The Fort Worth Press - Berlinale : "Un año, una noche", le Bataclan du côté des victimes

USD -
AED 3.672502
AFN 62.497745
ALL 82.268889
AMD 368.439716
ANG 1.79046
AOA 917.999962
ARS 1433.246301
AUD 1.42992
AWG 1.8025
AZN 1.694963
BAM 1.693693
BBD 2.014921
BDT 122.796611
BGN 1.66992
BHD 0.377311
BIF 2990.171033
BMD 1
BND 1.288152
BOB 6.913185
BRL 5.193702
BSD 1.000403
BTN 95.308075
BWP 13.585625
BYN 2.753744
BYR 19600
BZD 2.012029
CAD 1.394485
CDF 2276.000212
CHF 0.799745
CLF 0.023266
CLP 915.680298
CNY 6.77275
CNH 6.78141
COP 3560.42
CRC 458.79862
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.489441
CZK 20.964398
DJF 177.720124
DKK 6.478345
DOP 58.367359
DZD 133.65299
EGP 51.823297
ERN 15
ETB 161.28556
EUR 0.86674
FJD 2.22425
FKP 0.74691
GBP 0.748275
GEL 2.649803
GGP 0.74691
GHS 11.654471
GIP 0.74691
GMD 73.000014
GNF 8763.91553
GTQ 7.62586
GYD 209.300714
HKD 7.83554
HNL 26.74553
HRK 6.531501
HTG 130.850267
HUF 309.2865
IDR 17918.3
ILS 2.96846
IMP 0.74691
INR 95.64485
IQD 1310.581032
IRR 1375174.999961
ISK 124.280317
JEP 0.74691
JMD 157.972903
JOD 0.709001
JPY 160.501923
KES 129.410092
KGS 87.4491
KHR 4025.979649
KMF 427.000121
KPW 899.855249
KRW 1525.685015
KWD 0.30937
KYD 0.833687
KZT 488.019052
LAK 22029.010608
LBP 89585.884391
LKR 333.14137
LRD 182.074042
LSL 16.574885
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.386553
MAD 9.263956
MDL 17.411561
MGA 4196.561175
MKD 53.442759
MMK 2098.917128
MNT 3576.283338
MOP 8.074908
MRU 40.001386
MUR 47.870062
MVR 15.459708
MWK 1734.747781
MXN 17.418599
MYR 4.073013
MZN 63.900893
NAD 16.574885
NGN 1360.840135
NIO 36.813004
NOK 9.465515
NPR 152.492747
NZD 1.725885
OMR 0.384489
PAB 1.00039
PEN 3.401414
PGK 4.446831
PHP 61.436501
PKR 278.390107
PLN 3.685898
PYG 6178.85334
QAR 3.647566
RON 4.537599
RSD 101.724977
RUB 72.254385
RWF 1467.590388
SAR 3.754433
SBD 8.045573
SCR 13.24125
SDG 600.503789
SEK 9.51779
SGD 1.2879
SHP 0.746601
SLE 24.650033
SLL 20969.502105
SOS 571.725482
SRD 37.361013
STD 20697.981008
STN 21.216989
SVC 8.753524
SYP 110.532098
SZL 16.570686
THB 32.983006
TJS 9.358614
TMT 3.51
TND 2.936345
TOP 2.40776
TRY 46.155298
TTD 6.790185
TWD 31.663698
TZS 2620.002953
UAH 45.079173
UGX 3766.232079
UYU 40.528077
UZS 12059.909849
VES 566.973195
VND 26320
VUV 119.492286
WST 2.744995
XAF 568.051093
XAG 0.016083
XAU 0.000247
XCD 2.70255
XCG 1.80298
XDR 0.706825
XOF 568.041255
XPF 103.277319
YER 238.649904
ZAR 16.587025
ZMK 9001.197601
ZMW 17.33189
ZWL 321.999592
  • AEX

    5.0300

    1051.92

    +0.48%

  • BEL20

    33.3900

    5598.59

    +0.6%

  • PX1

    -41.8400

    8161.83

    -0.51%

  • ISEQ

    -7.8500

    13081.95

    -0.06%

  • OSEBX

    -8.1600

    1981.96

    -0.41%

  • PSI20

    -5.3400

    8897.21

    -0.06%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    8.3600

    4188.71

    +0.2%

  • N150

    10.8700

    4191.45

    +0.26%

Berlinale : "Un año, una noche", le Bataclan du côté des victimes
Berlinale : "Un año, una noche", le Bataclan du côté des victimes

Berlinale : "Un año, una noche", le Bataclan du côté des victimes

Pour la première fois, le cinéma regarde en face la nuit du 13 novembre 2015 : "Un año, una noche", bouleversant portrait de survivants de l'attaque du Bataclan, a été présenté lundi en compétition à Berlin.

