The Fort Worth Press - Retraites: les syndicats saluent une "mobilisation historique"

USD -
AED 3.6725
AFN 64.497478
ALL 80.734582
AMD 360.878684
ANG 1.789785
AOA 916.999885
ARS 1524.759297
AUD 1.42365
AWG 1.80125
AZN 1.701071
BAM 1.741872
BBD 2.010322
BDT 123.466466
BGN 1.747831
BHD 0.376821
BIF 2996.486509
BMD 1
BND 1.276346
BOB 11.673339
BRL 5.028102
BSD 0.998116
BTN 94.783201
BWP 13.703949
BYN 2.976965
BYR 19600
BZD 2.007472
CAD 1.40533
CDF 2315.999929
CHF 0.824575
CLF 0.02478
CLP 975.260114
CNY 6.67805
CNH 6.675965
COP 3180.08
CRC 453.324902
CUC 1
CUP 23.955861
CVE 98.204067
CZK 21.6566
DJF 177.749674
DKK 6.66442
DOP 61.408157
DZD 134.67101
EGP 54.378197
ERN 15
ETB 163.042175
EUR 0.89164
FJD 2.253802
FKP 0.747587
GBP 0.746755
GEL 2.589959
GGP 0.747587
GHS 11.633261
GIP 0.747587
GMD 73.497576
GNF 8834.937189
GTQ 7.628149
GYD 208.769922
HKD 7.84713
HNL 26.791591
HRK 6.715797
HTG 130.707196
HUF 325.626502
IDR 18056.25
ILS 3.092745
IMP 0.747587
INR 94.600801
IQD 1513.250179
IRR 1832375.000226
ISK 121.429949
JEP 0.747587
JMD 158.414343
JOD 0.709022
JPY 158.119501
KES 129.92033
KGS 87.449864
KHR 4059.43989
KMF 439.510149
KPW 899.999961
KRW 1325.119986
KWD 0.31001
KYD 0.831838
KZT 449.121182
LAK 22457.930899
LBP 89472.254266
LKR 331.042959
LRD 170.188321
LSL 16.442016
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.402658
MAD 9.782021
MDL 17.906141
MGA 4542.155208
MKD 54.902188
MMK 2099.21541
MNT 3597.533576
MOP 8.069361
MRU 40.034198
MUR 47.31015
MVR 15.460015
MWK 1730.82832
MXN 18.529275
MYR 4.080203
MZN 63.882634
NAD 16.442602
NGN 1331.392783
NIO 36.729114
NOK 9.381095
NPR 151.652766
NZD 1.758845
OMR 0.384498
PAB 0.998205
PEN 3.441974
PGK 4.465916
PHP 63.471987
PKR 276.265992
PLN 3.89059
PYG 5729.145794
QAR 3.628291
RON 4.751496
RSD 104.700985
RUB 82.098496
RWF 1473.795772
SAR 3.751186
SBD 8.07458
SCR 13.842733
SDG 601.498782
SEK 9.90856
SGD 1.278185
SHP 0.7473
SLE 23.92025
SLL 20969.504398
SOS 570.441257
SRD 37.661498
STD 20697.981008
STN 21.820157
SVC 8.734297
SYP 13001.999685
SZL 16.439039
THB 33.643997
TJS 9.217992
TMT 3.51
TND 2.978051
TOP 2.40776
TRY 49.6029
TTD 6.774936
TWD 32.40703
TZS 2648.673015
UAH 44.986841
UGX 4162.751655
UYU 40.042215
UZS 12022.461403
VES 879.788896
VND 25868.5
VUV 119.136032
WST 2.774679
XAF 584.877602
XAG 0.017471
XAU 0.000242675154
XCD 2.70255
XCG 1.798961
XDR 0.707052
XOF 584.877602
XPF 106.215182
YER 236.089175
ZAR 16.432235
ZMK 9001.199676
ZMW 19.987443
ZWL 321.999592
SSP 5787.554334
MXV 2.091518
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Retraites: les syndicats saluent une "mobilisation historique"

Retraites: les syndicats saluent une "mobilisation historique"

Les syndicats, qui jouent leur va-tout face au gouvernement à quelques jours d'une probable adoption de la réforme des retraites au Sénat, ont salué mardi une "mobilisation historique", appelant le gouvernement à ne pas y "rester sourd", même si les taux de grévistes restaient un peu en deçà des records.

Taille du texte:

Pour cette sixième journée d'action contre la réforme des retraites, les syndicats avaient annoncé vouloir mettre la France "à l'arrêt".

Au départ de la manifestation parisienne, le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a salué une "mobilisation historique au regard des 40 ou 50 dernières années" avec environ "20%" de manifestants en plus que lors de la journée du 31 janvier.

Celle-ci avait réuni 1,27 million de participants selon les autorités, 2,5 millions d'après les organisateurs.

En milieu d'après-midi, la CGT a chiffré à 700.000 le nombre de manifestants à Paris, soit davantage que lors des précédentes journées d'action.

Le gouvernement "ne peut pas rester sourd" à cette mobilisation contre le report de l'âge légal de départ de 62 à 64 ans, a insisté le leader de la CFDT, tandis que le leader de la CGT, Philippe Martinez, mettait en garde l'exécutif contre "un passage en force (qui) ne ferait que mettre le feu aux poudres".

