The Fort Worth Press - Retraites: victoire d'étape pour le camp présidentiel contre l'abrogation des 64 ans

USD -
AED 3.672952
AFN 64.501385
ALL 80.969857
AMD 361.359465
ANG 1.789785
AOA 916.999657
ARS 1524.277903
AUD 1.432562
AWG 1.8
AZN 1.701831
BAM 1.74212
BBD 2.012426
BDT 123.598208
BGN 1.747831
BHD 0.377416
BIF 2995
BMD 1
BND 1.278237
BOB 11.675159
BRL 5.054017
BSD 0.999132
BTN 94.798398
BWP 13.69985
BYN 2.981094
BYR 19600
BZD 2.009486
CAD 1.409955
CDF 2313.50406
CHF 0.825905
CLF 0.024925
CLP 980.979915
CNY 6.691203
CNH 6.68241
COP 3170.81
CRC 453.826798
CUC 1
CUP 23.980333
CVE 98.217189
CZK 21.692033
DJF 177.720128
DKK 6.664175
DOP 61.451444
DZD 134.429026
EGP 53.906504
ERN 15
ETB 163.206182
EUR 0.89145
FJD 2.25945
FKP 0.750648
GBP 0.751375
GEL 2.590332
GGP 0.750648
GHS 11.676049
GIP 0.750648
GMD 73.495602
GNF 8844.094881
GTQ 7.639034
GYD 209.00734
HKD 7.848195
HNL 26.820882
HRK 6.717295
HTG 130.705681
HUF 323.356501
IDR 18050
ILS 3.103501
IMP 0.750648
INR 94.90505
IQD 1514.774979
IRR 1795877.484608
ISK 121.430134
JEP 0.750648
JMD 158.78431
JOD 0.70897
JPY 158.466032
KES 129.770054
KGS 87.45055
KHR 4068.089503
KMF 439.999779
KPW 899.999961
KRW 1331.670573
KWD 0.31091
KYD 0.83268
KZT 451.722955
LAK 22482.018394
LBP 89478.016105
LKR 331.122819
LRD 170.366279
LSL 16.42449
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.412478
MAD 9.77184
MDL 17.816041
MGA 4529.360679
MKD 54.914955
MMK 2099.513869
MNT 3596.411813
MOP 8.077478
MRU 40.003029
MUR 47.250098
MVR 15.460394
MWK 1732.62013
MXN 18.417275
MYR 4.082496
MZN 63.900883
NAD 16.424417
NGN 1330.470079
NIO 36.770142
NOK 9.41278
NPR 151.676406
NZD 1.765335
OMR 0.384494
PAB 0.999132
PEN 3.447023
PGK 4.544503
PHP 63.000503
PKR 276.59385
PLN 3.896601
PYG 5763.047022
QAR 3.642032
RON 4.748797
RSD 104.688796
RUB 82.751135
RWF 1476.78686
SAR 3.763551
SBD 8.064647
SCR 14.023436
SDG 601.499723
SEK 9.91338
SGD 1.28008
SHP 0.754745
SLE 24.680436
SLL 20969.504398
SOS 571.064633
SRD 37.699688
STD 20697.981008
STN 21.822878
SVC 8.742551
SYP 13001.999685
SZL 16.419114
THB 33.579773
TJS 9.202594
TMT 3.51
TND 2.982711
TOP 2.40776
TRY 49.551903
TTD 6.778453
TWD 32.481297
TZS 2649.967965
UAH 45.052265
UGX 4156.255985
UYU 40.119539
UZS 12034.649387
VES 878.910601
VND 25894.5
VUV 118.97233
WST 2.787823
XAF 584.753063
XAG 0.017428
XAU 0.000241084688
XCD 2.70255
XCG 1.80082
XDR 0.707052
XOF 584.753063
XPF 106.228901
YER 236.149687
ZAR 16.42086
ZMK 9001.204172
ZMW 19.959203
ZWL 321.999592
SSP 5750.775019
MXV 2.079123
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Retraites: victoire d'étape pour le camp présidentiel contre l'abrogation des 64 ans
Retraites: victoire d'étape pour le camp présidentiel contre l'abrogation des 64 ans / Photo: © AFP

Retraites: victoire d'étape pour le camp présidentiel contre l'abrogation des 64 ans

Le camp présidentiel a réussi à faire supprimer mercredi en commission l'article-clé d'une proposition de loi abrogeant la retraite à 64 ans, une victoire d'étape même si les oppositions n'ont pas dit leur dernier mot.

Taille du texte:

La suppression de l'article 1er de ce texte, porté par le groupe indépendant Liot, a été votée de justesse (38 voix pour, 34 contre) grâce notamment aux voix du groupe Les Républicains (LR) qui se sont additionnées à celles de la majorité.

