The Fort Worth Press - France: l'Insee lève le voile sur la dette publique en 2022

USD -
AED 3.673023
AFN 64.485566
ALL 80.675004
AMD 361.450114
ANG 1.789785
AOA 916.999953
ARS 1524.901699
AUD 1.428367
AWG 1.80125
AZN 1.705219
BAM 1.74449
BBD 2.013379
BDT 123.649824
BGN 1.747831
BHD 0.37725
BIF 2996
BMD 1
BND 1.278292
BOB 11.691144
BRL 5.032099
BSD 0.999639
BTN 94.927772
BWP 13.724852
BYN 2.981492
BYR 19600
BZD 2.010606
CAD 1.405925
CDF 2316.000068
CHF 0.825303
CLF 0.024778
CLP 975.198113
CNY 6.67805
CNH 6.67451
COP 3172.64
CRC 454.01635
CUC 1
CUP 23.991865
CVE 98.49938
CZK 21.624205
DJF 177.720239
DKK 6.651603
DOP 61.549749
DZD 134.430549
EGP 54.503597
ERN 15
ETB 161.149943
EUR 0.889895
FJD 2.253796
FKP 0.751528
GBP 0.74771
GEL 2.59015
GGP 0.751528
GHS 11.625013
GIP 0.751528
GMD 73.507307
GNF 8794.999743
GTQ 7.639477
GYD 209.088355
HKD 7.848296
HNL 26.832455
HRK 6.705301
HTG 130.906561
HUF 323.949944
IDR 17984
ILS 3.089355
IMP 0.751528
INR 94.76635
IQD 1513
IRR 1832374.999726
ISK 121.219818
JEP 0.751528
JMD 158.652431
JOD 0.709007
JPY 158.176993
KES 129.850313
KGS 87.450107
KHR 4069.999877
KMF 439.503622
KPW 899.999961
KRW 1334.840047
KWD 0.309694
KYD 0.833107
KZT 449.788164
LAK 22525.000136
LBP 89549.999792
LKR 331.534585
LRD 171.075018
LSL 16.389772
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.415004
MAD 9.798999
MDL 17.934092
MGA 4562.458051
MKD 54.989163
MMK 2099.540776
MNT 3598.083246
MOP 8.081669
MRU 40.225015
MUR 47.260554
MVR 15.459958
MWK 1741.999826
MXN 18.426703
MYR 4.082501
MZN 63.904623
NAD 16.389756
NGN 1330.805616
NIO 36.82962
NOK 9.40295
NPR 151.877982
NZD 1.75945
OMR 0.384503
PAB 0.999728
PEN 3.426983
PGK 4.504989
PHP 63.108997
PKR 276.75005
PLN 3.88665
PYG 5737.960807
QAR 3.645498
RON 4.739802
RSD 104.493988
RUB 82.815309
RWF 1475.5
SAR 3.762651
SBD 8.07458
SCR 13.968579
SDG 601.495747
SEK 9.891495
SGD 1.277601
SHP 0.7473
SLE 23.920291
SLL 20969.504398
SOS 571.499858
SRD 37.6615
STD 20697.981008
STN 21.95
SVC 8.747581
SYP 13001.999685
SZL 16.389585
THB 33.584608
TJS 9.232052
TMT 3.51
TND 2.994981
TOP 2.40776
TRY 49.59498
TTD 6.78527
TWD 32.630196
TZS 2644.650335
UAH 45.054454
UGX 4169.008054
UYU 40.102397
UZS 12019.999549
VES 879.7889
VND 25876
VUV 119.358066
WST 2.773115
XAF 583.732855
XAG 0.017241
XAU 0.000242415133
XCD 2.70255
XCG 1.801632
XDR 0.707052
XOF 583.732855
XPF 106.484664
YER 236.10636
ZAR 16.393802
ZMK 9001.212009
ZMW 20.018642
ZWL 321.999592
SSP 5816.545442
MXV 2.080063
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

France: l'Insee lève le voile sur la dette publique en 2022
France: l'Insee lève le voile sur la dette publique en 2022 / Photo: © AFP

France: l'Insee lève le voile sur la dette publique en 2022

Une dette publique avoisinant les 3.000 milliards d'euros: l'Institut national de la statistique (Insee) dévoile mardi le niveau d'endettement du pays, gonflé par les crises, ainsi que l'ampleur du déficit public.

