The Fort Worth Press - Mort de l'écrivain philanthrope Dominique Lapierre

USD -
AED 3.673008
AFN 64.503214
ALL 80.819685
AMD 361.405228
ANG 1.789785
AOA 917.000132
ARS 1525.743205
AUD 1.42204
AWG 1.80125
AZN 1.694926
BAM 1.741787
BBD 2.015015
BDT 123.745402
BGN 1.747831
BHD 0.377604
BIF 3000.997453
BMD 1
BND 1.278059
BOB 11.730759
BRL 5.0336
BSD 1.000472
BTN 94.559477
BWP 13.70595
BYN 2.971479
BYR 19600
BZD 2.012094
CAD 1.40468
CDF 2315.999614
CHF 0.823985
CLF 0.02484
CLP 977.639757
CNY 6.67805
CNH 6.673855
COP 3194.48
CRC 455.529135
CUC 1
CUP 24.010794
CVE 98.199695
CZK 21.58565
DJF 177.720049
DKK 6.651515
DOP 61.440772
DZD 134.600855
EGP 54.383604
ERN 15
ETB 163.87083
EUR 0.88984
FJD 2.253797
FKP 0.747587
GBP 0.74635
GEL 2.589651
GGP 0.747587
GHS 11.660299
GIP 0.747587
GMD 73.49688
GNF 8854.987666
GTQ 7.645587
GYD 209.311853
HKD 7.846885
HNL 26.857072
HRK 6.703799
HTG 131.084908
HUF 325.065498
IDR 18027.05
ILS 3.088402
IMP 0.747587
INR 94.43255
IQD 1516.6493
IRR 1832374.999738
ISK 121.269746
JEP 0.747587
JMD 158.780625
JOD 0.709015
JPY 158.134988
KES 129.859579
KGS 87.449845
KHR 4068.146802
KMF 439.503571
KPW 899.999961
KRW 1325.979763
KWD 0.31018
KYD 0.833753
KZT 446.890557
LAK 22518.390538
LBP 89591.044298
LKR 332.14739
LRD 170.580744
LSL 16.412051
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.419294
MAD 9.819615
MDL 17.998442
MGA 4521.489767
MKD 54.903951
MMK 2099.21541
MNT 3597.533576
MOP 8.085932
MRU 40.128421
MUR 47.319959
MVR 15.459751
MWK 1734.751129
MXN 18.645615
MYR 4.081198
MZN 63.902977
NAD 16.412051
NGN 1331.830194
NIO 36.816372
NOK 9.371645
NPR 151.295341
NZD 1.75332
OMR 0.384501
PAB 1.000481
PEN 3.438421
PGK 4.479652
PHP 63.399499
PKR 276.89823
PLN 3.87625
PYG 5756.677086
QAR 3.647261
RON 4.753003
RSD 104.53802
RUB 82.104013
RWF 1478.615162
SAR 3.748965
SBD 8.07458
SCR 13.97401
SDG 601.492558
SEK 9.878845
SGD 1.27707
SHP 0.7473
SLE 23.919966
SLL 20969.504398
SOS 571.749178
SRD 37.735499
STD 20697.981008
STN 21.819089
SVC 8.754392
SYP 13001.999685
SZL 16.418788
THB 33.570497
TJS 9.214157
TMT 3.51
TND 2.986543
TOP 2.40776
TRY 49.598465
TTD 6.792416
TWD 32.411301
TZS 2644.999678
UAH 45.047334
UGX 4207.076509
UYU 40.164934
UZS 11975.562621
VES 879.788897
VND 25856.5
VUV 119.136032
WST 2.774679
XAF 583.696876
XAG 0.017313
XAU 0.000241628771
XCD 2.70255
XCG 1.803058
XDR 0.707052
XOF 583.696876
XPF 106.20998
YER 236.101147
ZAR 16.360597
ZMK 9001.202969
ZMW 20.069287
ZWL 321.999592
SSP 5787.554334
MXV 2.10465
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Mort de l'écrivain philanthrope Dominique Lapierre
Mort de l'écrivain philanthrope Dominique Lapierre / Photo: © AFP/Archives

Mort de l'écrivain philanthrope Dominique Lapierre

Décédé dimanche, Dominique Lapierre, qui a fait de l'Inde sa seconde patrie, était autant philanthrope qu'écrivain à succès ayant vendu, avec son "frère de plume" américain Larry Collins, quelque 50 millions d'exemplaires de leurs six romans, dont "Paris brûle-t-il ?".

