The Fort Worth Press - Nouvelle année de croissance aux Etats-Unis en 2022, mais la récession menace

USD -
AED 3.672499
AFN 64.504736
ALL 81.111622
AMD 361.139634
ANG 1.789785
AOA 916.999936
ARS 1527.729515
AUD 1.42201
AWG 1.8025
AZN 1.700169
BAM 1.747116
BBD 2.014302
BDT 123.686291
BGN 1.747831
BHD 0.377417
BIF 2997.811425
BMD 1
BND 1.278312
BOB 11.776424
BRL 5.041302
BSD 1.000138
BTN 94.895662
BWP 13.777424
BYN 2.936544
BYR 19600
BZD 2.011354
CAD 1.39822
CDF 2315.999954
CHF 0.824555
CLF 0.025138
CLP 989.480024
CNY 6.67805
CNH 6.669675
COP 3161.21
CRC 456.38687
CUC 1
CUP 24.002072
CVE 98.499703
CZK 21.7354
DJF 178.089045
DKK 6.67394
DOP 61.342898
DZD 134.832021
EGP 55.300104
ERN 15
ETB 162.670353
EUR 0.89292
FJD 2.237196
FKP 0.74735
GBP 0.747425
GEL 2.58996
GGP 0.74735
GHS 11.595977
GIP 0.74735
GMD 74.000026
GNF 8850.814466
GTQ 7.64486
GYD 209.461874
HKD 7.842315
HNL 26.849912
HRK 6.72702
HTG 131.07388
HUF 327.321501
IDR 18106.35
ILS 3.10555
IMP 0.74735
INR 94.90545
IQD 1516.108429
IRR 1832375.000257
ISK 121.790438
JEP 0.74735
JMD 158.719383
JOD 0.709022
JPY 156.738497
KES 129.839659
KGS 87.448603
KHR 4085.971557
KMF 439.500902
KPW 899.999961
KRW 1326.109783
KWD 0.31052
KYD 0.833452
KZT 454.080129
LAK 22505.002501
LBP 89558.797256
LKR 332.079753
LRD 170.513828
LSL 16.569461
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.404988
MAD 9.823308
MDL 18.051883
MGA 4522.797113
MKD 55.003393
MMK 2100.348965
MNT 3600.056668
MOP 8.079754
MRU 39.968913
MUR 47.159773
MVR 15.459709
MWK 1734.170657
MXN 18.67721
MYR 4.085301
MZN 63.90274
NAD 16.569461
NGN 1336.030074
NIO 36.803952
NOK 9.333135
NPR 151.832381
NZD 1.75391
OMR 0.384511
PAB 1.000054
PEN 3.434648
PGK 4.478945
PHP 63.625008
PKR 276.747271
PLN 3.92906
PYG 5784.116236
QAR 3.645557
RON 4.776097
RSD 104.938017
RUB 80.647831
RWF 1477.613807
SAR 3.754258
SBD 8.07458
SCR 13.824605
SDG 601.50029
SEK 9.93002
SGD 1.27815
SHP 0.7473
SLE 22.950032
SLL 20969.504398
SOS 571.530662
SRD 37.628024
STD 20697.981008
STN 21.885845
SVC 8.750765
SYP 13001.999685
SZL 16.568851
THB 33.770018
TJS 9.215947
TMT 3.51
TND 2.986391
TOP 2.40776
TRY 49.737202
TTD 6.795332
TWD 32.602978
TZS 2645.15298
UAH 45.276567
UGX 4405.754637
UYU 40.108624
UZS 11968.430785
VES 879.7889
VND 25842.5
VUV 118.928057
WST 2.764707
XAF 585.717398
XAG 0.018509
XAU 0.00025024117
XCD 2.70255
XCG 1.802403
XDR 0.707052
XOF 585.717398
XPF 106.534935
YER 236.105142
ZAR 16.611175
ZMK 9001.197886
ZMW 20.107375
ZWL 321.999592
SSP 5745.817056
MXV 2.107966
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Nouvelle année de croissance aux Etats-Unis en 2022, mais la récession menace
Nouvelle année de croissance aux Etats-Unis en 2022, mais la récession menace / Photo: © AFP

Nouvelle année de croissance aux Etats-Unis en 2022, mais la récession menace

Les Etats-Unis ont achevé 2022 en croissance, les Américains ayant continué à consommer malgré un pouvoir d'achat réduit par la hausse des taux d'intérêts et l'inflation, et la question désormais est de savoir si le pays connaîtra ou non une récession en 2023.

