The Fort Worth Press - En Russie, une petite ville bouleversée par le procès d'un père séparé de sa fille

USD -
AED 3.673023
AFN 64.485566
ALL 80.675004
AMD 361.450114
ANG 1.789785
AOA 916.999953
ARS 1524.901699
AUD 1.428367
AWG 1.80125
AZN 1.705219
BAM 1.74449
BBD 2.013379
BDT 123.649824
BGN 1.747831
BHD 0.37725
BIF 2996
BMD 1
BND 1.278292
BOB 11.691144
BRL 5.032099
BSD 0.999639
BTN 94.927772
BWP 13.724852
BYN 2.981492
BYR 19600
BZD 2.010606
CAD 1.405925
CDF 2316.000068
CHF 0.825303
CLF 0.024778
CLP 975.198113
CNY 6.67805
CNH 6.67451
COP 3172.64
CRC 454.01635
CUC 1
CUP 23.991865
CVE 98.49938
CZK 21.624205
DJF 177.720239
DKK 6.651603
DOP 61.549749
DZD 134.430549
EGP 54.503597
ERN 15
ETB 161.149943
EUR 0.889895
FJD 2.253796
FKP 0.751528
GBP 0.74771
GEL 2.59015
GGP 0.751528
GHS 11.625013
GIP 0.751528
GMD 73.507307
GNF 8794.999743
GTQ 7.639477
GYD 209.088355
HKD 7.848296
HNL 26.832455
HRK 6.705301
HTG 130.906561
HUF 323.949944
IDR 17984
ILS 3.089355
IMP 0.751528
INR 94.76635
IQD 1513
IRR 1832374.999726
ISK 121.219818
JEP 0.751528
JMD 158.652431
JOD 0.709007
JPY 158.176993
KES 129.850313
KGS 87.450107
KHR 4069.999877
KMF 439.503622
KPW 899.999961
KRW 1334.840047
KWD 0.309694
KYD 0.833107
KZT 449.788164
LAK 22525.000136
LBP 89549.999792
LKR 331.534585
LRD 171.075018
LSL 16.389772
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.415004
MAD 9.798999
MDL 17.934092
MGA 4562.458051
MKD 54.989163
MMK 2099.540776
MNT 3598.083246
MOP 8.081669
MRU 40.225015
MUR 47.260554
MVR 15.459958
MWK 1741.999826
MXN 18.426703
MYR 4.082501
MZN 63.904623
NAD 16.389756
NGN 1330.805616
NIO 36.82962
NOK 9.40295
NPR 151.877982
NZD 1.75945
OMR 0.384503
PAB 0.999728
PEN 3.426983
PGK 4.504989
PHP 63.108997
PKR 276.75005
PLN 3.88665
PYG 5737.960807
QAR 3.645498
RON 4.739802
RSD 104.493988
RUB 82.815309
RWF 1475.5
SAR 3.762651
SBD 8.07458
SCR 13.968579
SDG 601.495747
SEK 9.891495
SGD 1.277601
SHP 0.7473
SLE 23.920291
SLL 20969.504398
SOS 571.499858
SRD 37.6615
STD 20697.981008
STN 21.95
SVC 8.747581
SYP 13001.999685
SZL 16.389585
THB 33.584608
TJS 9.232052
TMT 3.51
TND 2.994981
TOP 2.40776
TRY 49.59498
TTD 6.78527
TWD 32.630196
TZS 2644.650335
UAH 45.054454
UGX 4169.008054
UYU 40.102397
UZS 12019.999549
VES 879.7889
VND 25876
VUV 119.358066
WST 2.773115
XAF 583.732855
XAG 0.017241
XAU 0.000242415133
XCD 2.70255
XCG 1.801632
XDR 0.707052
XOF 583.732855
XPF 106.484664
YER 236.10636
ZAR 16.393802
ZMK 9001.212009
ZMW 20.018642
ZWL 321.999592
SSP 5816.545442
MXV 2.080063
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

En Russie, une petite ville bouleversée par le procès d'un père séparé de sa fille
En Russie, une petite ville bouleversée par le procès d'un père séparé de sa fille / Photo: © AFP

En Russie, une petite ville bouleversée par le procès d'un père séparé de sa fille

A Efremov, une petite ville russe située à 300 kilomètres de Moscou, les habitants sont bouleversés par le procès d'un père, séparé de sa fille à cause d'un dessin dénonçant l'offensive en Ukraine, un sujet qui reste tabou ici comme ailleurs.

