The Fort Worth Press - L'art s'invite à la COP27

USD -
AED 3.672504
AFN 63.000368
ALL 82.776172
AMD 376.396497
ANG 1.790083
AOA 917.000367
ARS 1391.503978
AUD 1.422273
AWG 1.8025
AZN 1.70397
BAM 1.687271
BBD 2.010611
BDT 122.494932
BGN 1.709309
BHD 0.377087
BIF 2954.923867
BMD 1
BND 1.276711
BOB 6.898158
BRL 5.313404
BSD 0.998318
BTN 93.32787
BWP 13.612561
BYN 3.028771
BYR 19600
BZD 2.007764
CAD 1.37265
CDF 2275.000362
CHF 0.78844
CLF 0.023504
CLP 928.050396
CNY 6.886404
CNH 6.906095
COP 3669.412932
CRC 466.289954
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.125739
CZK 21.149204
DJF 177.768192
DKK 6.457504
DOP 59.25894
DZD 132.24804
EGP 51.758616
ERN 15
ETB 157.330889
EUR 0.862704
FJD 2.21445
FKP 0.749593
GBP 0.749681
GEL 2.71504
GGP 0.749593
GHS 10.882112
GIP 0.749593
GMD 73.503851
GNF 8750.377432
GTQ 7.646983
GYD 208.85994
HKD 7.83525
HNL 26.423673
HRK 6.511304
HTG 130.966657
HUF 339.680388
IDR 16956.2
ILS 3.109125
IMP 0.749593
INR 94.01055
IQD 1307.768624
IRR 1315625.000352
ISK 124.270386
JEP 0.749593
JMD 156.839063
JOD 0.70904
JPY 159.240385
KES 129.327524
KGS 87.447904
KHR 3989.129966
KMF 427.00035
KPW 900.029607
KRW 1505.310383
KWD 0.30657
KYD 0.831903
KZT 479.946513
LAK 21437.260061
LBP 89404.995039
LKR 311.417849
LRD 182.685589
LSL 16.84053
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.39089
MAD 9.328473
MDL 17.385153
MGA 4162.53289
MKD 53.176897
MMK 2098.81595
MNT 3568.179446
MOP 8.05806
MRU 39.961178
MUR 46.510378
MVR 15.460378
MWK 1731.096062
MXN 17.898204
MYR 3.939039
MZN 63.903729
NAD 16.84053
NGN 1356.250377
NIO 36.733814
NOK 9.569995
NPR 149.324936
NZD 1.712622
OMR 0.384504
PAB 0.998318
PEN 3.451408
PGK 4.309192
PHP 60.150375
PKR 278.721304
PLN 3.69475
PYG 6520.295044
QAR 3.65052
RON 4.401504
RSD 101.324246
RUB 82.822413
RWF 1452.529871
SAR 3.754657
SBD 8.05166
SCR 13.69771
SDG 601.000339
SEK 9.344038
SGD 1.282504
SHP 0.750259
SLE 24.575038
SLL 20969.510825
SOS 570.504249
SRD 37.487504
STD 20697.981008
STN 21.136177
SVC 8.734849
SYP 110.711277
SZL 16.845965
THB 32.908038
TJS 9.588492
TMT 3.51
TND 2.948367
TOP 2.40776
TRY 44.252504
TTD 6.773066
TWD 32.036704
TZS 2595.522581
UAH 43.73308
UGX 3773.454687
UYU 40.227753
UZS 12170.987361
VES 454.69063
VND 26312
VUV 118.849952
WST 2.727811
XAF 565.894837
XAG 0.01471
XAU 0.000222
XCD 2.70255
XCG 1.799163
XDR 0.703792
XOF 565.894837
XPF 102.885735
YER 238.603589
ZAR 17.12748
ZMK 9001.203584
ZMW 19.491869
ZWL 321.999592
  • AEX

    -16.0300

    961.62

    -1.64%

  • BEL20

    -88.0900

    4916.79

    -1.76%

  • PX1

    -142.1000

    7665.62

    -1.82%

  • ISEQ

    -203.0200

    11881.24

    -1.68%

  • OSEBX

    -31.9800

    1966.5

    -1.6%

  • PSI20

    -190.5700

    8756.26

    -2.13%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -27.8400

    3634.93

    -0.76%

  • N150

    -58.3500

    3755.58

    -1.53%

L'art s'invite à la COP27
L'art s'invite à la COP27 / Photo: © AFP

L'art s'invite à la COP27

"Servez-vous de nous!": à la COP27, l'art et l'écologie se rejoignent, comme ailleurs dans le monde où se multiplient actions de militants dans des grands musées ou performances d'artistes pour sensibiliser à l'urgence climatique.

