 16.494037
ZMK 9001.203584
ZMW 20.049815
ZWL 321.999592
SSP 5750.775019
MXV 2.088032
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Niger: l’ultimatum de la Cedeao arrivé à terme, l’espace aérien fermé "face à la menace d’intervention"
Niger: l’ultimatum de la Cedeao arrivé à terme, l’espace aérien fermé "face à la menace d’intervention" / Photo: © AFP

Niger: l’ultimatum de la Cedeao arrivé à terme, l’espace aérien fermé "face à la menace d’intervention"

Le Niger a fermé dimanche son espace aérien "face à la menace d'intervention qui se précise", peu avant la fin d'un ultimatum ouest-africain enjoignant les militaires ayant pris le pouvoir à Niamey à rétablir le président renversé Mohamed Bazoum sous peine d'usage de "la force".

Taille du texte:

"Face à la menace d'intervention qui se précise à partir des pays voisins, l'espace aérien nigérien est fermé à compter de ce jour dimanche (...) jusqu'à nouvel ordre", indique dimanche soir un communiqué du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP, qui a pris le pouvoir).

Le communiqué a été publié peu avant la fin de l'ultimatum - fixé le 30 juillet par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao) aux militaires ayant pris le pouvoir pour rétablir dans ses fonctions le président Bazoum, sous peine d'une intervention armée - qui a expiré à minuit heure de Niamey (23h00 GMT).

Le CNSP précise que "toute tentative de violation de l'espace aérien" entraînera "une riposte énergique et instantanée".

Il affirme également qu'un "prédéploiement pour la préparation de l'intervention a été faite dans deux pays d'Afrique centrale", sans préciser lesquels. "Tout Etat impliqué sera considéré comme cobelligérant", ajoute-t-il.

Les frontières terrestres et aériennes du Niger avec cinq pays frontaliers avaient été réouvertes le 2 août, près d'une semaine après leur fermeture lors du coup d'Etat du 26 juillet ayant renversé Mohamed Bazoum.

Ces pays étaient l'Algérie, le Burkina Faso, la Libye, le Mali et le Tchad.

Dans l'après-midi, quelque 30.000 partisans du coup d'Etat dont beaucoup brandissaient des drapeaux du Niger, du Burkina Faso et de Russie, se sont livrés à une démonstration de force dans le plus grand stade du Niger à Niamey.

- "A bas la France" -

"Aujourd'hui c'est le jour de notre véritable indépendance !", criait un jeune homme, la foule autour de lui lançant des "A bas la France, à bas la Cedeao !", la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest qui a menacé d'intervenir militairement.

Des membres du CNSP sont arrivés triomphalement au stade dans un convoi de pick-ups, acclamés et entourés par une foule enfiévrée, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Le général Mohamed Toumba, numéro trois du CNSP, a pris la parole pour dénoncer ceux "qui sont tapis dans l'ombre" et qui "sont en train de manigancer la subversion" contre "la marche en avant du Niger". "Nous sommes au courant de leur plan machiavélique", a-t-il dit.

Les contours de la force pour une possible intervention militaire ont été "définis" vendredi par les chefs d'état-major de la Cedeao.

Le coup d'Etat a été condamné par l'ensemble des partenaires occidentaux et africains du Niger, mais les militaires nigériens ont reçu le soutien de leurs homologues du Mali et du Burkina Faso - également arrivés au pouvoir par des putschs en 2020 et 2022 et eux aussi confrontés à la violence jihadiste - qui affirment qu'une intervention au Niger serait une "déclaration de guerre" à leurs deux pays.

- Un vainqueur, les jihadistes -

La perspective d'une intervention militaire ouest-africaine suscite inquiétudes et critiques.

Samedi les sénateurs du Nigeria, poids lourd de la Cedeao avec ses 215 millions d'habitants et qui partage une frontière de 1.500 km avec le Niger, ont appelé le président Bola Tinubu à "renforcer l'option politique et diplomatique".

Samedi soir l'Algérie, acteur majeur dans le Sahel qui partage près de 1.000 km de frontière avec le Niger, a également émis des réserves.

Le président Abdelmadjid Tebboune a estimé à la télévision publique qu'une intervention serait "une menace directe" pour son pays. "Il n'y aura aucune solution sans nous" l'Algérie, a-t-il ajouté, craignant que "tout le Sahel s'embrase" en cas d'intervention.

"Il faut empêcher le scénario catastrophique d'une guerre", a alerté de son côté un collectif de chercheurs, spécialistes du Sahel, dans une tribune publiée samedi soir dans le quotidien français Libération.

"Une guerre de plus au Sahel n'aura qu'un vainqueur: les mouvements jihadistes qui depuis des années construisent leur expansion territoriale sur la faillite des Etats", écrivent-ils.

De nombreux résidents de la capitale Niamey - fief de l'opposition au président déchu - espéraient dimanche ne pas avoir à vivre une intervention militaire.

"Si la Cedeao intervient, ça va encore aggraver la situation. Mais les gens sont prêts et la population va soutenir les nouveaux dirigeants, parce que nous voulons du changement", assure Jackou, commerçant dans le textile.

La Cedeao et les pays occidentaux réclament un retour à l'ordre constitutionnel et la libération du président Bazoum, retenu prisonnier depuis le coup d'Etat.

"Nous condamnons la tentative de coup d'Etat au Niger qui constitue une grave menace pour la paix et la sécurité dans la sous-region", a déclaré dimanche soir le président ivoirien Alassane Ouattara.

Il a jugé "essentiel" de "rétablir l'ordre constitutionnel" et de "permettre au président Bazoum démocratiquement élu d'exercer librement ses fonctions".

Une position identique à celle de la France, ancienne puissance coloniale dans la région dont les relations avec les auteurs du coup d'Etat au Niger se sont dégradées ces derniers jours.

Les militaires ont dénoncé des accords de coopération militaire et sécuritaire avec Paris, qui déploie au Niger 1.500 soldats pour la lutte antiterroriste, une mesure ignorée par Paris.

M.McCoy--TFWP