A Lyon (bien Lyon), Audrey Sivadon, une ingénieure de 27 ans, et Gabrielle Laloy Borgna, une doctorante de 26 ans, qui ont participé à quasi toutes les manifestations précédentes exprimaient leur espoir de pouvoir encore changer les choses, malgré l'inflexibilité de l'exécutif. "La réforme va passer, après est ce qu'elle va être mise en application ?", demandait Gabrielle Laloy Borgna. "On a quand même une once d'espoir, sinon on ne serait pas là", a renchéri Audrey Sivadon.

Mais les taux de grévistes restaient un peu en deçà des meilleurs scores enregistrés depuis le début du mouvement, chez les cheminots (39% contre 46,3% le 19 janvier) comme chez les enseignants.

Dans la fonction publique d'Etat dans son ensemble, près d'un agent sur quatre était en grève, contre 28% lors de la première journée d'action le 19 janvier, et 19,4% le 31 janvier.

Chez EDF, le taux de grévistes s'élevait à 41,5% de l'effectif global, contre 44,5% le 19 janvier et 40,3% le 31 janvier.

Une nouvelle réunion de l'intersyndicale est prévue dans la soirée pour décider des suites du mouvement. Une nouvelle journée d'action samedi 11 mars est d'ores et déjà évoquée.

- Cortèges très fournis -

La SNCF prévoit une offre de transport légèrement améliorée pour mercredi, avec un tiers des trains en circulation pour les TGV et TER, contre un cinquième mardi. Jeudi, le trafic sera à nouveau "perturbé", selon l'entreprise, dont tous les syndicats ont lancé une grève reconductible.

Partout en France, les cortèges étaient très fournis mardi, à un niveau comparable à la mobilisation record du 31 janvier. Ils étaient notamment entre 6.000 (préfecture) et 30.000 (CGT) à Nice, entre 13.000 et 23.000 à Bayonne, entre 20.500 et 55.000 à Grenoble.

A Foix (9.000 habitants), la police a compté 5.100 personnes, contre 16.000 pour les organisateurs.

A Marseille, où la journée avait débuté avec le message "l'heure est grève" écrit à la bombe sur plusieurs murs de la ville, la CGT a fait état de 245.000 manifestants (contre 205.000 le 31 janvier), 30.000 selon la préfecture (40.000 le 31 janvier).

Quelques échauffourées et tirs de projectiles ont été signalées, notamment à Paris, à Nantes, ou encore à Lyon et Rennes, où des engins lanceurs d'eau ont été utilisés par les forces de l'ordre.

Au total, 10.500 policiers et gendarmes étaient mobilisés mardi en France, dont 4.200 à Paris.

 

Sondage après sondage, les Français restent très majoritairement opposés à la mesure emblématique de la réforme, le report de l'âge légal de départ, même s'ils pensent qu'elle sera mise en œuvre in fine.

Cette sixième journée depuis le début du mouvement de contestation marque le lancement ou la poursuite de grèves reconductibles dans plusieurs secteurs, des transports aux raffineries en passant par l'énergie, le commerce ou les déchets.

- Coupures sauvages -

Dans l'éducation, des blocages ont eu lieu dans des universités et lycées, et le ministère a fait état de 32,71% d'enseignants grévistes. Le Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire, a recensé 60% des enseignants de collèges et lycées grévistes.

Le secrétaire général de la CGT Energie, Sébastien Ménesplier, a prévu une "semaine noire" dans le secteur, avec des baisses de production principalement dans le nucléaire.

Des coupures d'électricité "sauvages" ont touché jusqu'à 4.000 habitants ont eu lieu dans la matinée à Boulogne-sur-Mer et ses environs, selon Enedis. Plus de 2.000 foyers ont également été privés d'électricité à Annonay (Ardèche), le fief du ministre du Travail Olivier Dussopt, selon la même source.

Les expéditions de carburants étaient bloquées mardi matin à la sortie de "toutes les raffineries" de France (TotalEnergies, Esso-ExxonMobil et Petroineos), selon le syndicat CGT-Chimie.

Et dans le gaz, trois des quatre terminaux méthaniers que compte la France ont été mis à l'arrêt pour "sept jours" lundi par les syndicats.

Les éboueurs étaient également appelés à la grève reconductible par la CGT. Et trois usines d'incinération à proximité de la capitale (Ivry, Saint-Ouen et Issy) étaient bloquées.

Fait peu courant, la circulation fluviale sur le Rhin était à l'arrêt en raison des blocages de plusieurs écluses.

La semaine sera émaillée d'autres mobilisations, en parallèle des débats au Sénat où le gouvernement compte sur l'adoption de la réforme d'ici dimanche. Il envisage "un vote le 16 mars" dans les deux chambres.

 

"La loi est extrêmement importante, mais la démocratie réelle aussi", a prévenu Laurent Berger, mettant en garde contre un passage en force à coup de 49.3 qui serait "une forme de blocage inacceptable".

Et pour Philippe Martinez, un texte "qui est voté par des parlementaires mais qui a une telle désapprobation dans l'opinion publique" n'est pas "valable".

Face "à la situation de blocage", Emmanuel Macron doit "trouver une sortie par le haut", "ou bien une dissolution" de l'Assemblée nationale, "ou bien un référendum", a plaidé Jean-Luc Mélenchon (LFI) à Marseille.

sl-eva-we-mac-chl-lby/cel/vk

J.P.Estrada--TFWP