Taille du texte:

Sur le modèle des opérations coup de poing menées récemment avec purée, colle ou sauce tomate sur des toiles de maîtres par des militants pour alerter l'opinion, l'artiste égyptienne Bahia Shehab a voulu plonger les participants à la COP27 en Egypte dans "l'enfer" du réchauffement climatique.

Pour son installation "Paradis et enfer dans l'anthropocène", elle souhaitait pirater les commandes du chauffage de l'énorme complexe des négociations géré par l'ONU à Charm el-Cheikh pour faire augmenter la température lors des réunions des responsables.

Car, raconte-t-elle à l'AFP, une étude a récemment démontré que "les gens qui se trouvent dans un endroit plus chaud sont plus susceptibles de croire au changement climatique".

Mais en raison de strictes mesures sécuritaires, cette Cairote s'est rabattue sur un autre concept, "le paradis et l'enfer": une salle surchauffée à 45°C, symbolisant la damnation, et une autre climatisée, représentant l'éden.

"Les artistes peuvent enrichir la discussion, ils sont des ponts", plaide-t-elle.

- "Caisse de résonance" -

Les artistes peuvent aider l'humanité à s'adapter au changement climatique, abonde Marguerite Courtel, experte sur la transition environnementale du secteur culturel.

"Les artistes ont un message à porter sur la transition, sur la question des imaginaires et des récits qui vont l'accompagner", dit-elle à l'AFP.

Déjà, Mme Shehab semble avoir fait au moins une convertie. "Une jeune fille est sortie de 'l'enfer' en disant: 'Je ne jetterai plus jamais de déchets par terre'", rapporte-t-elle.

"Pour moi, l'esthétique compte moins que les questions posées" par une oeuvre, poursuit-elle.

Mardi à Vienne, dans une nouvelle action choc, des militants écologistes ont aspergé le célèbre tableau "Mort et vie" de l'Autrichien Gustav Klimt d'un liquide noir.

Ces dernières semaines d'autres militants ont collé leurs mains sur une peinture de Goya à Madrid ou sur la célèbre sérigraphie "Campbell's Soup" d'Andy Warhol exposée en Australie, projeté de la soupe à la tomate sur les "Tournesols" de Van Gogh à Londres et étalé de la purée de pommes de terre sur un chef-d'oeuvre de Claude Monet à Potsdam, près de Berlin.

Si les peintures sont restées indemnes, l'incident des "Tournesols" a entraîné des dégâts légers sur le cadre de la toile.

"C'est intéressant car cela montre que le musée est une caisse de résonance pour les enjeux contemporains", analyse Mme Courtel.

"Ceux qui s'insurgent contre ces actions devraient s'insurger contre de grands groupes comme Total qui continuent à polluer", dit-elle.

- Oeuvres "éco-responsables" -

Si les militants du climat se sont invités dans les musées, l'art, lui, s'invite à la COP27.

L'Indienne Shilo Shiv Suleman a recouvert un mur entier du complexe à Charm el-Cheikh de couleurs pour adresser un message "aux dirigeants du monde qui considèrent la planète comme un produit".

Avec le Fearless Collective, elle a peint une large fresque représentant la jungle et des animaux pour "rappeler qu'il faut revenir à la source: les montagnes, les étoiles et les rivières et un mode de vie en harmonie avec la nature".

L'Egyptienne Rehab El Sadek, elle, a installé à la COP27 en plein désert du Sinaï une tente, à l'image de celles des bédouins de Charm el-Cheikh.

Couverte de messages écologiques en anglais, en espagnol et en arabe collectés auprès de populations autochtones, cette "construction universelle établit un lien entre la population locale et les visiteurs du monde entier", explique-t-elle à l'AFP.

Car, renchérit Mme Courtel, l'art ne doit pas qu'alerter. Il doit lui aussi se mettre aux circuits courts et autres techniques pour ne pas accélérer le dérèglement climatique.

Déjà, des musées ont pris leurs distances avec les entreprises d'hydrocarbures, autrefois grands mécènes.

Mais "une des questions qui se posent c'est l'éco-responsabilité des oeuvres, est ce qu'elles sont éco-produites?", ajoute Mme Courtel, citant un exemple tristement célèbre.

En 2015, à la COP21, l'artiste Olafur Eliasson avait formé une énorme "horloge" symbolisant l'urgence de la lutte contre le réchauffement.

Le problème? Son bilan carbone peu reluisant car chaque heure était représentée par douze énormes blocs de glace transportés du Groenland à Paris en container réfrigérés par bateau puis camion.

W.Lane--TFWP