Seuls deux députés de droite sur huit ont joint leurs voix à celles des autres oppositions pour défendre l'abrogation des 64 ans.

"Je suis atterrée, ça veut dire qu'on ne va pas voter sur ce texte. Honte aux LR sur ce coup-là, ils ne font que trahir leurs électeurs", a réagi la députée RN Laure Lavalette.

A l'appel de La France insoumise, quelques dizaines de militants se sont réunis près de l'Assemblée en signe de protestation.

Et la gauche, LFI en pointe, a déjà contre-attaqué en déposant plus de trois mille amendements sur l'article 2, qui propose la réunion d'une "conférence de financement" des retraites.

- "Obstruction flagrante" -

Objectif: empêcher les débats d'aller à leur terme. "Si on n'a pas le temps de discuter de l'ensemble du texte, il reviendra en l'état initial en séance (le 8 juin, ndlr), il peut y avoir un intérêt à faire ça", a expliqué le député LFI Alexis Corbière.

"Au regard de cette obstruction flagrante, nous allons poursuivre sans examiner" les amendements et sous-amendements déposés par la Nupes, a cependant annoncé la présidente de la commission Fadila Khattabi (Renaissance), faisant approuver sa décision par le Bureau de l'instance après de vives protestations de la gauche.

"C'est une forfaiture démocratique", a réagi le premier secrétaire du PS Olivier Faure, tandis que la cheffe de file des députés LFI, Mathilde Panot, dénonçait "des petites manœuvres politiciennes".

Cette nouvelle bataille autour de la réforme des retraites avait démarré dans la matinée dans une ambiance survoltée par un imbroglio autour du manque de places assises dans la salle bondée de la commission des Affaires sociales, que les journalistes ont été contraints de quitter.

A l'initiative de cette proposition de loi, le rapporteur Charles de Courson (Liot) a revendiqué une "occasion de sortir par le haut" de la contestation de la réforme des retraites, promulguée mi-avril. "Il existe de nombreuses pistes qui n'ont pas été explorées", "une contribution plus élevée des revenus du patrimoine pourrait par exemple être envisagée", a préconisé l'élu centriste.

Dans le camp présidentiel, le député Renaissance Sylvain Maillard a lui dénoncé l'"arnaque" d'une proposition de loi "inconstitutionnelle" et qui "ne sera jamais votée au Sénat". Et il a critiqué le revirement de M. de Courson, longtemps une "référence de rigueur budgétaire".

La cheffe de file Renaissance Aurore Bergé a elle aussi ironisé sur ce vieux routier de l'Assemblée, qui a longtemps joué selon elle le rôle de "Don Quichotte de nos finances publiques". Il s'est mué en "Che Guevara de la Marne", a raillé Alexandre Vincendet (LR).

La proposition de loi de Liot a de très faibles chances d'aboutir au plan législatif, mais elle continue à fédérer les opposants à la réforme, avant une nouvelle journée de mobilisation le 6 juin.

Et elle embarrasse l'exécutif, inquiet de l'impact politique d'une éventuelle abrogation des 64 ans par l'Assemblée nationale, quelques semaines à peine après la promulgation de cette réforme très contestée.

- "Démagogie" -

Élisabeth Borne a accusé mardi les oppositions de mentir aux Français "en portant, avec la plus grande démagogie, un texte dont chacun sait ici, pertinemment, qu'il serait censuré par le Conseil constitutionnel".

Les députés de la majorité martèlent que ce texte ne devrait pas être examiné, parce qu'il déroge à l'article 40 de la Constitution, qui dispose qu'une proposition de loi ne doit pas créer de charge publique.

Ils qualifient d'"atteinte grave" aux institutions la décision du président de la Commission des Finances, Éric Coquerel (LFI), de déclarer la proposition de loi "recevable", alors qu'elle coûterait plus de 15 milliards d'euros selon l'exécutif.

Après la suppression de l'article d'abrogation des 64 ans en commission, le camp présidentiel compte désormais brandir à nouveau l'argument massue de l'article 40, le 8 juin, dans l'hémicycle, où le rapport de force lui semble toutefois moins favorable qu'en commission.

Son scénario privilégié est que Liot réintroduise sa mesure phare par un amendement. Et que la présidente de l'Assemblée nationale brandisse à ce moment-là le couperet de la recevabilité financière, empêchant ainsi un vote dans l'hémicycle.

"Je prendrai mes responsabilités", a assuré mardi Yaël Braun-Pivet, membre de Renaissance, après avoir été critiquée dans son propre camp pour ne pas avoir fait barrage au texte plus tôt.

N.Patterson--TFWP