The Fort Worth Press - L'armée russe prend une centrale nucléaire, l'Ukraine vit "un enfer"

USD -
AED 3.672504
AFN 62.503104
ALL 82.001718
AMD 366.494845
ANG 1.79046
AOA 917.999983
ARS 1401.920876
AUD 1.397039
AWG 1.8
AZN 1.699758
BAM 1.680241
BBD 2.006873
BDT 122.465636
BGN 1.66992
BHD 0.375773
BIF 2967.08208
BMD 1
BND 1.276235
BOB 6.88488
BRL 5.034397
BSD 0.996392
BTN 95.293814
BWP 13.475945
BYN 2.735739
BYR 19600
BZD 2.003952
CAD 1.381005
CDF 2254.999946
CHF 0.78447
CLF 0.022755
CLP 895.582295
CNY 6.79475
CNH 6.789255
COP 3670.446735
CRC 450.945017
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.729381
CZK 20.870104
DJF 177.431271
DKK 6.41968
DOP 58.728522
DZD 133.167526
EGP 52.954467
ERN 15
ETB 160.632302
EUR 0.859205
FJD 2.206107
FKP 0.744085
GBP 0.743218
GEL 2.660102
GGP 0.744085
GHS 11.568729
GIP 0.744085
GMD 72.498164
GNF 8736.570692
GTQ 7.597938
GYD 208.427835
HKD 7.835055
HNL 26.50945
HRK 6.493901
HTG 130.537172
HUF 308.236962
IDR 17698.6
ILS 2.890975
IMP 0.744085
INR 95.700503
IQD 1305.24055
IRR 1323399.999554
ISK 123.760355
JEP 0.744085
JMD 157.293814
JOD 0.708982
JPY 158.787505
KES 129.329897
KGS 87.449915
KHR 3994.843146
KMF 424.999574
KPW 900.001042
KRW 1520.349966
KWD 0.30951
KYD 0.830326
KZT 470.541237
LAK 21836.769759
LBP 89248.453608
LKR 333.281787
LRD 182.33677
LSL 16.435137
LTL 2.95274
LVL 0.604891
LYD 6.349656
MAD 9.192096
MDL 17.282646
MGA 4186.426117
MKD 52.955326
MMK 2099.467275
MNT 3579.906471
MOP 8.042182
MRU 39.816151
MUR 47.380124
MVR 15.398735
MWK 1727.749141
MXN 17.28478
MYR 3.967901
MZN 63.896685
NAD 16.435137
NGN 1372.249838
NIO 36.682424
NOK 9.22719
NPR 152.469931
NZD 1.701078
OMR 0.384751
PAB 0.996392
PEN 3.397165
PGK 4.345361
PHP 61.47399
PKR 277.408419
PLN 3.642385
PYG 6072.164948
QAR 3.642955
RON 4.524402
RSD 100.867698
RUB 70.987973
RWF 1456.701031
SAR 3.740034
SBD 8.045182
SCR 13.690722
SDG 600.510825
SEK 9.321865
SGD 1.27885
SHP 0.746601
SLE 24.600085
SLL 20969.502105
SOS 569.415808
SRD 37.154027
STD 20697.981008
STN 21.057155
SVC 8.718213
SYP 110.525094
SZL 16.431271
THB 32.691712
TJS 9.256529
TMT 3.5
TND 2.916838
TOP 2.40776
TRY 45.70609
TTD 6.762887
TWD 31.454499
TZS 2605.670103
UAH 44.098883
UGX 3773.195876
UYU 39.888316
UZS 11954.467354
VES 526.210503
VND 26365
VUV 117.452558
WST 2.724798
XAF 563.536942
XAG 0.013243
XAU 0.000222
XCD 2.70255
XCG 1.79579
XDR 0.700859
XOF 563.536942
XPF 102.457045
YER 238.649758
ZAR 16.37495
ZMK 9001.199267
ZMW 18.756873
ZWL 321.999592
  • AEX

