The Fort Worth Press - Des Libanais se mobilisent pour défendre leurs dernières plages publiques

USD -
AED 3.672497
AFN 64.999819
ALL 81.216919
AMD 362.051328
ANG 1.789785
AOA 917.00025
ARS 1515.25437
AUD 1.437426
AWG 1.80125
AZN 1.697326
BAM 1.739803
BBD 2.01708
BDT 123.195303
BGN 1.747831
BHD 0.378775
BIF 2997.464751
BMD 1
BND 1.281146
BOB 11.69239
BRL 5.065101
BSD 1.001468
BTN 95.050483
BWP 13.720589
BYN 3.015879
BYR 19600
BZD 2.014233
CAD 1.414935
CDF 2313.499181
CHF 0.825932
CLF 0.024881
CLP 979.255437
CNY 6.691203
CNH 6.685309
COP 3173.953654
CRC 455.099408
CUC 1
CUP 24.035938
CVE 98.087444
CZK 21.685496
DJF 178.33919
DKK 6.651198
DOP 61.433083
DZD 133.824668
EGP 53.529689
ERN 15
ETB 163.585998
EUR 0.889897
FJD 2.26765
FKP 0.750253
GBP 0.752078
GEL 2.590432
GGP 0.750253
GHS 11.695058
GIP 0.750253
GMD 73.49623
GNF 8810.21216
GTQ 7.652004
GYD 209.527198
HKD 7.84815
HNL 26.885202
HRK 6.703803
HTG 131.147978
HUF 323.552009
IDR 18053
ILS 3.09465
IMP 0.750253
INR 94.965504
IQD 1518.213762
IRR 1795877.497557
ISK 121.179576
JEP 0.750253
JMD 159.195837
JOD 0.709012
JPY 158.015022
KES 130.098296
KGS 87.449938
KHR 4070.631144
KMF 439.999825
KPW 899.999961
KRW 1334.740045
KWD 0.31082
KYD 0.834586
KZT 453.195748
LAK 22534.359294
LBP 89683.40524
LKR 331.690611
LRD 170.751234
LSL 16.462394
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.431526
MAD 9.729662
MDL 17.966464
MGA 4507.405595
MKD 54.836988
MMK 2100.071343
MNT 3596.488264
MOP 8.096339
MRU 40.037362
MUR 47.229488
MVR 15.459712
MWK 1736.600987
MXN 18.472997
MYR 4.083203
MZN 63.902819
NAD 16.462394
NGN 1331.2103
NIO 36.854512
NOK 9.427699
NPR 152.081128
NZD 1.770298
OMR 0.382413
PAB 1.001468
PEN 3.444825
PGK 4.547436
PHP 62.985976
PKR 277.237468
PLN 3.894835
PYG 5719.877241
QAR 3.660721
RON 4.7306
RSD 104.461148
RUB 84.13468
RWF 1478.183516
SAR 3.752837
SBD 8.064647
SCR 13.905529
SDG 601.496371
SEK 9.912398
SGD 1.282096
SHP 0.754745
SLE 24.680036
SLL 20969.504398
SOS 572.343548
SRD 37.794503
STD 20697.981008
STN 21.794245
SVC 8.763065
SYP 13001.999685
SZL 16.455989
THB 33.444972
TJS 9.228751
TMT 3.51
TND 2.98768
TOP 2.40776
TRY 49.513801
TTD 6.798915
TWD 32.453598
TZS 2646.44398
UAH 44.920874
UGX 4136.458658
UYU 40.314905
UZS 12073.121914
VES 878.910597
VND 25894.5
VUV 119.385856
WST 2.787824
XAF 583.73441
XAG 0.017551
XAU 0.000240063761
XCD 2.70255
XCG 1.804919
XDR 0.707052
XOF 583.73441
XPF 106.089045
YER 236.150057
ZAR 16.50875
ZMK 9001.193843
ZMW 20.049815
ZWL 321.999592
SSP 5750.775019
MXV 2.085785
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Des Libanais se mobilisent pour défendre leurs dernières plages publiques
Des Libanais se mobilisent pour défendre leurs dernières plages publiques / Photo: © AFP

Des Libanais se mobilisent pour défendre leurs dernières plages publiques

Au nord de Beyrouth, écologistes et habitants se mobilisent pour défendre l'une des dernières plages publiques du Liban, menacée par un projet de construction qui met en danger une grotte servant parfois d'abri à un phoque moine, un animal rarissime.