Taille du texte:

"Pour un monde sans nazisme": de gigantesques affiches avec les lettres "Z" et "V", symboles de "l'opération spéciale" russe en Ukraine, recouvrent des bâtiments vétustes sur la rue centrale de cette petite ville de 37.000 habitants, dans la région de Toula.

C'est ici que se joue une affaire qui a choqué au sein de la société russe, symbole de la répression de toute critique de l'offensive russe en Ukraine lancée il y plus d'un an.

Une habitante d'Efremov, Maria Moskaliova, âgée de 13 ans, a fait un dessin au collège: des missiles se dirigent vers une femme et un enfant avec un drapeau ukrainien. Un "délit" aussitôt signalé à la directrice qui a contacté la police.

Il doit être jugé lundi pour "discréditation des forces armées russes", une infraction pour laquelle il encourt trois ans de prison. Il risque aussi d'être privé de l'autorité parentale lors d'un autre procès le 6 avril, selon son avocat Vladimir Bilienko.

Depuis le 1er mars, Alexeï est assigné à résidence. Sa fille Maria, qu'il élève seul, a été placée dans un foyer et privée de communication téléphonique avec son père, a raconté une député indépendante locale, Olga Podolskaïa.

A première vue paisible, Efremov a été profondément secouée par cette histoire, qui a aussi été évoquée dans les médias d'opposition, donné lieu à une pétition demandant le retour de l'enfant chez son père.

Elle est même remontée jusqu'au patron du groupe paramilitaire russe Wagner, Evguéni Prigojine, dont les hommes combattent en Ukraine, qui a apporté son soutien à Maria, critiquant les autorités locales pour avoir envoyé la jeune fille à l'orphelinat.

- "Je veux que ça se termine" -

Dans les rues ensoleillées de Efremov, peu d'habitants sont prêts à parler ouvertement de l'affaire.

"Séparer le père et la fille c'est horrible. Elle n'a fait qu’exprimer son point de vue", s'insurge Alexandra, une étudiante.

S'ils ne sont pas prêts à protester publiquement ni à parler de l'offensive en Ukraine, un sujet tabou dans cette ville où tout le monde se connaît, les locaux admettent en discuter tout bas.

Une retraitée qui a refusé de donner son nom confie que sa vie a changé après le 24 février 2022, lorsque les troupes russes sont entrées en Ukraine.

"La seule chose qui me préoccupe maintenant c'est l'actualité militaire. Je n'accuse personne. Je vois toutes ces victimes des deux côtés. Je veux que ça se termine le plus vite possible", dit-elle.

Au cimetière d'Efremov, plusieurs tombes comportent les dépouilles de soldats tués dans "l'opération spéciale" en Ukraine. En mars, l'écho de l'offensive a retenti dans la région: trois drones supposés appartenir à l'Ukraine y sont tombés, sans faire de victimes.

Sur la place centrale de la ville, deux femmes âgées, bandeaux rouges sur les bras, surveillent les alentours, assises sur un banc.

- Peur et déprime -

"On nous a prévenues qu'il y a un risque d'attentat et nous devons maintenir l'ordre", expliquent-elles. Cette "garde populaire" est une initiative des habitants.

"Nous sommes pour la paix", affirme Alexandre Salikhov, ancien ingénieur à la retraite de 66 ans. "Mais nous devons libérer les terres russes" qui s'étendent selon lui sur toute l'Ukraine.

Dmitri, un homme d'affaires de 50 ans, raconte avoir fait faillite à cause des sanctions occidentales qui ont cassé les chaînes logistiques: "Que nous réserve l'avenir? Le pouvoir est entre les mains des services spéciaux. Et nous sommes au seuil d'une guerre nucléaire".

Olga Podolskaïa, elle, révèle que l'opinion des gens est partagée à Efremov, comme dans le reste du pays.

"Ils sont déprimés, ils ne comprennent pas ce qui se passe. Mais ils ne peuvent pas sortir dans la rue (pour protester). Ils ont peur d'être licenciés, ils ont des emprunts et des enfants" explique-t-elle.

Marianna, une femme enceinte de 31 ans, est plus optimiste, même si elle s'inquiète beaucoup pour son mari qui risque la mobilisation.

"Nous espérons que ça va finir et que notre fils naîtra dans un monde pacifique et ne sera pas obligé de craindre les actions militaires", dit-elle, en confiant vouloir appeler son fils Bogdan, un prénom populaire en Ukraine.

S.Rocha--TFWP