    10.0400

    1045.05

    +0.97%

  • BEL20

    39.4100

    5589.97

    +0.71%

  • PX1

    29.9200

    8115.75

    +0.37%

  • ISEQ

    208.5300

    13001.66

    +1.63%

  • OSEBX

    -13.9900

    2043.5

    -0.68%

  • PSI20

    -60.9000

    9166.74

    -0.66%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -9.0700

    4114.76

    -0.22%

  • N150

    12.3300

    4265.7

    +0.29%

L'armée russe prend une centrale nucléaire, l'Ukraine vit "un enfer"
L'armée russe prend une centrale nucléaire, l'Ukraine vit "un enfer"

L'armée russe prend une centrale nucléaire, l'Ukraine vit "un enfer"

L'Ukraine a accusé vendredi la Russie de "terreur nucléaire" après l'attaque dans la nuit de la centrale de Zaporojie, la plus grande en Europe, qui a fait craindre une catastrophe et provoqué une réunion d'urgence du Conseil de sécurité.

Taille du texte:

"Nous avons survécu à une nuit qui aurait pu mettre un terme à l'Histoire. L'Histoire de l'Ukraine. L'Histoire de l'Europe": une explosion à la centrale de Zaporojie, dans le sud de l'Ukraine, aurait été l'équivalent de "six Tchernobyl", s'est effrayé le président ukrainien Volodymyr Zelenski.

Vendredi, l'armée russe occupait la centrale de Zaporojie où des frappes de son artillerie, selon les Ukrainiens, ont provoqué un incendie dans la nuit. En début de matinée, les autorités ukrainiennes indiquaient que le feu, qui a touché un laboratoire et un bâtiment de formation, avait été éteint et qu'aucune fuite radioactive n'avait été détectée.

L'information a été confirmée par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) selon laquelle aucun équipement "essentiel" n'a été endommagé.

Mais cet incendie a contribué à l'angoisse grandissante des Occidentaux face à un conflit qui embrase désormais toute l'Ukraine, avec une liste de plus en plus longue de villes bombardées, au neuvième jour de l'invasion russe.

Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira en urgence vendredi en fin de matinée à la demande du Royaume-Uni afin d'étudier les conséquences de ces bombardements, ont indiqué des diplomates.

"L'attaque contre une centrale nucléaire démontre le caractère irresponsable de cette guerre et la nécessité d'y mettre fin", a réagi le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg, avant une réunion d'urgence des ministres des Affaires étrangères de l'Alliance à Bruxelles.

Mais l'Otan, a-t-il ajouté, ne peut répondre à la demande de création d'une zone d'exclusion aérienne, pour éviter de se laisser entraîner dans le conflit.

Zaporojie, située sur le fleuve Dniepr à environ 550 km au sud-est de Kiev, a une capacité totale de près de 6.000 mégawatts, assez pour fournir en électricité environ quatre millions de foyers. Elle a été inaugurée en 1985, quand l'Ukraine faisait encore partie de l'Union soviétique.

Le 24 février, des combats avaient déjà eu lieu près de l'ancienne centrale de Tchernobyl, à une centaine de kilomètres au nord de Kiev, désormais aux mains des troupes russes.

Le président ukrainien en a appelé au "peuple russe".

Dans l'immédiat, l'Ukraine table sur un troisième round de négociations avec la Russie ce weekend, a déclaré l'un des négociateurs ukrainiens, Mykhaïlo Podoliak, conseiller du chef de l'administration présidentielle.

Le dialogue n'est possible que si "toutes les exigences russes" sont acceptées, a toutefois averti Vladimir Poutine vendredi.

- "Un enfer" -

Mais sur le terrain, la pression se maintenait dans le reste de l'Ukraine.

Les combats se poursuivaient à Tcherniguiv, au nord de Kiev, où l'Ukraine a accusé Moscou d'avoir bombardé jeudi une zone résidentielle et des écoles; faisant 47 morts selon un nouveau bilan.

Des tirs ont été entendus à Bucha, au nord-ouest de la capitale, où étaient visibles des blindés russes détruits. A l'est, de la fumée s'élevait d'entrepôts bombardés, ont pu voir des photographes de l'AFP.

A quelque 350 km à l'est de Kiev, la situation est aussi devenue "un enfer" à Okhtyrka, et elle est "critique" à Soumy, selon les autorités locales.

Quant au port stratégique de Marioupol, au sud-est, où le maire a accusé jeudi les forces russes de vouloir instaurer "un blocus", la situation humanitaire est "terrible" après 40 heures de bombardements ininterrompus, y compris sur des écoles et des hôpitaux, a déclaré à la BBC le maire-adjoint de la ville, Sergueï Orlov.

