The Fort Worth Press - Week-end crucial pour Credit Suisse

USD -
AED 3.672497
AFN 64.498121
ALL 80.674975
AMD 361.449729
ANG 1.789785
AOA 917.000131
ARS 1524.732201
AUD 1.426904
AWG 1.80125
AZN 1.701879
BAM 1.74449
BBD 2.013379
BDT 123.649824
BGN 1.747831
BHD 0.37725
BIF 2996
BMD 1
BND 1.278292
BOB 11.691144
BRL 5.024301
BSD 0.999639
BTN 94.927772
BWP 13.724852
BYN 2.981492
BYR 19600
BZD 2.010606
CAD 1.40649
CDF 2315.999692
CHF 0.825545
CLF 0.024781
CLP 975.309893
CNY 6.67805
CNH 6.67463
COP 3182.13
CRC 454.01635
CUC 1
CUP 23.991865
CVE 98.499594
CZK 21.636496
DJF 177.719792
DKK 6.656395
DOP 61.550176
DZD 134.506481
EGP 54.499602
ERN 15
ETB 161.149556
EUR 0.89057
FJD 2.253799
FKP 0.751528
GBP 0.74763
GEL 2.589945
GGP 0.751528
GHS 11.625024
GIP 0.751528
GMD 73.5023
GNF 8795.000334
GTQ 7.639477
GYD 209.088355
HKD 7.848475
HNL 26.832455
HRK 6.710604
HTG 130.906561
HUF 324.334983
IDR 18004.3
ILS 3.089355
IMP 0.751528
INR 94.71665
IQD 1513
IRR 1832374.999997
ISK 121.28996
JEP 0.751528
JMD 158.652431
JOD 0.708976
JPY 158.288022
KES 129.86023
KGS 87.450524
KHR 4069.999646
KMF 439.506495
KPW 899.999961
KRW 1324.364983
KWD 0.30972
KYD 0.833107
KZT 449.788164
LAK 22524.999793
LBP 89550.000019
LKR 331.534585
LRD 171.075026
LSL 16.390338
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.415054
MAD 9.799033
MDL 17.934092
MGA 4562.500628
MKD 54.858704
MMK 2099.540776
MNT 3598.083246
MOP 8.081669
MRU 40.225029
MUR 47.259878
MVR 15.46029
MWK 1742.000044
MXN 18.42429
MYR 4.082397
MZN 63.898647
NAD 16.390017
NGN 1330.840447
NIO 36.830169
NOK 9.406595
NPR 151.877982
NZD 1.76168
OMR 0.384494
PAB 0.999728
PEN 3.427036
PGK 4.504979
PHP 63.073501
PKR 276.749824
PLN 3.88926
PYG 5737.960807
QAR 3.645501
RON 4.743201
RSD 104.641973
RUB 82.800045
RWF 1475.5
SAR 3.762651
SBD 8.07458
SCR 13.978921
SDG 601.50389
SEK 9.907555
SGD 1.27792
SHP 0.7473
SLE 23.919567
SLL 20969.504398
SOS 571.497911
SRD 37.661499
STD 20697.981008
STN 21.95
SVC 8.747581
SYP 13001.999685
SZL 16.390239
THB 33.617026
TJS 9.232052
TMT 3.51
TND 2.995019
TOP 2.40776
TRY 49.591503
TTD 6.78527
TWD 32.592597
TZS 2644.99303
UAH 45.054454
UGX 4169.008054
UYU 40.102397
UZS 12019.999891
VES 879.788904
VND 25876
VUV 119.358066
WST 2.773115
XAF 584.175347
XAG 0.017281
XAU 0.000242901212
XCD 2.70255
XCG 1.801632
XDR 0.707052
XOF 584.175347
XPF 106.501015
YER 236.095715
ZAR 16.394905
ZMK 9001.196955
ZMW 20.018642
ZWL 321.999592
SSP 5816.545442
MXV 2.079791
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Week-end crucial pour Credit Suisse
Week-end crucial pour Credit Suisse / Photo: © AFP

Week-end crucial pour Credit Suisse

Credit Suisse -l'un des 30 mastodontes bancaires dans le monde trop importants pour les laisser sombrer- a deux jours pour trouver la formule qui lui permettra de rassurer et convaincre, avant l'ouverture des marchés lundi et le spectre d'une nouvelle semaine noire.

Taille du texte:

Vendredi soir, le Financial Times affirmait, plusieurs sources anonymes à l'appui, qu'UBS -le numéro un du secteur en Suisse- est en pourparlers pour le rachat total ou partiel de son rival, avec la bénédiction expresse des autorités de régulation helvétiques.

