The Fort Worth Press - Streaming musical: entre 1% et 3% des écoutes gonflées artificiellement

USD -
AED 3.672504
AFN 64.503991
ALL 81.111622
AMD 361.140403
ANG 1.789785
AOA 917.000367
ARS 1523.143125
AUD 1.422273
AWG 1.8025
AZN 1.70397
BAM 1.747116
BBD 2.014302
BDT 123.686291
BGN 1.747831
BHD 0.377417
BIF 2997.811425
BMD 1
BND 1.278312
BOB 11.776424
BRL 4.977204
BSD 1.000138
BTN 94.895662
BWP 13.777424
BYN 2.936544
BYR 19600
BZD 2.011354
CAD 1.40015
CDF 2316.000362
CHF 0.824985
CLF 0.025294
CLP 995.510396
CNY 6.67805
CNH 6.670604
COP 3150.41
CRC 456.38687
CUC 1
CUP 24.002072
CVE 98.499703
CZK 21.719504
DJF 177.720393
DKK 6.67165
DOP 61.342898
DZD 134.335699
EGP 55.079216
ERN 15
ETB 162.670353
EUR 0.89267
FJD 2.237204
FKP 0.74735
GBP 0.747608
GEL 2.590391
GGP 0.74735
GHS 11.595977
GIP 0.74735
GMD 74.000355
GNF 8850.814466
GTQ 7.64486
GYD 209.461874
HKD 7.84235
HNL 26.849912
HRK 6.728204
HTG 131.07388
HUF 327.370388
IDR 18093.85
ILS 3.10555
IMP 0.74735
INR 94.92835
IQD 1516.108429
IRR 1832375.000352
ISK 121.780386
JEP 0.74735
JMD 158.719383
JOD 0.70904
JPY 156.860385
KES 129.830385
KGS 87.448604
KHR 4085.971557
KMF 439.503794
KPW 899.999961
KRW 1323.720383
KWD 0.31069
KYD 0.833452
KZT 454.080129
LAK 22505.002501
LBP 89558.797256
LKR 332.079753
LRD 170.513828
LSL 16.569461
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.404988
MAD 9.823308
MDL 18.051883
MGA 4522.797113
MKD 54.978355
MMK 2100.348965
MNT 3600.056668
MOP 8.079754
MRU 39.968913
MUR 47.160378
MVR 15.460378
MWK 1734.170657
MXN 18.668404
MYR 4.085304
MZN 63.903729
NAD 16.569461
NGN 1332.060377
NIO 36.803952
NOK 9.35739
NPR 151.832381
NZD 1.754386
OMR 0.383029
PAB 1.000054
PEN 3.434648
PGK 4.478945
PHP 63.618038
PKR 276.747271
PLN 3.92999
PYG 5784.116236
QAR 3.645557
RON 4.779804
RSD 105.321038
RUB 80.331771
RWF 1477.613807
SAR 3.754258
SBD 8.07458
SCR 13.984422
SDG 601.503676
SEK 9.931804
SGD 1.276804
SHP 0.7473
SLE 22.950371
SLL 20969.504398
SOS 571.530662
SRD 37.628038
STD 20697.981008
STN 21.885845
SVC 8.750765
SYP 13001.999685
SZL 16.568851
THB 33.740369
TJS 9.215947
TMT 3.51
TND 2.986391
TOP 2.40776
TRY 49.696304
TTD 6.795332
TWD 32.585804
TZS 2645.000335
UAH 45.276567
UGX 4405.754637
UYU 40.108624
UZS 11968.430785
VES 879.788904
VND 25842.5
VUV 118.928057
WST 2.764707
XAF 585.553409
XAG 0.018551
XAU 0.000250266221
XCD 2.70255
XCG 1.802403
XDR 0.707052
XOF 585.553409
XPF 106.534935
YER 236.103589
ZAR 16.57565
ZMK 9001.203584
ZMW 20.107375
ZWL 321.999592
SSP 5745.817056
MXV 2.106972
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Streaming musical: entre 1% et 3% des écoutes gonflées artificiellement
Streaming musical: entre 1% et 3% des écoutes gonflées artificiellement / Photo: © AFP/Archives

Streaming musical: entre 1% et 3% des écoutes gonflées artificiellement

C'est la première étude au monde du genre pour le streaming musical: entre 1% et 3% des écoutes en ligne sont fausses, selon les données de 2021 en France dévoilées lundi par le Centre national de la musique (CNM) qui chapeaute la filière.