Taille du texte:

Dans le pays qui borde la Méditerranée, plus de 80% de la côte n'est plus accessible librement du fait des constructions illégales, selon l'ONG libanaise Nahnoo luttant pour la préservation des espaces publics.

Dans la paisible localité de Amchit, où l'archéologue français Ernest Renan a séjourné au 19e siècle, les habitants se battent pour empêcher la construction d'une villa sur la plage, autorisée par les autorités.

Cette villa "ne doit pas être construite (...) au-dessus d'une grotte abritant un animal menacé d'extinction", affirme Farid Sami Abi Younes, un activiste local.

"Le phoque a choisi cette grotte pour la propreté de l'eau" et les galets sur lesquels il peut se reposer, ajoute cet architecte qui milite pour que "la grotte du phoque", comme l'appellent les habitants, soit classée réserve naturelle.

M. Abi Younes, 41 ans, fait partie des habitants privilégiés qui assurent, photos à l'appui, avoir vu l'animal, classé "en danger d'extinction" sur la liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), lors d'une balade en kayak dans la grotte et ses eaux turquoise.

Autrefois abondants en Méditerranée, ces phoques moines qui ont abandonné les plages trop fréquentées pour se reproduire dans des grottes ne sont plus que quelques centaines.

Selon l'ONG Terre Liban, à l'initiative d'une campagne de sensibilisation, la grotte risque de s'effondrer en cas de travaux.

- Chaos -

Profitant du chaos de la guerre civile (1975-1990), les habitations privées et centres balnéaires construits sur des terrains accaparés illégalement ont fleuri sur le littoral, empêchant l'accès libre à la côte.

Sur la côte au nord de Beyrouth, les luxueux centres balnéaires réclament des droits d'entrée pouvant aller jusqu'à plus de 30 dollars par jour, soit plus du tiers du salaire minimum d'un fonctionnaire dans le pays en plein effondrement économique.

Mohammad Ayoub, président de Nahnoo, affirme que son ONG a recensé plus de 1.100 empiètements sur le littoral.

Et sur les quelque 20% du littoral encore accessible, une grande partie est polluée par le déversement des eaux usées dans la mer, explique-t-il à l'AFP.

Un peu plus au nord de Amchit, deux projets balnéaires sont en construction par des promoteurs, malgré une décision des autorités en juin d'arrêter les travaux.

"Les travaux continuent discrètement. Regardez l'ampleur de ces empiètements", déplore Riad Nakhoul, un historien et militant local en montrant la côte bétonnée, sur laquelle une piscine est en train d'être creusée.

Clara Khoury, membre de Nahnoo, accuse elle aussi les autorités de fermer les yeux sur ces empiètements, désignant une villa en construction un peu plus loin, à quelques mètres de l'eau, qui empêcherait le libre accès à la mer.

"Au Liban malheureusement, quand les gens ont de l'influence, l'Etat leur fait des exceptions", déplore la militante énergique.

- Petite victoire -

Si ces empiétements ne sont pas nouveaux, les Libanais se mobilisent désormais davantage pour défendre le domaine public, selon M. Ayoub.

Ainsi, à Kfarabida (nord) les habitants ont récemment remporté une "victoire", obtenant des autorités la destruction d'un chalet construit illégalement sur la plage publique à l'eau cristalline.

"Quand on a appris que le propriétaire voulait agrandir le chalet pour en faire une plage privée, on a décidé de se rassembler pour demander sa destruction", explique Tony Nassif, un militant de 26 ans.

Le mois dernier, sur la côte de Naqoura dans le sud, une mobilisation d'ONG pour l'environnement, dont Nahnoo, a permis l'arrêt de travaux de remblaiement sur une plage de cette région encore préservée.

Mais ailleurs, la privatisation des plages publiques a forcé les baigneurs à se replier sur d'infimes parties de la côte.

"Partout dans le monde la côte est gratuite", s'insurge Karl Metrebian, un autoentrepreneur de 32 ans, qui a étendu sa serviette sur un rocher à Kfarabida, après la privatisation de la plage où il se rendait depuis huit ans. "Pourquoi ce serait différent chez nous?", soupire-t-il.

D.Johnson--TFWP