The Fort Worth Press - La Banque mondiale pessimiste pour la croissance mondiale en 2023

USD -
AED 3.672504
AFN 64.519621
ALL 80.779721
AMD 360.802
ANG 1.789785
AOA 916.999858
ARS 1527.447505
AUD 1.425598
AWG 1.8025
AZN 1.690302
BAM 1.74323
BBD 2.01312
BDT 123.616236
BGN 1.747831
BHD 0.377167
BIF 2998.021285
BMD 1
BND 1.276806
BOB 11.749291
BRL 5.052296
BSD 0.999519
BTN 94.708742
BWP 13.730681
BYN 2.955595
BYR 19600
BZD 2.010179
CAD 1.400655
CDF 2316.000261
CHF 0.821095
CLF 0.025048
CLP 985.809824
CNY 6.67805
CNH 6.672325
COP 3188.49
CRC 456.129406
CUC 1
CUP 23.987914
CVE 98.274087
CZK 21.653012
DJF 177.986345
DKK 6.665325
DOP 61.334165
DZD 134.788985
EGP 55.2951
ERN 15
ETB 163.715083
EUR 0.891702
FJD 2.237201
FKP 0.74735
GBP 0.746545
GEL 2.590023
GGP 0.74735
GHS 11.584398
GIP 0.74735
GMD 74.000624
GNF 8846.284115
GTQ 7.638521
GYD 209.075352
HKD 7.841635
HNL 26.831203
HRK 6.719199
HTG 130.960074
HUF 326.5645
IDR 18057.35
ILS 3.113399
IMP 0.74735
INR 94.8107
IQD 1515.232544
IRR 1832375.000205
ISK 121.460267
JEP 0.74735
JMD 158.6805
JOD 0.708968
JPY 156.897976
KES 129.85986
KGS 87.449098
KHR 4066.044252
KMF 439.504688
KPW 899.999961
KRW 1324.740232
KWD 0.31038
KYD 0.832932
KZT 447.742304
LAK 22497.63802
LBP 89505.945059
LKR 331.782448
LRD 170.418336
LSL 16.484928
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.403194
MAD 9.810507
MDL 17.951049
MGA 4532.327932
MKD 54.922959
MMK 2100.348965
MNT 3600.056668
MOP 8.072357
MRU 39.940639
MUR 47.009898
MVR 15.460163
MWK 1733.158636
MXN 18.726902
MYR 4.083902
MZN 63.897352
NAD 16.484928
NGN 1330.949933
NIO 36.784498
NOK 9.32547
NPR 151.519986
NZD 1.75606
OMR 0.384443
PAB 0.999519
PEN 3.433784
PGK 4.476175
PHP 63.412989
PKR 276.638679
PLN 3.9038
PYG 5731.144268
QAR 3.653477
RON 4.768403
RSD 104.793024
RUB 81.89821
RWF 1477.262599
SAR 3.754204
SBD 8.07458
SCR 14.043992
SDG 601.500097
SEK 9.911495
SGD 1.27734
SHP 0.7473
SLE 22.950301
SLL 20969.504398
SOS 571.242669
SRD 37.649498
STD 20697.981008
STN 21.837175
SVC 8.745566
SYP 13001.999685
SZL 16.483056
THB 33.720965
TJS 9.190427
TMT 3.51
TND 2.978845
TOP 2.40776
TRY 49.732102
TTD 6.782894
TWD 32.604971
TZS 2645.000289
UAH 45.040287
UGX 4282.760219
UYU 40.073087
UZS 11901.705974
VES 879.788899
VND 25841
VUV 118.928057
WST 2.764707
XAF 584.917937
XAG 0.018535
XAU 0.000249024447
XCD 2.70255
XCG 1.801344
XDR 0.707052
XOF 584.917937
XPF 106.29802
YER 236.095602
ZAR 16.51085
ZMK 9001.201353
ZMW 20.065244
ZWL 321.999592
SSP 5745.817056
MXV 2.1137
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

La Banque mondiale pessimiste pour la croissance mondiale en 2023
La Banque mondiale pessimiste pour la croissance mondiale en 2023 / Photo: © AFP

La Banque mondiale pessimiste pour la croissance mondiale en 2023

La Banque mondiale (BM) a révisé fortement mardi ses prévisions de croissance mondiale pour 2023, qu'elle anticipe désormais à 1,7% contre 3% en juin dernier, du fait de l'inflation persistante, de la hausse des taux et des effets de la guerre en Ukraine.