Taille du texte:

C'est un fléau.

En "gonflant artificiellement le volume de consommation d'un ou plusieurs titres, on accroît la notoriété et la valeur économique d'un projet ou d'un artiste", dénonçait début décembre l'Union des producteurs phonographiques français indépendants.

D'après les indications des plateformes (Deezer, Qobuz, Spotify) et de distributeurs (Universal, Sony, Warner, Believe et Wagram), le CNM établit qu'en France, en 2021, entre 1 et 3 milliards de streams, "au moins", étaient faux, soit entre 1% et 3% du total des écoutes.

Il est "certain que la réalité des faux streams dépasse ce qui est détecté, sans qu'il soit pour autant possible de parvenir à un chiffrage précis, puisqu'ils n'entrent pas dans le champ de la détection", développe le président du CNM, Jean-Philippe Thiellay.

Les "chiffres qui circulent dans les médias, très supérieurs à 3%, ne reposent sur aucune donnée établie et démontrée, ce qui ne nous permet pas pour autant de les contredire", ajoute le responsable.

Certains professionnels "ont indiqué être directement démarchés par des prestataires présentant leurs offres d'augmentation artificielle de streams et Deezer constate une hausse de la fraude détectée en 2022", expose-t-il encore.

- Tarifs -

France Inter s'est procuré un mail avec des tarifs d'une société qui promet ainsi des streams "100% français", qui ne "sont pas des bots (des auditeurs virtuels, ndlr) mais des personnes réelles qui écoutent vos titres".

Selon cette radio, les prix vont de 129 euros le pack de 10.000 à 20.000 streams à 6.499 euros pour plus d'un million de streams.

Le CNM, pour son étude, a collaboré avec la plupart des acteurs de la filière. Mais l'instance déplore "que des acteurs comme Amazon Music, Apple Music et YouTube n'aient pu ou souhaité partager leurs données suivant le périmètre d'observation défini, malgré toutes les garanties de confidentialité".

L'instance définit la manipulation frauduleuse des écoutes en ligne comme "l'augmentation artificielle du nombre d'écoutes ou de vues, par des robots ou personnes physiques, dans le but de générer un revenu, d'améliorer la performance d'un titre dans les palmarès et/ou d'orienter un système de recommandation (playlists, recherche)".

"Fermes à streams (ordinateurs en réseau, ndlr), piratages de comptes, l'imagination des pirates est riche et évolutive", regrette encore le CNM.

- Rendez-vous en 2024 -

Tous les domaines sont concernés: hip-hop, pop/rock, classique, chanson française ou musiques d'ambiance. Dans le détail, sur Spotify et Deezer, "la très grande part des streams détectés provient du hip-hop/rap: c'est assez logique puisqu'il s'agit des genres les plus écoutés (plus de 50% du top 10.000 sur Spotify et 40% sur Deezer)", relève encore le CNM.

Pour autant, "rapportés au nombre total d'écoutes de titres hip-hop/rap, ces streams frauduleux ne représentent qu'un très faible pourcentage, 0,4% sur Spotify et 0,7% sur Deezer".

En comparaison, la part des streams détectés "comme frauduleux sur l'ensemble des écoutes d'un genre donné est nettement plus élevée sur les musiques d'ambiance (4,8% sur Deezer)".

Dans le système actuel de répartition des revenus du streaming musical - globalement un pot commun divisé en faveur du plus écouté -, celui "qui gonfle ses chiffres d'écoutes retire une part de rémunération à tous ceux qui ne trichent pas", analyse le CNM.

Disant prendre "la manipulation du streaming très au sérieux" et faire des "efforts" pour combattre ce phénomène, un porte-parole de Spotify France a pour sa part assuré à l'AFP que ces flux artificiels "n'ont pas eu d'impact sur la rémunération des artistes".

Lutter contre cette fraude, c'est se heurter à un écueil: "dans la plupart des cas, le commanditaire à l'origine de la demande de manipulation des streams sera rarement identifié et identifiable", concède le Centre national de la musique.

L'instance propose l'élaboration d'une "charte interprofessionnelle de prévention et de lutte contre la manipulation des écoutes en ligne". Le CNM réalisera aussi une nouvelle étude en 2024.

J.P.Cortez--TFWP