Taille du texte:

"Ce n'est pas suffisant d'être un auteur de best-sellers, il faut se battre contre ces injustices que vous dénoncez dans vos livres", disait cet ancien journaliste, baroudeur énergique aimant la belle vie.

Sa veuve a annoncé au quotidien régional Var-Matin "sa mort de vieillesse" à l'âge de 91 ans.

C'est ainsi qu'après avoir écrit, seul, "La cité de la joie" (1985), sur un bidonville de Calcutta, il donna une bonne part de ses droits d'auteurs aux miséreux qui l'avaient inspiré. La somme fut rondelette : le roman s'est au total vendu à 12 millions d'exemplaires et fit l'objet d'un film, réalisé par Roland Joffé, en 1992.

En 2005, il assurait que, grâce à ses droits d'auteur, des dons de lecteurs et les gains de conférences prononcées dans le monde entier, son action humanitaire "avait permis de guérir en 24 ans 1 million de tuberculeux, soigner 9.000 enfants lépreux, construire 540 puits d'eau potable et armer quatre bateaux hôpitaux sur le delta du Gange".

Dans l'état indien du Bengale-occidental, il était "érigé au rang d'idole", comme le montrait un saisissant reportage de Paris-Match en 2012 alors qu'il recherchait de nouveaux financements à ses centres humanitaires pour pallier la baisse de dons, à cause de la crise financière européenne et américaine.

Quand il ne voyageait pas, il occupait une demeure de Ramatuelle (Var), séparée de celle de Collins, décédé en 2005, par un court de tennis, acquise avec les droits d'auteur de "Paris brûle-t-il?", (1964, 20 millions de lecteurs, 30 éditions internationales).

René Clément a fait un film de ce récit de la Libération de Paris, le 25 août 1944, avec une pléiade de stars. Les Américains Francis Ford Coppola et Gore Vidal avaient cosigné le scénario.

Dominique Lapierre était né le 30 juillet 1931 à Châtelaillon, dans l'ouest de la France, d'un père diplomate et d'une mère journaliste. Lycéen à Condorcet, à Paris, il devint au début des années 50 journaliste à Paris-Match, parcourant les points chauds de la planète.

- Visite chez Mère Teresa -

Après "Paris brûle-t-il?", il poursuit sa fructueuse collaboration avec Collins : "Où tu porteras mon deuil" (1968, sur le torero El Cordobes), "Ô Jérusalem" (1972), "Cette nuit la liberté" (1975, sur l'indépendance de l'Inde), "Le cinquième cavalier" (1980, fiction autour d'une bombe atomique) et le thriller "New York brûle-t-il?" (2004).

Les deux hommes se complétaient admirablement. Lapierre enquêtait sur les services secrets français et Collins sur la CIA. Puis le premier écrivait en français et le second en anglais et chacun traduisait l'autre.

Le livre achevé, Lapierre, l'extraverti, qui n'hésitait pas à introduire du lyrisme dans ses pages, partait faire la promotion dans le monde francophone et hispanophone. Plus discret, collant davantage aux faits bruts, Collins (décédé en 2005) allait en vanter les mérites chez les anglo-saxons.

Lapierre a aussi co-écrit, avec l'Espagnol Javier Moro, "Il était minuit cinq à Bhopal" (2001) et, avec Jean-Pierre Pedrazzini, "Il était une fois l'URSS" (2005).

Au début des années 80, après la parution de "Cette nuit la liberté", il débarque avec son épouse chez Mère Teresa, à Calcutta. Il commence par lui donner 50.000 dollars en disant : "c'est une goutte d'eau dans l'océan des besoins". La religieuse (décédée en 1997 et déclarée Sainte par le pape François en 2016) lui répond : "sans elles, l'océan ne serait pas l'océan".

Il donne par la suite plusieurs millions de dollars à des programmes de lutte contre la lèpre, le choléra ou la tuberculose, pour la construction de logements ou la distribution de microcrédits.

Parmi d'autres initiatives, Dominique Lapierre, qui parlait couramment le bengali, avait ouvert plusieurs écoles dans la région. Une partie de leur financement provenait de la vente aux enchères (2006, 825.000 dollars) d'une robe portée par l'actrice Audrey Hepburn, dans le film "Diamants sur canapé" (1961). Il l'avait reçue en cadeau du couturier Hubert de Givenchy.

Il était sous tutelle depuis 2014 en raison de sa santé. Son héritage faisait l'objet d'âpres discussions.

Le 5 décembre 2022, sa femme Dominique Conchon-Lapierre annonce le décès de l'écrivain au quotidien français Var-Matin. Elle confie dans cet entretien être "en paix et sereine depuis que Dominique ne souffre plus".

P.Navarro--TFWP