Taille du texte:

L'institution internationale a, dans son rapport sur les perspectives économiques mondiales, révisé ses prévisions pour la quasi totalité des pays développés et près de 70% des pays émergents ou en développement, avec notamment une croissance faible aux Etats-Unis et nulle en Europe.

"Je suis très inquiet face au risque de persistance du ralentissement. Selon nos estimations, la croissance mondiale entre 2020 et 2024 sera inférieure à 2%. Il s'agit de la plus faible croissance sur cinq ans depuis 1960", a déclaré le président de la BM, David Malpass, lors d'une conférence de presse téléphonique.

Elle ne s'attend qu'à une reprise mondiale modérée en 2024 (+2,7%).

Et la tendance pourrait encore empirer, avec un risque réel de récession, en cas de nouveau choc sur l'économie, qu'il soit causé par une reprise de l'inflation, une nouvelle vague de Covid ou les tensions géopolitiques.

En cas de hausse des taux d'un point de pourcentage par les banques centrales au niveau mondial, "la croissance mondiale serait 0,6% moins élevée, ce qui signifie un recul de 0,3% du PIB par habitant", et donc "une récession technique mondiale", a détaillé pour l'AFP Ayhan Kose, directeur du groupe de recherche de la BM.

Dans un tel cas de figure, la décennie 2020 serait la première depuis la Seconde guerre mondiale à être confrontée à deux récessions, a précisé la Banque Mondiale.

C'est dans les pays développés que le ralentissement sera le plus sensible. L'institution ne prévoit plus que 0,5% de croissance aux Etats-Unis (contre 1,9% en juin dernier) et une croissance nulle dans la zone euro (contre 1,9% également).

Mais les pays émergents ne sont pas non plus épargnés, la croissance chinoise était désormais attendue à 4,3% (0,9 point de pourcentage de moins) et à 2,7% dans les autres pays émergents et développés.

- Pauvreté et lutte contre le réchauffement climatique affectés -

La Banque mondiale s'inquiète des conséquences de ce ralentissement, tant du point de vue social qu'en termes de lutte contre le réchauffement climatique.

En Afrique sub-saharienne, qui regroupe 60% des personnes considérées comme étant en état d'extrême pauvreté, la croissance attendue devrait être insuffisante pour permettre de lutter contre la pauvreté.

"Nous nous attendons à une croissance de 1% du PIB par habitant, c'est très en dessous de ce qui est nécessaire pour éliminer l'extrême pauvreté", a souligné Ayhan Kose, "il sera quasiment impossible de réduire la pauvreté ou même les inégalités à des niveaux que nous souhaiterions".

D'autant que la majorité des pays concernés font face à une situation difficile concernant leur dette publique, tant la Banque mondiale que le Fonds monétaire international (FMI) alertant à de multiples reprises sur le risque de voir une soixantaine d'Etats basculer dans une crise de la dette publique.

Le président de l'institution a rappelé que "nous avons défendu régulièrement une restructuration rapide et efficace des dettes mais les négociations restent au point mort".

"Les risques de crise de la dette et d'instabilité politique pourraient entraîner des millions de personnes dans la pauvreté et entraver la capacité des pays à répondre aux besoins basiques et aux conséquences du réchauffement climatique", s'est inquiété M. Malpass.

La lutte contre le réchauffement climatique est déjà victime du ralentissement, alors que les investissements mondiaux sont attendus en baisse pour 2023.

"Les investissements ont été faibles sur la décennie écoulée, plus encore sur les trois dernières années et ils devraient être encore plus faibles sur les deux prochaines années", selon Ayhan Kose.

La Banque mondiale estime qu'une catastrophe naturelle d'origine climatique touchant l'un des 37 plus petits pays dans le monde, ayant une population de moins de 1,5 million d'habitants, pourrait entraîner une baisse de 5% du PIB de ces pays.

Des pays "déjà affaiblis par la pandémie" et qui "n'ont pas les capacités pour faire face aux conséquences économiques d'un événement climatique", selon M. Kose.

S.Jones--TFWP