A Moscou, alors que le Kremlin appelait les Russes à "s'unir autour du président Vladimir Poutine, celui-ci a répété vendredi à son homologue bélarusse Alexandre Loukachenko "que les opérations se déroulaient selon le plan et seraient menées jusqu'au bout", selon un communiqué de la présidence russe.

M. Poutine a aussi qualifié vendredi de "grossière fabrication" les accusations de bombardements urbains russes

Dans des déclarations à la télévision russe jeudi, le maître du Kremlin n'avait donné aucun espoir d'apaisement, saluant le courage des soldats russes qui combattent selon lui contre "des néonazis" et "des mercenaires étrangers".

L'offensive russe a été une nouvelle fois condamnée avec le vote vendredi matin, au Conseil des droits de l'homme de l'ONU, à une écrasante majorité, d'une résolution en faveur d'une commission d'enquête internationale sur les violations des droits humains et du droit humanitaire en Ukraine.

"Le monde entier est contre vous", a lancé l'ambassadrice ukrainienne auprès de l'ONU à Genève, à l'attention du président Poutine.

A Kharkiv, deuxième ville d'Ukraine à 50 km de la frontière russe (est), les forces russes ont fait usage d'armes à sous-munitions dont l'emploi pourrait constituer un crime de guerre "dans au moins trois quartiers résidentiels" le 28 février, a accusé l'organisation américaine Human Rights Watch (HRW).

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba a lui accusé des soldats russes de "violer des femmes dans les villes ukrainiennes occupées".

- Nouvelles lois répressives -

Le Kremlin a durci dans le même temps sa répression de toutes les voix dissidentes face au conflit.

Depuis le début de l'offensive le 24 février, arrestations, fermetures des rares médias indépendants restants et nouveaux textes répressifs s'enchaînent, alors que le Kremlin et les grands médias russes présentent le conflit comme "une opération militaire spéciale" et bannissent le mot "invasion".

Vendredi, les autorités russes ont restreint l'accès aux sites de plusieurs médias indépendants: l'édition locale de la BBC, la radio-télévision internationale allemande Deutsche Welle, le site indépendant Meduza (basé à Riga), Radio Svoboda, antenne russe de RFE/RL, Voice of America.

Les députés russes ont également adopté un texte prévoyant des peines pouvant aller jusqu'à quinze ans de prison pour toute personne publiant des "informations mensongères" qui entraîneraient des "conséquences sérieuses" pour les forces armées.

Alors que Moscou fait face à des sanctions économiques sans précédent infligées par les Occidentaux, un autre texte prévoit de pénaliser les "appels à imposer des sanctions à la Russie".

Des perquisitions ont aussi eu lieu vendredi dans les locaux moscovites de l'emblématique ONG des droits humains Mémorial, la plus respectée du pays, après sa dissolution ordonnée par la justice, a indiqué Mémorial.

De nombreux Russes tentent de quitter leur pays. Avec la suspension de la quasi-totalité des vols reliant la Russie à l'Europe, les trains reliant Saint-Pétersbourg à Helsinki arrivent bondés dans la capitale finlandaise, a constaté l'AFP.

- Couloirs humanitaires -

Les conséquences en chaîne de ce conflit continuaient de s'aggraver.

Plus de 1,2 million de réfugiés ont déjà fui l'Ukraine, selon le dernier décompte de l'ONU.

On ignorait pour l'instant si les "couloirs humanitaires", que des négociateurs russes et ukrainiens ont convenu d'organiser, se mettaient en place.

Sur plusieurs places de l'Asie à l'Europe, les bourses ont décroché vendredi. Paris a perdu 3,35% se dirigeant vers sa pire semaine depuis 2020, Milan a touché les - 5%. Autre signe de la faiblesse en Europe, la monnaie unique est passée sous le seuil symbolique de 1,10 dollar pour un euro, un niveau plus vu depuis les premiers mois de la pandémie de Covid-19.

Le gaz naturel européen a lui dépassé 200 euros le mégawattheure, une première.

burs-cat-dp/ahe/lpt

M.Cunningham--TFWP