Taille du texte:

La croissance du produit intérieur brut (PIB) s'est établie à 2,1% pour l'ensemble de l'année 2022, a annoncé jeudi le département du Commerce.

C'est un rythme ralenti par rapport à 2021, qui avait connu la plus forte croissance depuis 1984: 5,7%. L'année précédente avait, elle, vu le plus fort recul du PIB depuis 1946 (-3,5%) et deux mois de récession à cause de la crise provoquée par le Covid-19.

Sur le seul quatrième trimestre, la croissance est de 2,9% en rythme annualisé, mesure privilégiée par les États-Unis, qui compare le PIB à celui du trimestre précédent puis projette l'évolution sur l'année entière à ce rythme.

La croissance du PIB est de 0,7% en calculant comme le font d'autres économies avancées, c'est-à-dire en comparant le trimestre au précédent.

Le PIB est "plus fort qu'attendu", a commenté Rubeela Farooqi, cheffe économiste pour HFE.

La croissance américaine avait rebondi au troisième trimestre (+3,2%), après deux trimestres de recul du PIB (-1,6% au premier trimestre, puis -0,6% au deuxième).

Sans tomber cependant dans la récession à ce stade, selon l'administration de Joe Biden, et de nombreux économistes, en raison de la solidité, notamment, du marché de l'emploi.

- "Faiblesses" -

La consommation, moteur de l'économie américaine, est restée solide fin 2022, malgré les bâtons que la banque centrale américaine, la Fed, lui avait mis dans les roues, espérant ainsi faire ralentir une inflation bien trop élevée.

En effet, alors que les Américains ont largement recours au crédit pour leurs achats, y compris du quotidien, l'institution veut les décourager d'emprunter trop d'argent. Pour cela, elle relève son taux directeur, ce qui pousse les banques commerciales à augmenter les taux d'intérêt des prêts qu'elles octroient à leurs clients.

Cependant, "la fin du quatrième trimestre est une période dans laquelle on a vu des faiblesses au niveau économique", a dit à l'AFP Gregory Daco, chef économiste pour EY Parthenon, citant notamment les ventes au détail et la production industrielle, avec "un environnement dans lequel le marché du travail, qui est relativement solide, est en train de s'affaiblir".

Les consommateurs ont vu déjà leur pouvoir d'achat rogné par l'inflation. Ils ont en outre dû faire face aux hausses de taux.

Et les chefs d'entreprises marchent sur des oeufs, tant les prévisions sont incertaines. Mais ils ont eu tellement de mal à recruter depuis près de deux ans qu'ils préfèrent garder leurs salariés, malgré les incertitudes, plutôt que de licencier.

Et pour 2023, croissance ou récession?

"L'économie américaine subira une légère récession en 2023", anticipe Ryan Sweet, chef économiste pour Oxford Economics, dans une note, voyant l'économie se contracter au deuxième trimestre.

"Pour le moment, les indicateurs économiques pointent plutôt vers une récession, qui aurait débuté au tournant de l'année, décembre-janvier", avec peut-être même des destructions d'emplois dès le mois de janvier, souligne de son côté Gregory Daco.

Mais, nuance-t-il, même si le taux de chômage - de 3,5% en décembre - augmente un peu, il pourrait rester inférieur à 4%, "ce qui est historiquement bas".

"Ca change la donne puisque c'est l'élément clé qui soutient la consommation", elle-même "pilier de l'économie américaine", ajoute-t-il.

- Le marché du travail comme rempart -

C'est d'ailleurs ce qui pousse d'autres économistes à tabler sur une croissance continue.

"Le principal rempart que tout le monde désigne est le marché du travail", qui, ajouté aux économies accumulées par les ménages pendant la pandémie, leur permet de continuer à consommer, souligne Matt Colyar, économiste pour Moody's.

Il table cependant sur une croissance si faible "qu'il faudra plisser les yeux pour dire s'il s'agit d'une récession ou non", autour de 1% pour l'année.

D.Johnson--TFWP