Taille du texte:

Plus de six ans après les attaques de Paris et du Stade de France, qui ont fait 130 morts, dont 90 au Bataclan, et des centaines de blessés, ce film s'inspire du témoignage d'un Espagnol, Ramón Gonzalez, qui assistait avec sa compagne au concert des Eagles of Death Metal, la nuit des attentats, et qui a été publié en Espagne.

Le film, en lice pour l'Ours d'Or, s'ouvre juste après le drame : Ramón (l'acteur argentin Nahuel Perez Biscayart, révélé en jeune militant séropositif dans "120 battements par minute") et Cécile (Noémie Merlant, l'acolyte d'Adèle Haenel dans "Portrait de la jeune fille en feu"), errent hagards dans les rues de Paris, couverture de survie sur les épaules.

Physiquement, ils sont indemnes. Mais traumatisés par les scènes qu'ils ont vécues, les premiers tirs des assaillants dans la fosse de la salle de concert, la course au milieu des corps de victimes pour trouver une cachette, l'angoisse de l'attente, cachés dans une pièce...

Des fictions "post-attentats" ont été tournées, dont la série à succès "En Thérapie", et Cédric Jimenez prépare un film sur la traque des terroristes du 13-Novembre, avec Jean Dujardin, pour l'automne.

Mais jusqu'ici, le cinéma français est plus frileux que l'industrie américaine, par exemple, à montrer les scènes d'attentat elles-mêmes.

Le réalisateur du film, l'Espagnol Isaki Lacuesta, a d'abord hésité à les tourner. "Au départ, on s'est demandé si c'était possible de ne rien montrer de l'attentat", a-t-il expliqué à la presse à Berlin.

Mais il aurait alors eu l'impression de "trahir" les victimes de l'attaque et de céder "à une lâcheté de cinéma d'auteur".

Pour éviter tout voyeurisme, le film ne montre jamais ni les assaillants, ni les impacts de balle : "les terroristes sont dans les yeux des victimes, sur lesquelles on s'est centrés", a-t-il précisé.

Ces scènes sont insérées tout au long du film, sous forme de flashs de mémoire qui reviennent aux personnages, hantés par leurs souvenirs.

Filmer l'après

Surtout, "Un año, una noche" s'attache bien davantage à "l'après", ces heures, ces jours et ces semaines dans lesquelles les victimes sont seules avec leur traumatisme et leur couple mis à rude épreuve.

"On a voulu raconter la partie qu'on n'a pas vu (dans les médias), ce qu'il s'est passé l'année suivante, comment vivre, reconstruire sa vie, ne pas renoncer au rock, à l'amour, au sexe, à danser et aux expériences collectives", a précisé le producteur du film, Ramón Campos.

Ingénieur informatique et fan de rock, Ramón multiplie les crises d'angoisse et va remettre en cause tous ses choix de vie, tandis que sa compagne Cécile, éducatrice spécialisée auprès d'adolescents en difficultés, choisit de ne révéler à personne qu'elle fait partie des survivants de l'attentat.

La trajectoire de Ramón est "celle de quelqu'un qui naît en sortant de la tourmente, se rencontre lui-même" après l'attentat, a expliqué Nahuel Perez Biscayart, 35 ans, qui s'est nourri de nombreux échanges avec les vrais protagonistes, présents avant le film, lors du tournage, jusqu'à sa présentation à la Berlinale, tout comme Noémie Merlant.

Son personnage à elle "est dans le déni. Elle continue à vivre en aidant les autres. Petit à petit, ça la submerge".

La date de sortie du film en France n'a pas encore été dévoilée. Le public français est-il prêt à voir un film de fiction sur ces évènements ? "Ca dépendra de chacun", répond Noémie Merlant, 33 ans.

"C'est très important qu'il y ait des films qui existent, qui soient faits. C'est un devoir de mémoire. C'est important de partager, de raconter. Ensuite, on les regarde quand on est prêts", a-t-elle ajouté.

S.Jones--TFWP