Taille du texte:

Après son envol en 2020 du fait de la crise sanitaire, le ratio de dette publique avait amorcé un léger recul en 2021 grâce à un rebond de la croissance, atteignant 112,8% du produit intérieur brut (PIB).

Pour 2022, le gouvernement table sur un nouveau reflux, à 111,6,%, tandis que le déficit public se résorberait à 5% du PIB, contre 6,5% en 2021, sur fond de ralentissement de la croissance à 2,6% l'an dernier.

Selon le journal Les Echos, le déficit public devrait finalement atteindre 4,8% du PIB, "voire moins", mieux que l'objectif officiel, tandis que la dette publique ne dépasserait pas le seuil inédit de 3.000 milliards d'euros.

Le ministère de l'Economie et des Finances n'a pas confirmé ces chiffres.

Dans tous les cas, ces niveaux restent bien supérieurs à ceux qui prévalaient avant les crises sanitaire puis énergétique, quand l'endettement atteignait moins de 100% du PIB et le déficit public s'affichait à 3% du PIB en 2019.

Chômage partiel, prêts garantis aux entreprises, chèques exceptionnels, ristourne à la pompe... Avec le "quoi qu'il en coûte", l'Etat a en effet dépensé sans compter afin de protéger ménages et entreprises du choc de la pandémie puis des conséquences de la guerre en Ukraine, dont une inflation galopante.

Record ou pas, cette envolée de l'endettement pèse sur les finances publiques en alourdissant considérablement la charge de la dette.

"Le coût annuel des intérêts de l'emprunt est le deuxième poste budgétaire de l'Etat" derrière l'Education nationale, alerte Lisa Thomas-Darbois, responsable du pôle économie et action de l'Etat à l'Institut Montaigne.

- "Plusieurs milliards d'économies" -

L'addition est d'autant plus salée que les taux d'intérêt auxquels l'Etat emprunte sur les marchés sont fortement remontés avec l'inflation. Et pour ne rien arranger, un dixième de la dette française est indexé sur l'inflation, ce qui alourdit d'autant son coût.

La charge des emprunts publics s'est accrue de 13 milliards d'euros en un an, à plus de 51 milliards en 2022, alors que les taux des obligations françaises à 10 ans ont brutalement rebondi autour de 3% après des années de taux très bas voire négatifs.

Plus qu'un chiffre absolu, c'est surtout l'évolution du ratio d'endettement par rapport au PIB qui est particulièrement scruté sur les marchés.

A ce stade, les investisseurs ne se montrent pas inquiets. La dette française est considérée comme un actif sûr et la différence ("spread") avec les taux d'intérêt de l'Allemagne, qui fait référence dans l'UE, ne s'est pas significativement élargie.

Pour rétablir les finances publiques, le gouvernement mise principalement sur une hausse du PIB plus rapide que celle des dépenses, qui feraient l'objet de "plusieurs milliards d'euros d'économies" dans le projet de finances (PLF) 2024, selon le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire.

La croissance est anticipée par l'exécutif à 1% en 2023, une prévision supérieure à celle de la Banque de France, de l'OCDE ou du Fonds monétaire international (FMI).

La Cour des comptes a toutefois sonné l'alarme début mars, s'inquiétant de la lenteur du gouvernement à rétablir les finances publiques.

Elle a estimé que le déficit se résorberait trop tardivement, ne passant sous la limite européenne des 3% du PIB qu'en 2027, tandis que la dette resterait peu ou prou à son niveau actuel, à 110,9%. Les magistrats financiers avaient même pointé le risque que celle-ci se creuse.

"On assume qu'il faut rétablir nos finances publiques et on assume de ne pas le faire de manière brutale", avait rétorqué le ministre chargé des Comptes publics, Gabriel Attal, ce qui donnerait "plus de chômage, plus d'impôts et plus de dette".

Le gouvernement prévoit de présenter vers la mi-avril son nouveau programme de stabilité fixant la trajectoire des finances publiques pour les prochaines années.

A.Maldonado--TFWP