La banque centrale suisse "souhaite une solution simple avant que les marchés n'ouvrent lundi", assure le quotidien des affaires, qui reconnaît qu'il n'est pas certain qu'un accord puisse être trouvé.

Ni Credit Suisse, ni la BNS n'ont souhaité commenter auprès de l'AFP. UBS et le gendarme des marchés financiers suisses (Finma) n'avaient pas répondu aux sollicitations dans l'immédiat.

Credit Suisse n'est certes pas cher. Après une semaine noire en Bourse qui a forcé la banque centrale à prêter 50 milliards francs suisses (50,4 milliards d'euros) pour donner de l'air à l'établissement zurichois et rassurer les marchés, il ne valait en bourse qu'à peine plus de 8 milliards francs suisses (8,1 milliards d'euros) à la clôture vendredi soir.

Mais une acquisition de cette taille est d'une complexité redoutable, qui plus est dans l'urgence.

Et les deux régulateurs ont eu beau affirmer au plus fort de la tempête que "le Credit Suisse satisfait aux exigences en matière de capital et de liquidités imposées aux banques d'importance systémique", l'envolée des prix des instruments de couverture pour la banque, les CDS (Credit default swaps), est un signe d'un manque de confiance.

- Rachat mais de quoi ? -

Credit Suisse vient de connaître deux années marquées par plusieurs scandales, qui ont révélé de l'aveu même de la direction "des faiblesses substantielles" dans son "contrôle interne". La Finma lui avait reproché d'avoir "gravement manqué à ses obligations prudentielles" dans la faillite de la société financière Greensill, qui a marqué le début de la série noire.

En 2022, la banque a essuyé une perte nette de 7,3 milliards francs suisses, sur fond de retraits massifs d'argent de la part de ses clients. Elle s'attend encore à une perte avant impôts "substantielle" cette année.

"C'est une banque qui semble ne jamais pouvoir remettre sa maison en ordre", avait noté Chris Beauchamp, analyste chez IG, dans un commentaire de marché cette semaine.

Quant à UBS, elle a passé plusieurs années à se redresser après avoir flirté avec la catastrope pendant la crise de 2008. Et il n'est pas sûr qu'elle veuille se lancer dans une nouvelle restructuration maintenant qu'elle commence à récolter les fruits de ses efforts.

L'hypothèse d'un rachat du Credit Suisse par une banque avait aussi été évoquée par les analystes de J.P Morgan cette semaine, "avec UBS comme option potentielle".

Compte tenu du poids d'une union, les analystes jugent que la branche helvétique de Credit Suisse, qui regroupe la banque de détail et les crédits aux PME, pourrait être introduite en Bourse ou scindée.

Ce serait aussi un moyen d'éviter des licenciements massifs de salariés en Suisse à cause des inévitables doublons des activités.

Seuls la gestion de fonds et de fortune pourraient alors être cédés à UBS ou un autre prétendant, indique le FT.

Un autre obstacle à une fusion: la Commission de la concurrence, estime un ancien patron de la Finma, Eugene Haltiner, dans une interview au groupe CH Media. "La Comco verrait sans aucun doute d'importants obstacles parce que les deux établissements ont une position dominante sur le marché", a-t-il expliqué.

- Plus vite, plus fort -

Avec l'aide de la banque centrale mercredi, Credit Suisse a gagné "un temps précieux", estiment les analystes de Morningstar, jugeant cependant que sa restructuration était "trop complexe" et n'allait "pas assez loin" pour rassurer bailleurs de fonds, clients et actionnaires.

Ils suggèrent entre autres que Credit Suisse vende son activité de courtage qui perd de l'argent.

Les analystes de la banque américaine J.P. Morgan envisagent pour leur part une option radicale qui serait de purement et simplement "fermer complétement" l'activité de banque d'investissement.

Fin octobre, Credit Suisse avait dévoilé un vaste plan de restructuration comprenant la suppression de 9.000 postes d'ici 2025, soit plus de 17% de ses effectifs.

La banque, qui employait 52.000 personnes fin octobre, entend se recentrer sur ses activités les plus stables et transformer radicalement sa banque d'affaires.

Une grande partie des activités de la banque d'investissement, qui a essuyé de lourdes pertes, doivent être regroupées sous la marque First Boston, du nom d'une banque d'affaires américaine que Credit Suisse avait absorbé en 1990, puis progressivement externalisées.

M.McCoy--TFWP